Une mère saoudienne convertit sa passion pour les caféiers en entreprise familiale

Les compétences de Mme Al-Maliki ont été acquises par ses huit filles, qui l'aident aujourd'hui à gérer l'entreprise agricole familiale. (Fournie)
Les compétences de Mme Al-Maliki ont été acquises par ses huit filles, qui l'aident aujourd'hui à gérer l'entreprise agricole familiale. (Fournie)
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Publié le Samedi 07 novembre 2020

Une mère saoudienne convertit sa passion pour les caféiers en entreprise familiale

  • La flambée internationale de la demande de café a favorisé la relance de l'économie locale en Arabie saoudite
  • De nombreuses exploitations agricoles se sont développées pour devenir des entreprises de production à grande échelle

La Mecque : Une mère saoudienne de 75 ans a converti sa longue passion pour la culture de caféiers Khawlani en une entreprise familiale.

Depuis des décennies, Jamilah Salem Al-Maliki cultive les arbres sur ses terres situées dans la région de Jazan, dans le Royaume. Elle recourt à des pratiques traditionnelles transmises par des générations d'agriculteurs.

Les grains de café Khawlani poussent dans les riches sols de la région depuis des centaines d'années et sont réputés pour être parmi les meilleurs du monde.

Les compétences de Mme Al-Maliki ont été acquises par ses huit filles, qui l'aident aujourd'hui à gérer l'entreprise agricole familiale.

Chaque matin, après l'aube, les femmes entretiennent avec beaucoup d'amour les 300 arbres qui poussent sur les parcelles de leur village.

Comme de nombreux producteurs de café de Jazan, Mme Al-Maliki a appris le métier dès sa plus tendre enfance en observant les autres agriculteurs et en acquérant une certaine pratique.

En dépit de son âge, elle continue de labourer la terre, de tailler les feuilles, de récupérer les grains et de les déshydrater avant de les mettre en vente sur le marché.

Originaire de la province d'Al-Dayer Bani Malek, Al-Maliki est désormais une véritable légende au sein de la communauté des producteurs de café du sud du Royaume.

Sa relation avec les arbres découle d'un sentiment d'appartenance naturelle à la région, dans laquelle sa famille est implantée depuis plusieurs générations. Au fil des ans, elle a progressivement agrandi son exploitation et elle possède aujourd'hui huit plantations vouées à ses arbres préférés.

Dans le passé, c'était une honte de vendre les grains de café. On les offrait en cadeau aux parents et aux invités venant de loin. C'est une tradition et une coutume de la région.

 

Jamilah Salem Al-Maliki

Mme Al-Maliki raconte à Arab News que pour elle, le caféier est « sacré » et qu'elle ferait tout son possible pour le protéger.

Au départ, sa famille n'utilisait les récoltes de la plantation que pour leur consommation domestique et pour les partager avec les parents et amis du village.

« Dans le passé, c'était une honte de vendre les grains de café. On les offrait en cadeau aux parents et aux invités venant de loin. C'est une tradition et une coutume de la région », déclare-t-elle.

« Cependant, les grains de café Khawlani sont désormais un produit consommé dans le monde entier ». La flambée internationale de la demande de café a favorisé la relance de l'économie locale et de nombreuses exploitations agricoles se sont développées pour devenir des entreprises de production à grande échelle.

Mme Al-Maliki avoue qu'elle a bien l'intention de continuer à développer son talent agricole. « Je veux acquérir l'information la plus précise qui permette de prendre soin du caféier et d'apprendre les moyens de le protéger », ajoute-t-elle.

La division provinciale du ministère saoudien de l'Agriculture propose des cours et des ateliers pour aider les agriculteurs à perfectionner leurs techniques et Mme Al-Maliki espère participer à des sessions à l'avenir. Grâce à l'amélioration de ses compétences et de ses connaissances, elle compte également participer à un concours de trois millions de rials saoudiens (800 000 dollars) organisé dans le cadre d'un programme de prix aux entreprises de Jazan. La ferme d'Al-Maliki est ouverte aux visiteurs qui peuvent observer les activités agricoles séculaires qui sont menées à l'aide d'outils traditionnels.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.