Arabie saoudite: La technologie révolutionne le diagnostic et le traitement du cancer du sein

L'Arabie saoudite a formé le plus grand ruban rose avec la participation de 10 000 femmes. (Photo, AN).
L'Arabie saoudite a formé le plus grand ruban rose avec la participation de 10 000 femmes. (Photo, AN).
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Publié le Vendredi 07 octobre 2022

Arabie saoudite: La technologie révolutionne le diagnostic et le traitement du cancer du sein

  • Les diagnostics de cancer du sein ont été multipliés par cinq en dix-sept ans en raison de l'amélioration du dépistage
  • Les progrès réalisés en matière de détection grâce à l'intelligence artificielle pourraient contribuer à améliorer encore les soins contre le cancer

DJEDDAH: Selon des experts de la santé, les progrès technologiques en matière de détection précoce et de traitement du cancer du sein améliorent radicalement les chances de survie, de guérison et de qualité de vie des femmes en Arabie saoudite.

Le cancer du sein est l'un des plus grands défis auxquels sont confrontés les systèmes de santé dans le monde. Des études ont montré qu'une fille née aujourd'hui a une chance sur huit de développer un cancer du sein au cours de sa vie.

En Bref

2,3 millions de femmes dans le monde étaient atteintes du cancer du sein en 2020.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, on comptait 2,3 millions de nouveaux cas de cancer du sein et 685 000 décès en 2020. À la fin de cette année-là, 7,8 millions de femmes avaient été diagnostiquées au cours des cinq dernières années, ce qui en fait le cancer le plus répandu au monde.

Au cours des trois dernières décennies, le nombre de diagnostics de cancer du sein a augmenté, principalement en raison de l’augmentation du recours au dépistage, de la détection précoce et d'une meilleure sensibilisation générale du public à l'autocontrôle et au signalement.

En Arabie saoudite, le cancer du sein est le cancer le plus courant chez les femmes de plus de 40 ans. Cependant, plus de 50% des cas sont détectés à un stade tardif, contre 20% dans les pays occidentaux, ce qui signifie que le Royaume a un taux de mortalité plus élevé.

Le gratte-ciel Kingdom Centre de Riyad est illuminé en rose chaque année en octobre (Photo, Shutterstock).

Dans la plupart des cas, le cancer du sein ne présente pas de symptômes clairs dans les premiers stades. Les symptômes n'apparaissent généralement qu'après le début du développement de la tumeur. Mais, s'il est détecté tôt, le taux de guérison moyen peut atteindre 96%.

Plusieurs facteurs sont associés au diagnostic tardif. Il s'agit notamment de l'âge, de la méconnaissance de l'auto-examen et des symptômes, des tabous sociaux, de la peur de la stigmatisation et de l'efficacité des campagnes de santé publique.

Selon une étude récente, intitulée «Breast cancer stage migration in Saudi Arabia: Examining the influence of screening» («Migration du stade du cancer du sein en Arabie saoudite: Examen de l'influence du dépistage»), publiée dans le Global Journal on Quality and Safety in Healthcare, 2 463 cas de cancer du sein ont été diagnostiqués dans le Royaume entre janvier et décembre 2017.

L’étude a révélé que le cancer du sein représentait 17,7% de tous les cancers signalés chez les citoyens saoudiens, et 30,9% de tous les cancers enregistrés chez les femmes de tous âges.

Toutefois, l'étude a également montré que le taux de diagnostic avait été multiplié par cinq sur une période de dix-sept ans, ce qui pourrait être attribué à une amélioration de la sensibilisation au cancer du sein et des programmes de dépistage dans le Royaume.

«Un programme national de dépistage dans le Royaume a été lancé en 2012 et a ciblé les femmes de plus de 40 ans, soit dix ans de moins que celles des pays occidentaux», a déclaré à Arab News le Dr Timor al-Alchee, consultant en oncologie mammaire à l'Hôpital spécialisé et centre de recherche du Roi Faisal à Djeddah.

