Boxe: le match revanche qui oppose Joshua à Usyk à Djeddah, une inspiration pour les générations futures

Le détenteur des droits du prochain match revanche de boxe dans la catégorie poids lourds, qui oppose Anthony Joshua à Oleksandr Usyk, espère que le combat sera une source d’inspiration pour les jeunes Saoudiens. (Skill Challenge Entertainment)
Le détenteur des droits du prochain match revanche de boxe dans la catégorie poids lourds, qui oppose Anthony Joshua à Oleksandr Usyk, espère que le combat sera une source d’inspiration pour les jeunes Saoudiens. (Skill Challenge Entertainment)
Short Url
Publié le Mardi 09 août 2022

Boxe: le match revanche qui oppose Joshua à Usyk à Djeddah, une inspiration pour les générations futures

  • «Le sport et le divertissement jouent un rôle central dans l’initiative Vision 2030, la stratégie qui est à l’origine de la transformation de la nation», déclare le prince Fahad ben Abdelaziz
  • Le prince félicite par ailleurs les dirigeants saoudiens pour leur soutien continu dans l’organisation d’événements majeurs dans le Royaume

LONDRES: Encourager la prochaine génération de Saoudiens à faire du sport et à devenir champions en la matière est l’un des principaux objectifs pour attirer le sport de haut niveau au sein du Royaume, selon le détenteur des droits du prochain match revanche de boxe dans la catégorie poids lourds qui oppose Anthony Joshua à Oleksandr Usyk. 

Le prince Fahad ben Abdelaziz, porte-parole de Skill Challenge Entertainment, évoque cette semaine la préparation au combat qui se déroule à Djeddah et espère que le combat léguera un certain héritage à la jeunesse saoudienne. 

Le prince félicite par ailleurs les dirigeants saoudiens pour leur soutien continu dans l’organisation d’événements majeurs à l’intérieur du Royaume. 

«Le sport et le divertissement jouent un rôle central dans l’initiative Vision 2030, la stratégie qui est à l’origine de la transformation de la nation», déclare-t-il. 

«Les dirigeants estimés du pays sont vraiment conscients des répercussions que le sport pourrait avoir sur l’amélioration de la vie des habitants et nous soutenons pleinement cette transformation. Les changements déjà mis en place ont déjà eu une incidence considérable sur les gens de notre pays.» 

«Il est évident que les Saoudiens sont enthousiastes à l’idée que certains des plus grands événements sportifs du monde se déroulent au Royaume.» 

Le prince Fahad affirme également que l’organisation du combat en Arabie saoudite s’inscrit dans le cadre d’une ambition plus large: développer la boxe dans le Royaume. 

«L’une des principales raisons d’organiser des événements comme celui-là ici dans le Royaume est d’inspirer les habitants et les générations futures au niveau local», précise-t-il. 

«Depuis le dernier combat, intitulé “Clash on the Dunes”, en 2019, nous avons assisté à une augmentation de 300% du nombre d’hommes et de femmes qui suivent des cours de boxe et le nombre de salles est passé de sept à cinquante-neuf.» 

«En organisant d’autres événements comme celui-là, y compris les premiers championnats de boxe féminine, nous souhaitons inciter plus de 500 000 personnes à pratiquer ce sport au cours des quatre prochaines années. Un exploit clé serait d’inspirer les habitants de la nation et de la région à s’adonner aux pratiques sportives et, espérons-le, à en tomber amoureux comme c’est arrivé pour tant d’autres.» 

Il poursuit en ces termes: «Parallèlement à cela, nous voulons montrer la véritable Arabie saoudite au reste du monde, les gens merveilleux, la transformation des régions, ainsi que la beauté du paysage de la mer Rouge.» 

Il déclare que l’organisation du Championnat du monde poids lourds constitue le point culminant de la transformation en cours dans le Royaume en ce moment. 

«Les changements et la transformation qui résultent de l’initiative Vision 2030 nous incitent à accueillir certains des plus grands événements sportifs mondiaux comme celui-là. C’est vraiment ce qui nous a donné, à Skill Challenge Entertainment, l’ambition d’organiser cet événement et de promouvoir l’Arabie saoudite à l’échelle mondiale.» 

