Un institut saoudien forme la nouvelle génération à la préservation des anciennes traditions

Le 21 octobre marquera la première année réussie du programme d’apprentissage que propose également l’Institut royal des arts traditionnels. (Institut royal des arts traditionnels)
Le 21 octobre marquera la première année réussie du programme d’apprentissage que propose également l’Institut royal des arts traditionnels. (Institut royal des arts traditionnels)
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Publié le Vendredi 21 octobre 2022

Un institut saoudien forme la nouvelle génération à la préservation des anciennes traditions

  • Les programmes visent à renforcer le talent et à mettre les formes d’art et l’artisanat traditionnels à la portée d’une nouvelle génération pour éviter qu’ils deviennent obsolètes
  • En protégeant l'artisanat des pionniers de la région, l'institut espère enrichir la scène artistique culturelle saoudienne et donner aux talents en devenir les moyens d'agir en leur offrant des plates-formes créatives et des environnements enrichissants

RIYAD: Un institut royal créé pour préserver le patrimoine et les œuvres d'art saoudien a vu plus de mille personnes diplômées de ses programmes éducatifs au cours de l'année qui a suivi sa création.

Trois programmes ont été établis par l’Institut royal des arts traditionnels depuis son ouverture en septembre de l’année dernière. Ils visent à renforcer le talent et à mettre les formes d’art et l’artisanat traditionnels à la portée d’une nouvelle génération pour éviter qu’ils deviennent obsolètes.

«Nous avons organisé treize cours, dans différentes matières, et nous avons jusqu’à présent plus de mille deux cents diplômés», déclare Suzan Alyahya, directrice générale de l’institut, à Arab News.

Le 21 octobre marquera également la première année réussie du programme d’apprentissage que propose l’Institut royal des arts traditionnels.

Le programme permet aux apprentis d’observer des artisans, de mettre en application leurs propres connaissances et d’assister à des ateliers et à des conférences explorant l’Histoire des objets qu’ils fabriquent.

«Ce programme est unique et le premier du genre en Arabie saoudite. Il met l’accent sur la transmission des connaissances des maîtres artisans aux nouvelles générations. Nous avons commencé avec deux activités: le tissage traditionnel, mieux connu sou le nom d’“Al-Sadu”, et les techniques de construction en terre», précise la directrice de l’institut.

L’institut propose trois programmes d’apprentissage: le premier comprend des cours de courte durée visant à consolider une identité nationale à travers divers intérêts, notamment la mode, l’architecture, les arts du métal, la fabrication de bijoux, les arts de la pierre et des palmiers, les arts appliqués, la reliure et la calligraphie. Le deuxième couvre la danse et le chant, tandis que le troisième met l’accent sur le renforcement des compétences par la restauration et la conservation d’objets culturels.

L’objectif de l’institut est d’ouvrir de nouvelles voies pour l’exploration de l’art et de permettre aux artistes jeunes et émergents d’approfondir l’héritage et l’artisanat de leurs ancêtres.

«Nous devons aider les étudiants à maintenir les connaissances et à continuer de travailler pour fonder leurs propres entreprises dans de multiples arts», déclare Mme Alyahya.

L’une des collaborations du programme se fait avec le Royal College of Arts de Londres, qui aide à la formation des étudiants doués.

«Ensuite, nous les mettons en relation et nous les soutenons sur le marché, que ce soit en leur apportant des connaissances, des fonds, etc., pour les aider à continuer de travailler et à se développer», insiste-t-elle.

L’Institut royal des arts traditionnels cherche à mener à bien les objectifs de la Vision 2030 du Royaume en offrant aux artistes saoudiens la possibilité d’explorer différents éléments du récit culturel à travers l’expression artistique et créative.

En protégeant l'artisanat des pionniers de la région, l'institut espère enrichir la scène artistique culturelle saoudienne et donner aux talents en devenir les moyens d'agir en leur offrant des plates-formes créatives et des environnements enrichissants.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.