Les députés de gauche hors-Nupes reçus à Matignon mais pas de groupe parlementaire en vue

L'Assemblée nationale compte aujourd'hui dix groupes parlementaires: Renaissance, Démocrate, Horizons, le Rassemblement national, LFI, LR, EELV, PS, PCF et LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer, territoires), qui comprend notamment des élus d'outre-mer, des nationalistes corses et des centristes. (Photo, AFP)
L'Assemblée nationale compte aujourd'hui dix groupes parlementaires: Renaissance, Démocrate, Horizons, le Rassemblement national, LFI, LR, EELV, PS, PCF et LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer, territoires), qui comprend notamment des élus d'outre-mer, des nationalistes corses et des centristes. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 07 août 2022

Les députés de gauche hors-Nupes reçus à Matignon mais pas de groupe parlementaire en vue

  • Pour parvenir à réunir quinze députés nécessaires à la constitution d'un groupe, il aurait fallu le concours de certains parlementaires appartenant à l'aile gauche de Renaissance, le groupe de La République en marche
  • L'entourage d'Elisabeth Borne a confirmé la tenue de cet entretien, en expliquant qu'« ils ne sont pas aujourd'hui assez nombreux pour former un groupe»

PARIS: Plusieurs députés de gauche opposés à l'alliance mélenchoniste Nupes et qui siègent parmi les non-inscrits à l'Assemblée nationale ont été reçus vendredi par Elisabeth Borne qui les a, selon eux, découragés de tenter de constituer un groupe parlementaire.

"Un travail de réflexion était mené depuis le début de la nouvelle législature par des élus de sensibilités de gauche ayant des affinités territoriales, de méthode et de vision pour définir les conditions de la création d'un groupe en soutien à la majorité", a expliqué l'un de ces députés.

Autour notamment des députés Olivier Falorni ou David Habib, tous les deux opposés à l'alliance Nupes (LFI, PS, EELV, PCF), il s'agissait de "poursuivre l'élargissement" de la majorité le "dépassement des clivages".

"La seule différence avec les groupes Démocrate et Horizons (respectivement les troupes MoDem de François Bayrou et celles d'Edouard Philippe, alliées de la majorité, NDLR) était que ce nouveau groupe n'aurait pas été adossé à une structure de parti politique, manifestant ainsi les caractères transpartisan et constructif", a poursuivi la même source.

Mais, pour parvenir à réunir quinze députés nécessaires à la constitution d'un groupe, il aurait fallu le concours de certains parlementaires appartenant à l'aile gauche de Renaissance, le groupe de La République en marche.

Or, lors de leur réunion de vendredi, la Première ministre "a fait part de son refus" d'une telle hypothèse, selon l'un des participants, en raison d'un risque de "dislocation du groupe Renaissance" et donc de "fragilisation de la majorité".

L'entourage d'Elisabeth Borne a confirmé auprès de l'AFP la tenue de cet entretien, en expliquant qu'"ils ne sont pas aujourd'hui assez nombreux pour former un groupe".

Les participants se sont dits "surpris" de la position de la cheffe du gouvernement, "ne la comprenant ni stratégiquement, ni politiquement", en considérant que "l'élargissement à gauche est refusé et que la gouvernance restera avec les apports de droite".

L'entourage d'Elisabeth Borne a pour sa part considéré qu'"il est certain que ces députés seraient bienvenus dans la majorité".

L'Assemblée nationale compte aujourd'hui dix groupes parlementaires: Renaissance, Démocrate, Horizons, le Rassemblement national, LFI, LR, EELV, PS, PCF et LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer, territoires), qui comprend notamment des élus d'outre-mer, des nationalistes corses et des centristes.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.