Lors de la préparation du combat et des conférences de presse qui l’annoncent, le prince Fahad affirme que le fait de mettre en avant Djeddah et l’Arabie saoudite sur le plan mondial représente un moment fort. 

«Il y avait une immense fierté lors du tournage de la vidéo promotionnelle. Pour la partie principale de la vidéo, Anthony Joshua et Usyk se sont affrontés dans la partie historique de Djeddah devant trois cents habitants, ce qui a donné un aperçu de l’enthousiasme que les habitants ressentent envers l’organisation de cet événement dans le Royaume», souligne-t-il. 

«Les combattants ont profité de ce moment et se sont montrés émerveillés par l’atmosphère exceptionnelle du lieu. Tous deux disent à quel point le quartier historique de Djeddah est remarquable. C’est formidable d’être là à ce moment bien précis et nous espérons que tout le monde appréciera cet événement autant que nous avons pris du plaisir à l’organiser», renchérit-il. 

Le message qu’adresse le prince Fahad aux fans de boxe qui se rendent à Djeddah pour le combat baptisé «Rage on the Red Sea», qui se tiendra le 20 août prochain, est de «s’attendre à l’inattendu». 

Il conclut par ces mots: «Rage on the Red Sea est sur le point de devenir l’un des plus grands moments sportifs de cette année à l’échelle mondiale. Il se déroule ici même, chez nous. Je vous encourage à faire partie de l’histoire en assistant au combat. Vous passerez forcément un moment exceptionnel.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Hoor al-Qasimi nommée directrice artistique de la Biennale de Sydney

Al-Qasimi a créé la Fondation d’art de Sharjah en 2009 et en est actuellement la présidente et la directrice. (Instagram)
Al-Qasimi a créé la Fondation d’art de Sharjah en 2009 et en est actuellement la présidente et la directrice. (Instagram)
Al-Qasimi a créé la Fondation d’art de Sharjah en 2009 et en est actuellement la présidente et la directrice. (Instagram)
Al-Qasimi a créé la Fondation d’art de Sharjah en 2009 et en est actuellement la présidente et la directrice. (Instagram)
Short Url
  • Créée en 1973, la Biennale de Sydney est l'une des expositions les plus anciennes du genre
  • Depuis 2017, Al-Qasimi préside l'Association internationale des biennales ainsi que l'Institut d’Afrique

DUBAÏ : La Biennale de Sydney a annoncé cette semaine la nomination de la commissaire d’expositions émiratie Hoor al-Qasimi au poste de directrice artistique de sa 25e édition, qui se tiendra du 7 mars au 8 juin 2026.

Créée en 1973, la Biennale de Sydney est l'une des expositions les plus anciennes du genre et s’affirme en tant que première biennale établie dans la région Asie-Pacifique.

En 2009, Al-Qasimi a créé la Fondation d'art de Sharjah, dont elle est actuellement la présidente et la directrice. Tout au long de sa carrière, elle a acquis une vaste expérience dans la conception de biennales internationales, notamment en tant que commissaire de la deuxième Biennale de Lahore en 2020 et du Pavillon des Émirats arabes unis à la 56e Biennale de Venise en 2015.

Elle a également cocuraté la sixième édition de la Biennale de Sharjah en 2003 et en assure la direction depuis.

Al-Qasimi préside l'Association internationale des biennales ainsi que l'Institut d’Afrique depuis 2017.  Elle a précédemment siégé au conseil d'administration du MoMA PS1 à New York et à celui du Ullens Center for Contemporary Arts (UCCA), à Beijing, entre autres fonctions.

Elle est également directrice artistique de la sixième Triennale d'Aichi, qui se tiendra au Japon en 2025.