«Bien que nous ne connaissions pas les raisons de la détection précoce dans le Royaume en soi, les campagnes de sensibilisation à la santé publique ont immensément changé la façon dont la communauté voit et comprend la maladie, mais nous avons encore un long chemin à parcourir et des efforts sont déployés afin d’accroître la sensibilisation chaque année. Mais ce n'est toujours pas suffisant.»

Le Dr Timor al-Alchee (Photo fournie).

Al-Alchee a déclaré que davantage de femmes passent régulièrement des mammographies, en particulier celles ayant des antécédents familiaux de cancer du sein.

«En ce qui concerne le cancer du sein, les conséquences d'une détection tardive ne sont un secret pour personne. Ce qui rend les gens plus à l'aise avec leur diagnostic aujourd'hui, c'est que la médecine de pointe a reconnu qu'il n'existe pas d'approche universelle», a expliqué Al-Alchee.

«Aujourd'hui, nous avons les outils pour personnaliser un plan de traitement et tout commence par une mammographie.»

La mammographie est l'une des plus grandes innovations dans la prise en charge du cancer du sein, car c'est la seule technologie de dépistage qui réduit de façon tangible le taux de mortalité du cancer du sein et est un outil essentiel pour la détection du cancer du sein.

Aujourd'hui, les percées dans la détection, le diagnostic et le traitement du cancer du sein grâce aux nouvelles technologies, notamment l'intelligence artificielle (IA), améliorent encore les soins.

Il y a près de deux ans, l'Autorité saoudienne des données et de l'IA (SDAIA) a commencé à étudier l'intégration de l'IA dans le dépistage du cancer du sein et a depuis créé une solution de système d'IA capable d'analyser les images de mammographies et de détecter les anomalies dans les scans.

En coordination avec le ministère saoudien de la Santé, la SDAIA a lancé la première phase du système d'IA lors du sommet mondial de l'IA à Riyad en septembre dernier.

Le système peut trier les examens mammographiques de routine avec un haut degré de sensibilité, pour aider les radiologues et les oncologues en détectant les tumeurs malignes.

Avec une équipe entièrement saoudienne, composée à 70% de femmes, la SDAIA a coopéré avec des spécialistes afin de valider les résultats et de s'assurer que le système d'IA est intégrable et peut être rapidement adopté dans tous les systèmes.

«Dans sa phase initiale, le système d'IA est utilisé en coopération et se limite à deux entités: Le programme national de détection du cancer du sein sous l'égide du ministère de la Santé et l'hôpital virtuel de Seha», a déclaré la SDAIA à Arab News.

Des écolières saoudiennes habillées en rose dans le cadre des activités du mois de sensibilisation au cancer du sein (Photo, AN / Huda Bashatah).

«Nous cherchons à rendre le système accessible à l'échelle nationale, ce qui nécessitera des améliorations pour plus le développer avec l'aide de partenaires locaux. Le système fonctionne actuellement sur la phase de dépistage et nous nous efforçons d'ajouter d'autres fonctions afin de contribuer aux efforts nationaux visant à dépister 4 millions de femmes (âgées de plus de 40 ans) dans le Royaume.»

Les mammographies acquises dans le cadre de programmes de dépistage du cancer du sein basés sur la population, tels que le Programme national de détection du cancer du sein en Arabie saoudite, peuvent représenter une charge de travail importante pour les radiologues.

Les prestataires de soins de santé se réunissent généralement pour discuter des cas de cancer et évaluer les informations afin de déterminer un diagnostic, le meilleur traitement et un plan de soins pour chaque patient. Ce processus peut prendre plusieurs semaines.

«Nous envisageons un ratio de 80:20, où 80% des cas peuvent être exclus par les mêmes et les 20% restants seront éventuellement l'objectif principal des médecins», a déclaré l'Autorité saoudienne des données et de l'IA.

Avec le système de modèles d'IA, le temps de dépistage sera considérablement réduit, et grâce aux améliorations et développements supplémentaires fournis par les développeurs nationaux, des fonctionnalités supplémentaires pourront être ajoutées au système pour accroître l'innovation.

