Elon Musk accuse Twitter de «fraude», dans la bataille judiciaire autour du rachat

Le PDG de Tesla Motors, Elon Musk (Photo, AFP).
Le PDG de Tesla Motors, Elon Musk (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 06 août 2022

Elon Musk accuse Twitter de «fraude», dans la bataille judiciaire autour du rachat

  • Elon Musk assure que Twitter a «fraudé», en majorant volontairement le nombre de comptes monétisables
  • Le patron de Tesla avait déposé une plainte contre Twitter fin juillet

SAN FRANCISCO: Le multimilliardaire et patron de Tesla, Elon Musk, accuse Twitter de "fraude", dans le cadre de la bataille juridique autour de l'accord de rachat du réseau social pour 44 milliards de dollars, un accord qu'il cherche désormais à rompre.

Elon Musk assure que Twitter a "fraudé", en majorant volontairement le nombre de comptes monétisables, selon ses arguments déposés jeudi soir devant la justice, et consultés vendredi par l'AFP.

Le patron de Tesla avait déposé une plainte contre Twitter fin juillet, après avoir été lui-même attaqué en justice par la plateforme, qui veut qu'il respecte son engagement d'achat.

Ses avocats, dans ce document de 165 pages, accusent Twitter d'avoir "masqué la vérité", en revendiquant 238 millions d'utilisateurs quotidiens monétisables, mais il y en aurait en réalité 65 millions de moins.

Par ailleurs, "la majorité des annonces publicitaires" ne seraient diffusées qu'"auprès de moins de 16 millions d'utilisateurs, soit une fraction" de ce que prétend Twitter.

La plainte, qui qualifie "les représentations faussées" du réseau social de "péchés", affirme que "Twitter a empêché frénétiquement l'information de circuler dans une tentative désespérée d'empêcher (Elon Musk) de découvrir la fraude".

Bataille judiciaire 

Elon Musk avait démarché Twitter en avril puis signé un accord d'achat pour 54,20 dollars par action du réseau social. Il a rompu cet engagement unilatéralement début juillet, arguant que la société aurait menti sur la proportion de comptes automatisés et de spams sur sa plateforme.

Une bataille judiciaire est désormais engagée.

En effet, Twitter a, début juillet, attaqué Elon Musk en justice devant la Delaware Court of Chancery, un tribunal spécialisé en droit des affaires, pour le contraindre à honorer sa promesse.

Deux semaines plus tard, Elon Musk a contre-attaqué avec une plainte "confidentielle" déposée devant la même juridiction. Il demande au tribunal de le libérer de l'accord et de condamner Twitter à lui verser des dommages et intérêts.

Un procès doit s'ouvrir le 17 octobre, et durer cinq jours.

Auparavant, les actionnaires de Twitter se réuniront le 13 septembre pour autoriser ou non cette acquisition, qui représenterait une plus-value conséquente pour les actionnaires.

"La contre-attaque de Musk contre Twitter a soulevé des points intéressants, mais Wall Street y voit plutôt un signe de faiblesse que de force pour Musk qui se dirige vers les tribunaux du Delaware", a jugé auprès de l'AFP l'analyste Dan Ives de Wedbush Securities.

Selon lui, Twitter est en bonne position pour remporter la bataille face au milliardaire.

«Échapper à un contrat»

Twitter avait déposé jeudi au tribunal sa réponse à la plainte d'Elon Musk. D'après ce document, le patron de Tesla accuse le conseil d'administration d'avoir dissimulé la vraie proportion de comptes inauthentiques, quand Twitter assure qu'elle est inférieure à 5%.

La plateforme répond que l'homme d'affaires a précipité les négociations et que l'accord n'a jamais mentionné les faux comptes.

Les avocats du réseau social dénoncent une "tentative d'échapper à un contrat que Musk ne trouve plus intéressant depuis que le marché des actions a baissé".

Entre la baisse générale du marché boursier ces derniers mois, la baisse des recettes publicitaires des réseaux sociaux liée à la conjoncture économique et les critiques publiques d'Elon Musk, le titre de Twitter s'était effondré à environ 32 dollars le 11 juillet.

Il valait vendredi à la clôture 42,52 dollars, en hausse de 3,56%. Le titre de Tesla perdait 6,63% à 864,51 dollars.

Elon Musk avait été interrogé jeudi soir lors de l'assemblée générale des actionnaires de Tesla sur la situation avec Twitter.

Prudent, alors qu'il est en plein bras de fer juridique, l'entrepreneur s'était contenté d'affirmer : "J'utilise beaucoup Twitter (...) et comme je comprends très bien ce produit, j'ai une bonne d'idée de comment guider l'équipe d'ingénieurs chez Twitter pour rendre le produit radicalement meilleur".

Mais "je n'ai pas besoin d'avoir Twitter pour cela", avait-il ajouté.


Choose France: le groupe américain Ecolab investit 100 millions d'euros

Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
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  • Le groupe américain Ecolab investira 100 M€ en France dans le cadre de Choose France, pour soutenir la décarbonation industrielle et l’électrification
  • Les fonds seront répartis entre les projets GravitHy (fer décarboné) et HoloSolis (panneaux solaires), avec à la clé environ 2.500 emplois

MARSEILLE: Le spécialiste américain du traitement de l'eau Ecolab va investir 100 millions d'euros sur deux sites en France, près de Marseille et en Moselle, a annoncé samedi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

L'annonce se fait dans le cadre des journées de l'investissement Choose France, avant un sommet prévu lundi à Versailles.

"Je suis très heureux de vous annoncer qu'Ecolab confirme son engagement en faveur de la croissance durable de l'économie française avec un investissement de 100 millions d'euros", a déclaré à La Provence le ministre.

"Ces investissements soutiennent la décarbonation industrielle et l'électrification, le développement économique régional et la création d'environ 2.500 emplois qualifiés", a-t-il ajouté.

La somme se répartit entre deux sites industriels.

Le premier est celui où s'implante, à Fos-sur-Mer, l'usine de fer GravitHy, qui réunit, en plus d'Ecolab, le géant des métaux anglo-australien Rio Tinto, le fonds Japan Hydrogen Fund, l'allemand Siemens et le français Engie.

Le premier, GravitHy, promet un fer "décarboné", c'est-à-dire produit sans énergie fossile, à partir d'hydrogène vert. La construction de l'usine doit commencer en 2027, pour un démarrage de la production en 2030.

Le second est une usine de cellules et modules photovoltaïques, HoloSolis, à Hambach (Moselle) près de Sarreguemines. Appartenant au néerlandais InnoEnergy, elle doit être la plus grande d'Europe lorsqu'elle démarrera en 2027.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.