 


Cannes: le conflit israélo-palestinien en filigrane

L'actrice française Leila Bekhti porte un badge en forme de pastèque palestinienne alors qu'elle arrive à la projection du film "Furiosa : A Mad Max Saga" lors de la 77e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 15 mai 2024. (Photo Valery Hache AFP)
L'actrice française Leila Bekhti porte un badge en forme de pastèque palestinienne alors qu'elle arrive à la projection du film "Furiosa : A Mad Max Saga" lors de la 77e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 15 mai 2024. (Photo Valery Hache AFP)
Short Url
  • Sur TikTok, le hashtag «blockout2024» fait florès et invite les internautes à bloquer les comptes de stars restées silencieuses sur la guerre à Gaza
  • Vendredi, une projection privée du film-témoignage monté par le gouvernement et l'armée israélienne sur les massacres du 7 octobre, «Bearing Witness», a été envisagée avant d'être annulée «pour raisons de sécurité »

CANNES, France : Un symbole palestinien ou un portrait d'otage: à l'heure où le conflit entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza embrase les campus et les réseaux sociaux, les stars présentes au 77e Festival de Cannes préfèrent afficher un soutien discret.

Ruban jaune accroché à la veste, l'acteur Philippe Torreton a gravi mardi les marches du Festival. Un symbole en soutien aux quelque 250 personnes prises en otage par le Hamas le 7 octobre.

L'actrice Leïla Bekhti, qui a récemment enregistré un message en faveur des enfants de Gaza pour l'Unicef, a arboré mercredi un pin's pastèque, l'un des symboles de la résistance palestinienne.

Des positionnements très discrets quant au conflit israélo-palestinien, au moment où sur TikTok, le hashtag «blockout2024» fait florès et invite les internautes à bloquer les comptes de stars restées silencieuses sur la guerre à Gaza. Beyoncé et Kim Kardashian figurent parmi les cibles de cette mobilisation propalestinienne et ont déjà perdu des centaines de milliers d'abonnés.

En réponse, des célébrités comme Omar Sy, membre du jury à Cannes, ont mis en ligne en début de semaine un appel au cessez-le-feu sur Instagram.

Sur le tapis rouge cannois, le message le plus fort à propos de ce conflit est venu jusqu'ici d'une survivante de l'attaque du Hamas le 7 octobre, Laura Blajman-Kadar, vêtue d'une robe jaune affichant des portraits d'otages israéliens et une écharpe noire «Bring them home» («Ramenez-les à la maison»).

Vendredi, une projection privée du film-témoignage monté par le gouvernement et l'armée israélienne sur les massacres du 7 octobre, «Bearing Witness», a été envisagée avant d'être annulée «pour raisons de sécurité, ont indiqué à l'AFP ses organisateurs.

Ce film, composé d'extraits des caméras et téléphones des assaillants du Hamas et d'images captées par des victimes et des secouristes, avait été diffusé le 14 novembre à l'Assemblée nationale en France. Des projections privées ont déjà eu lieu en marge de sommets comme Davos, selon les organisateurs.

- Haute surveillance -

Mais point de manifestation politique, ni côté public, ni côté montée des marches. Une discrétion à l'extrême, qui pourrait basculer avec la présentation vendredi à 18H00 de «La belle de Gaza», documentaire dans le milieu très fermé des femmes transgenres palestiniennes réfugiées à Tel-Aviv.

Même si le conflit israélo-palestinien, évoqué à travers la dureté des autorités pour les «clandestines» venues de Cisjordanie sans permis de travail, s'efface totalement dans ce film de Yolande Zauberman, supplanté par un autre type de conflit intime et universel.

Si aucun film palestinien n'est présent en sélection, «Vers un pays inconnu» du réalisateur danois d'origine palestinienne Mahdi Fleifel, suit deux jeunes cousins palestiniens se retrouvant en Grèce, après avoir fui un camp au Liban. Le film est présenté à la Quinzaine des cinéastes.

Au Marché du film, le plus grand au monde, le pavillon du «film arabe» a déroulé une grande banderole appelant à soutenir l'industrie des territoires occupés ou ses cinéastes en exil.

Le seul film israélien présenté cette année est le court-métrage d'Amit Vaknin, étudiante en cinéma à l'Université de Tel-Aviv. «It's no time for pop» s'attache à une jeune femme qui refuse de prendre part à des festivités patriotiques.

Le pavillon israélien a été maintenu, sous très haute surveillance, avec un filtrage sécuritaire drastique à l'entrée.

L'équipe de l'ambassade israélienne a déclaré à l'AFP avoir douté jusqu'au dernier moment du maintien de sa présence, moins d'une semaine après les manifestations monstre lors de l'Eurovision en Suède.