«En nous coordonnant avec des spécialistes, nous formons les algorithmes pour qu'ils puissent par exemple détecter des cancers pathologiquement prouvés en imitant les comportements et les pratiques humaines. Nous utilisons des données de dépistage, des données de diagnostic, des enquêtes, etc. pour entraîner le système. La précision de l'IA devrait dépasser celle des radiologues dans certains cas.», a précisé la SDAIA.

La densité des tissus est une préoccupation courante pour l'efficacité du dépistage. Les femmes dont les tissus sont denses présentent un risque plus élevé d'erreur de diagnostic du cancer du sein, ce qui rend plus difficile pour les radiologues de voir le cancer sur les mammographies.

Selon un article publié en 2020 dans la revue médicale European Radiology, 22% des cancers détectés par le dépistage sont manqués, sur la base d'un examen des mammographies de dépistage antérieures avec des images diagnostiques.

«La densité mammaire rend le test de dépistage un peu plus difficile pour les radiologues et surtout pour les femmes de moins de 50 ans. Elles peuvent être rappelées pour un suivi», a précisé Al-Alchee. «La différence entre le dépistage d'aujourd'hui et celui d'il y a dix ans est le progrès technologique qui permet d'interpréter les mammographies numériques.

«Les progrès incluent également le développement de plans de traitement individuels avec des effets secondaires moins agressifs tels que les thérapies ciblées afin de bloquer la croissance des cellules cancéreuses du sein, de nouvelles approches thérapeutiques dans les chirurgies telles que les mastectomies conservatrices pour la satisfaction esthétique des patientes atteintes du cancer du sein couplée à la sécurité oncologique, et bien d'autres avancées grâce à la médecine moderne», a-t-il ajouté.

Au-delà de la détection, les technologies émergentes améliorent aussi radicalement les soins du cancer du sein. L'expansion des thérapies ciblées a augmenté les options de traitement pour les patients, tandis que de nouveaux domaines de recherche allant des immunothérapies aux vaccins et à la prévention des récidives sont explorés.

«Notre vision est claire. Nous voulons sauver des vies», a affirmé Al-Alchee. «Quand une patiente reçoit un diagnostic confirmé à un stade précoce, elle trouvera le meilleur traitement dans le confort de sa maison, entourée de ses proches, et avec un écosystème très favorable.»

«Plus le diagnostic est précoce, plus les chances de vaincre le cancer sont grandes. Si l'on ajoute à cela les progrès technologiques actuels, le taux de réussite sera encore plus élevé.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

bur-lar/at/sno/anb

 


Ras Tanura: Incendie limité maîtrisé grâce à des débris de drones interceptés

Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
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  • Aucun blessé ni impact sur les approvisionnements n'ont été signalés après l'incendie limité à la raffinerie de Ras Tanura, selon une source officielle du ministère de l'Énergie
  • Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux

RIYAD: Une source officielle du ministère saoudien de l'énergie a déclaré qu'à 7h04 lundi, la raffinerie de pétrole de Ras Tanura a subi des dommages limités en raison de débris provenant de l'interception de deux drones dans son voisinage.

L'incident a provoqué un incendie limité, qui a été immédiatement maîtrisé par les équipes d'intervention d'urgence. Aucun blessé ni mort n'est à déplorer.

Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux.


Le Hezbollah entraîne le Liban dans la guerre, 31 morts dans des frappes israéliennes massives

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  • Les frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, et le sud du pays ont jeté à nouveau des familles sur les routes dans le pays, sorti en novembre 2024 d'une guerre meurtrière avec Israël
  • Le mouvement armé chiite pro-iranien avait promis de "faire face à l'agression" américano-israélienne après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei

BEYROUTH: Des frappes israéliennes massives sur le Liban ont tué 31 personnes lundi, en riposte à une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran, qui a entraîné le Liban dans le conflit régional.

Le chef de l'armée israélienne, le général Eyal Zamir, a affirmé que les frappes contre le Hezbollah pourraient durer de "nombreux jours". Israël a prévenu que que la formation pro-iranienne allait "payer le prix fort".

Les frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, et le sud du pays ont jeté à nouveau des familles sur les routes dans le pays, sorti en novembre 2024 d'une guerre meurtrière avec Israël.

