PARIS: La volonté d'Emmanuel Macron de répartir davantage les populations étrangères dans les zones rurales à la faveur d'une prochaine loi sur l'immigration est une "bonne solution" qui doit permettre de "casser les ghettos", a estimé mardi le patron de l'Office français de l'immigration (Ofii).
"Je pense que c'est une bonne solution parce qu'on a déjà une expérience de ce type. En ce qui concerne les demandeurs d'asile, nous faisons une répartition sur l'ensemble du territoire pour éviter la concentration en particulier en Ile-de-France", a expliqué Didier Leschi sur RMC.
"La proposition du président de la République va un peu plus loin puisqu'il (parle de) ceux qui obtiennent un titre de séjour, c'est-à-dire ceux qui obtiennent le statut de réfugié", a ajouté le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, organe du ministère de l'Intérieur chargé d'orchestrer cet accueil.
En annonçant jeudi un projet de loi sur l'asile et l'immigration "dès début 2023", Emmanuel Macron a plaidé pour une meilleure répartition des étrangers accueillis, notamment dans "les espaces ruraux, qui eux sont en train de perdre de la population" et où "nous devrons fermer des classes, vraisemblablement des écoles et des collèges".
Dans ces régions, a estimé le chef de l'Etat, "les conditions de leur accueil seront bien meilleures que si nous les mettons dans des zones qui sont déjà densément peuplées, avec une concentration de problèmes économiques et sociaux massifs".
"C'est une politique qui doit se construire, c'est ce que nous essayons de faire et c'est ce qu'il faut penser", a convenu mardi le préfet Leschi.
"Notre volonté, c'est de casser les ghettos, ça veut dire qu'on ne continue pas à entasser les mêmes aux mêmes endroits, c'est ça l'enjeu pour les années à venir", a-t-il ajouté.