D’après Zemmour, «la France populaire est analphabète»

Eric Zemmour, expert médiatique et président du parti "Reconquête" (Photo, AFP).
Eric Zemmour, expert médiatique et président du parti "Reconquête" (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 07 septembre 2022

D’après Zemmour, «la France populaire est analphabète»

  • L'ancien journaliste l’aurait, selon plusieurs témoins, déclaré en privé
  • Le début de la fin pour la carrière politique d'Eric Zemmour?

PARIS: Affaibli par ses défaites aux élections présidentielle et législative, Eric Zemmour tente de s'écrire un avenir politique avec son mouvement, Reconquête!, dont le changement de statut a provoqué la colère de figures historiques, Gilbert Collard en tête.

"Je suis fier et heureux de vous annoncer que vous avez été plus de 96% à voter pour les nouveaux statuts de notre parti": samedi, l'ancien polémiste s'est voulu triomphal pour annoncer la mue de son parti politique, première étape d'une rentrée médiatique et politique dont le point d'orgue doit se tenir durant le week-end aux confins du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, le temps d'une université d'été.

L'ambiance promet toutefois d'être orageuse : Gilbert Collard s'est insurgé sur Twitter contre ces élections internes qui, selon lui, ne "respectent pas le processus démocratique". L'avocat marseillais a promis de prendre la parole samedi matin lors du raout provençal.

Car, à la faveur des nouveaux statuts entérinés, l'ancien RN qui avait rallié Eric Zemmour l'hiver dernier, a perdu son titre de "président d'honneur" de Reconquête!, fonction purement et simplement supprimée de l'organigramme du parti.

De même, le "Comité politique" n'existe plus : l'une de ses membres, Jacline Mouraud, figure des "gilets jaunes", a annoncé lundi claquer la porte du mouvement politique, en dépeignant l'ex-candidat à la présidentielle comme "un homme sous l'influence notoire de sa compagne, Sarah Knafo" à la "conduite autocratique".

Un autre ponte de ce feu comité, l'eurodéputé Jérôme Rivière, également ex-RN, se présente pour sa part désormais comme un "simple adhérent" de Reconquête! en même temps qu'il a affiché son soutien à la grogne de Gilbert Collard.

Pour diriger le parti d'extrême droite, les nouveaux statuts prévoient un "bureau exécutif" présidé par Eric Zemmour et composé de trois vice-présidents élus par le Congrès mais "sur proposition du président", ainsi qu'"un à trois" membres supplémentaires désignés directement par le même président. Manière d'assurer à Eric Zemmour la mainmise pendant au moins les trois prochaines années, durée de son mandat à la tête du parti.

Les adhérents ont jusqu'à mercredi pour entériner la reconduction de Marion Maréchal, Nicolas Bay, Guillaume Peltier, Stanislas Rigault et Sarah Knafo dans l'instance exécutive.

«Analphabète»

Au-delà, c'est la stratégie d'Eric Zemmour qui est remise en cause. Avec 7,07% des suffrages recueillis au premier tour de la présidentielle, l'ancien journaliste est certes parvenu à se dégager un espace politique à droite, mais n'a pas fait le poids face à Marine Le Pen et au Rassemblement national.

"Ce que Zemmour n'a pas compris, c'est que la France n'est pas conservatrice", note un député RN, "et il n'arrivera jamais à capter un électorat populaire". Dans son long communiqué de démission, Jacline Mouraud pointe, elle aussi, un manque de "compréhension des préoccupations des gens ordinaires".

Après la bérézina des législatives - pas un seul candidat Reconquête! élu, Eric Zemmour éliminé dès le premier tour dans le Var -, l'ancien journaliste avait selon plusieurs témoins déclaré en privé : "La France populaire est analphabète".

"Cette phrase, à laquelle seules deux personnes ont réagi, à savoir Gilbert Collard et Jérôme Rivière, a donc été validée par le reste des membres présents", s'indigne l'ancienne leader des "gilets jaunes", qui déplore par ailleurs "un manque cruel de discernement sur la sociologie des adhérents, des militants et des électeurs de Reconquête".

Ce week-end, il s'agira d'ailleurs de compter les troupes, alors que plus de 5.000 militants sont annoncés. Et si, longtemps, le parti a revendiqué plus de 130.000 adhérents, seuls 32.000 ont pris part au vote sur le changement de statuts.

Le début de la fin pour la carrière politique d'Eric Zemmour? "J'ai réfléchi, j'ai pensé arrêter et puis je me suis dit : (...) je me suis jeté à l'eau pour tenter d'arrêter la disparition programmée de la France", a-t-il fait valoir lundi sur BFMTV. En estimant une fois encore que s'il avait "eu tort électoralement", il avait "eu raison pour l'Histoire".


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.