Le mouvement armé chiite pro-iranien avait promis de "faire face à l'agression" américano-israélienne après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei.

Il a mis ses menaces à exécution, affirmant lundi avoir tiré des missiles et des drones vers la région de Haïfa (nord d'Israël), pour la première fois dans ce conflit, afin de "venger" le guide iranien.

Le président libanais Joseph Aoun a déploré "l'insistance à utiliser une fois de plus le Liban comme plateforme pour des guerres qui ne (le) concernent pas", se joignant aux condamnations de cette attaque, qui intervient au moment même où la pression de Washington s'intensifiait sur Beyrouth pour remplir sa promesse de désarmer ce groupe.

Immeubles visés 

La riposte d'Israël ne s'est pas faite attendre: son armée a annoncé frapper des cibles à travers tout le pays et ordonné aux habitants d'une cinquantaine de villages d'évacuer.

Des journalistes de l'AFP ont entendu de puissantes explosions à Beyrouth.

Le ministère libanais de la Santé a fait état de 31 tués et 149 blessés dans un premier bilan des frappes sur la banlieue de la capitale et le sud.

Dans la banlieue sud de Beyrouth,, un photographe de l'AFP a vu deux immeubles dont les étages supérieurs ont été touchés, et l'un des appartements en feu.

L'équipe de l'AFP a vu des habitants de la banlieue fuir à la hâte leurs domiciles.

Un trafic important de véhicules transportant des familles, certains avec des matelas sur le toit, a ainsi convergé du sud du Liban vers la ville de Saïda sur le littoral.

L'armée israélienne a dit avoir visé plusieurs dirigeants du Hezbollah dans la région de Beyrouth, ainsi qu'un autre dans le sud du Liban.

"Les frappes se poursuivent et leur intensité va augmenter", a écrit le général Rafi Milo, chef du commandement nord, dans un communiqué de l'armée israélienne sur Telegram, assurant que le mouvement allait "payer le prix fort" pour son soutien à Téhéran.

Il a précisé que d'importantes troupes avaient été déployées le long de la frontière et que d'autres pourraient suivre, excluant à ce stade une évacuation de la population du nord d'Israël, directement exposée à des tirs depuis le Liban.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des responsables, des quartiers généraux et des infrastructures" du Hezbollah.

"Axe de résistance" 

Le Hezbollah est sorti affaibli d'une guerre avec Israël dans laquelle il s'était engagé unilatéralement en octobre 2023 pour soutenir le Hamas palestinien, son allié, en raison de la guerre à Gaza menée à la suite de l'attaque sanglante du 7-Octobre 2023.

Israël continue de le viser malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer. Samedi, peu avant le déclenchement de l'offensive contre l'Iran, Israël avait bombardé ce que son armée avait appelé des infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban.

Contrairement à juin dernier, lors des raids israéliens et américains sur l'Iran, le Hezbollah a décidé de s'impliquer, car il est directement concerné.

Outre le changement de pouvoir en Iran, Etats-Unis et Israël veulent anéantir avec leur offensive "l'axe de la résistance" de l'Iran qui s'appuie sur des forces alliées dans la région qu'il arme et qu'il finance: les groupes islamistes Hezbollah au Liban et Hamas à Gaza, les rebelles houthis au Yémen et les milices en Irak.

Dans un communiqué, le Hezbollah a dit avoir lancé "une salve de missiles et un essaim de drones" dans la nuit sur une position militaire au sud de Haïfa "en représailles au sang pur" du guide suprême iranien Ali Khamenei "et pour défendre le Liban et son peuple".

L'armée israélienne, de son côté, a affirmé avoir intercepté l'un des projectiles, tandis que d'autres sont tombés "dans des zones dégagées" sans faire ni victime ni dégât.

Environ trois heures avant la revendication des tirs par le Hezbollah, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé sur Telegram que le Hezbollah avait "attaqué Haïfa avec six missiles".

"Le Yémen entrera aussi dans la bataille dans quelques heures", ont ajouté les Gardiens.