 


Pour sa nouvelle création, Angelin Preljocaj livre son «Requiem(s)»

Le chorégraphe et danseur français Angelin Preljocaj participe à une répétition de sa chorégraphie, le ballet «Le lac des cygnes» du compositeur russe Tchaïkovski, avec les danseurs du «Ballet Preljocaj», au Théâtre de l'Archeveche à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, le 23 juillet 2020. (Clement Mahoudeau AFP)
Le chorégraphe et danseur français Angelin Preljocaj participe à une répétition de sa chorégraphie, le ballet «Le lac des cygnes» du compositeur russe Tchaïkovski, avec les danseurs du «Ballet Preljocaj», au Théâtre de l'Archeveche à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, le 23 juillet 2020. (Clement Mahoudeau AFP)
Short Url
  • Dans la salle du Grand Théâtre de Provence d'Aix, 300 personnes ont assisté à la répétition générale, la veille de la première, et les deux premières dates de «Requiem(s)» étaient annoncées complètes
  • Cette mosaïque d'émotions jaillit aussi de la musique qui accompagne les 19 danseurs, avec des ruptures aussi rapides qu'un claquement de doigts, passant brutalement du +Lacrimosa+ du requiem de Mozart à une chanson de métal

AIX-EN-PROVENCE, France : De la tristesse, de la rage parfois mais aussi des moments de joie, le chorégraphe français Angelin Preljocaj présente ce week-end à Aix-en-Provence, en première mondiale, «Requiem(s)», un spectacle autour de toutes les facettes de la mort et du deuil.

«C'est un thème magnifique et puis l'année 2023 était une année assez dure pour moi personnellement. J'ai perdu beaucoup d'amis, mes parents aussi. Je me suis dit que c'était peut-être le moment de faire un requiem», confie M. Preljocaj à l'AFP.

Basé avec son ballet à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, au Pavillon noir, le chorégraphe d'origine albanaise est connu notamment pour ses ballets «Le Parc» et «Blanche-Neige», et ses collaborations fréquentes avec des artistes issus de la musique électro comme Air, le DJ Laurent Garnier et les Daft Punk.

Dans la salle du Grand Théâtre de Provence d'Aix, 300 personnes ont assisté à la répétition générale, la veille de la première, et les deux premières dates de «Requiem(s)» étaient annoncées complètes.

Pour ce spectacle, Angelin Preljocaj dit s'être longuement documenté, allant piocher des références entre autres chez le sociologue Émile Durkheim, qui expliquait que les hommes ont fait société quand ils ont commencé à donner une cérémonie pour leurs morts.

Les facettes de ce cérémonial ressortent tout au long du ballet, tantôt langoureux, tantôt très rythmé, parfois complètement frénétique, les danseurs jouant avec les différentes émotions liées au deuil.

«Ce n'est pas toujours triste, il y a beaucoup de joie dans le spectacle aussi, de la rage parfois, de la mélancolie», énumère le chorégraphe.

- De Mozart au métal -

Cette mosaïque d'émotions jaillit aussi de la musique qui accompagne les 19 danseurs, avec des ruptures aussi rapides qu'un claquement de doigts, passant brutalement du +Lacrimosa+ du requiem de Mozart à une chanson de métal.

«Les musiques m'apportaient des nuances d'émotions différentes et j'avais envie de travailler avec ces choses-là, par exemple les cantates de Bach (1685-1750), Ligeti (1923-2006), Mozart (1756-1791)... et du métal. Je me suis beaucoup amusé avec ça», sourit Angelin Preljocaj.

Des décors aux costumes en passant par la lumière, les danseurs se retrouvent plongés dans une bichromie noire et blanche pudique, seulement troublée par quelques très rares touches de rouge.

Après une heure trente de danse, le public a applaudi de longues minutes.

«Un spectacle, c'est comme une photographie qu'on met dans le révélateur; le révélateur c'est le public, et ce soir c'était très très chaleureux», souffle le chorégraphe à l'issue de la générale.

Après les deux dates inaugurales au Grand Théâtre de Provence vendredi et samedi, une tournée à Paris et dans plusieurs autres villes de France, le spectacle reviendra au mois d'octobre à Aix puis sera joué le 4 décembre à Modène (Italie) puis en 2025 à Athènes, Madrid et Fribourg (Suisse).