En France, la communauté ukrainienne fête l'indépendance six mois après le début de la guerre

Un homme tient un drapeau ukrainien alors qu'il participe à une marche sur la "Promenade des Anglais" à Nice, dans le sud-est de la France, le 24 août 2022, à l'occasion du jour de l'indépendance de l'Ukraine déchirée par la guerre et de l'anniversaire des six mois du début de l'invasion russe. (AFP).
Un homme tient un drapeau ukrainien alors qu'il participe à une marche sur la "Promenade des Anglais" à Nice, dans le sud-est de la France, le 24 août 2022, à l'occasion du jour de l'indépendance de l'Ukraine déchirée par la guerre et de l'anniversaire des six mois du début de l'invasion russe. (AFP).
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Publié le Mercredi 24 août 2022

En France, la communauté ukrainienne fête l'indépendance six mois après le début de la guerre

  • «C'est d’autant plus important de célébrer cette fête que cette année, on ne fait pas de rassemblements en Ukraine car on a peur des bombardements», a relevé une résidente ukrainienne
  • A Nice, 350 personnes, ont marché pendant plus d’une heure sur les cinq kilomètres du célèbre front de mer de la Prom', rassemblés derrière une immense banderole de 15 mètres de long aux couleurs de leur pays

NICE : Plus de 1 500 Ukrainiens ont défilé mercredi à Lyon, Nice, Lille, Bordeaux ou encore Toulouse à l'occasion du 31e anniversaire de l'indépendance de leur pays, une célébration "d'autant plus importante" qu'elle est interdite à Kiev, six mois jour pour jour après l'invasion russe.

"C'est d'autant plus important de célébrer cette fête que cette année on ne fait pas de rassemblements en Ukraine car on a peur des bombardements", a relevé auprès de l'AFP Irina Bourdelles, une résidente ukrainienne qui anime l'Association franco-ukrainienne Côte d'Azur (Afuca), organisatrice de la manifestation à Nice.

Ce jour de l'indépendance intervient dans un contexte de forte tension, l'Ukraine redoutant de possibles "provocations russes répugnantes". Les autorités de Kiev ont interdit tout rassemblement public de lundi à jeudi dans la capitale, et dans le nord-est le gouverneur de la région de Kharkiv a ordonné un couvre-feu de mardi soir à jeudi matin.

A Nice, 350 personnes, selon la police, dont une grande majorité de femmes et d'enfants, ont marché pendant plus d'une heure sur les cinq kilomètres de la célèbre Promenade des Anglais, rassemblées derrière une immense banderole de 15 mètres de long aux couleurs de leur pays, bleu et jaune.

De nombreuses personnes agitaient des drapeaux ou tenaient des ballons, quelques-unes avec des pancartes fustigeant le "dictateur" Poutine et la Russie qualifiée "d'Etat terroriste", d'autres scandant des slogans hostiles au régime russe en demandant de "l'isoler".

"L'Ukraine moderne existe depuis trente et un ans et c'est seulement maintenant qu'on commence à comprendre le prix de l’indépendance", notait Artem, 36 ans, qui a souhaité rester anonyme, travaillant pour "une entreprise stratégique" d'Ukraine.

Le défilé s'est terminé par l'hymne national ukrainien repris en choeur par les participants devant le théâtre de Verdure, où devait se tenir dans la soirée un marché et un concert à but caritatif.

Selon les derniers chiffres communiqués à l'AFP par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le département des Alpes-Maritimes accueillait au 23 août quelque 9 000 réfugiés ukrainiens, pour un total national dépassant désormais les 100 000 personnes.

A Lyon, où 450 personnes ont défilé depuis la place des Terreaux, selon la préfecture, les manifestants ont eux aussi déployé un drapeau jaune et bleu géant et entonné l'hymne national. "La seule différence entre toi et un réfugié, c'est la chance", pouvait-on lire sur l'une des pancartes.

A Lille, quelques centaines de manifestants se sont réunis sur la place de la République. "Cette indépendance, elle a tellement été attendue, voulue par le peuple ukrainien. Et aujourd'hui, malheureusement, les Ukrainiens se battent à nouveau pour (la) garder", a lancé la présidente de l'association Portail de l'Ukraine, Irina Lampeka, organisatrice de la manifestation avec le soutien de la mairie.

Quelque 450 personnes, dont une majorité de familles, ont également manifesté à Bordeaux et une centaine à Rennes, dont certaines tenaient des bouquets de tournesols, devenus le symbole de soutien à l'Ukraine.

Svitlana, une femme d'une cinquantaine d'années arrivée à Saint-Malo il y a trois mois, et qui a préféré taire son nom, a témoigné en larmes: "Après six mois de guerre, je ne sais pas du tout quoi vous dire. Tous les sentiments me traversent. Je veux que ça soit une victoire car comme ça, ils ne tueront plus nos enfants".

A Toulouse, un rassemblement de 200 personnes a eu lieu devant la statue de Taras Tchevchenko, un poète ukrainien du 19e siècle. "C'est le Victor Hugo ukrainien, il a rallumé la flamme du nationalisme ukrainien", a lancé l'un des manifestants, Taras Budka.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.