Pour lutter contre la radicalisation, la formation d'imams devient une priorité pour le CFCM

Rencontre entre le Premier ministre Jean Castex et une délégation du CFCM. (Photo fournie).
Rencontre entre le Premier ministre Jean Castex et une délégation du CFCM. (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 03 décembre 2020

Pour lutter contre la radicalisation, la formation d'imams devient une priorité pour le CFCM

  • Sous l’égide du Conseil français du culte musulman, différents représentants de l’islam en France ont tenu, via visioconférence, deux réunions de travail samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre
  • L’objectif est de permettre «de former les cadres religieux en France en charge de promouvoir, d’une même voix, un islam en France pleinement ancré dans la République et le paysage cultuel de notre pays»

PARIS: La formation des cadres religieux en France pour lutter contre la radicalisation est une des actions prioritaires à mener pour l’Organisation de l’islam de France.

Sous l’égide du Conseil français du culte musulman (CFCM), différents représentants de l’islam en France ont tenu, via visioconférence, deux réunions de travail samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre.

La première rencontre a été consacrée à la thématique de la formation des cadres religieux et la seconde a abordé l’épineuse question de la prévention contre la radicalisation.

«Un état des lieux en matière de formation, basé sur l’expérience des instituts en exercice et des projets en cours de création, a mis en exergue la volonté et la possibilité réelle de trouver un accord sur un cursus commun de formation», précise le CFCM.

L’objectif de ce cursus est de permettre «de former les cadres religieux en France en charge de promouvoir, d’une même voix, un islam en France pleinement ancré dans la République et le paysage cultuel de notre pays», précise le CFCM. Des passerelles entre les différents instituts de formation consolideront leur coopération et le partage de leur expertise et bonnes expériences».

Lors de cette réunion, les intervenants ont aussi abordé l’importance de l’octroi des agréments et des certifications aux imams de France. «L’objectif est de permettre de confier l’imamat et l’aumônerie à des personnes formées et reconnues capables d’exercer ces missions par leurs connaissances religieuses, leur motivation et leur capacité à accompagner les fidèles, notamment les plus jeunes, dans leur cheminement spirituel», précise le communiqué du CFCM. 

La prévention contre la radicalisation 

Le Conseil français du culte musulman a aussi indiqué, lors de cette visioconférence, que la thématique de la radicalisation a fait l’objet «de nombreux séminaires portés par les différentes institutions musulmanes, donnant lieu à des actions concrètes de prévention qu’il convient de renforcer et de consolider».

Les intervenants ont indiqué que ces travaux ont démontré aussi que les personnes radicalisées, qui «sont souvent en rupture avec les institutions religieuses, le deviennent essentiellement à travers Internet et les réseaux sociaux». 

Ainsi, pour y remédier, les responsables musulmans préconisent de «s’adapter à cette situation et de faire davantage appel aux techniques de communication spécifiques aux jeunes», précise le CFCM. 

Propositions concrètes 

Les deux réunions ont permis aux responsables de l’islam en France de faire des propositions concrètes comme «l’organisation de séminaires sur la radicalisation pour mieux cerner les causes, les signes, les manifestations ainsi que les profils de ceux qui peuvent en être victimes notamment parmi les jeunes». 

Lors des échanges, il a été aussi question de mener «un travail théologique sur les concepts dévoyés de la religion musulmane pour mieux dénoncer leur instrumentalisation par les courants extrémistes», précise le communiqué adressé par le CFCM à la rédaction d’Arab News en français. Ce même travail sera élargi «à certaines traditions qui dénaturent la pratique religieuse authentique», lit-on dans le communiqué.

Les intervenants ont aussi évoqué l’utilité de la création des unités qui seront chargées de «déconstruire le discours extrémiste en associant les imams, les aumôniers et les éducateurs». Les représentants de l’islam en France, réunis lors de ces réunions, précisent que «ces unités produiront des supports pédagogiques pour différents publics en vue de les diffuser via Internet et les réseaux sociaux pour déconstruire le discours extrémiste», précisent-ils, mais «ce travail doit s’appuyer aussi sur l’action des pouvoirs publics sur le terrain».

D’autres recommandations ont été largement débattues lors de ces deux réunions de travail, parmi lesquelles : la création de conseils religieux aux niveaux local et national, l’importance de la contribution des femmes au sein de ces conseils, la nécessité du travail collégial sur le prêche du vendredi afin de diffuser une parole forte des cadres religieux portée par les imams. Et enfin, ils plaident pour une meilleure information adressée aux concitoyens sur l’islam et sur les débats qu’il suscite dans la société française. 

«Nous formons le vœu que les médias puissent donner davantage la parole aux cadres musulmans», précise le CFCM. Face à ce péril qui nous touche par ses manifestations meurtrières et abjectes, nous devons redoubler d’efforts pour le combattre en y associant toutes les forces vives de notre pays ».


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.