Le cœur battant de Riyad célèbre son cinquième anniversaire

Le siège historique de l’Arabie saoudite naissance, le district d’At-Turaif à Diriyah reprend désormais son ascension (Photo fournie).
Le siège historique de l’Arabie saoudite naissance, le district d’At-Turaif à Diriyah reprend désormais son ascension (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 05 août 2022

Le cœur battant de Riyad célèbre son cinquième anniversaire

  • Diriyah a été inscrit sur la liste «Great Places To Work» pour l’Arabie saoudite, une enquête mondiale qui classe les entreprises selon leur environnement de travail et la satisfaction des employés
  • Le site comptera au moins 28 hôtels et centres de villégiature de luxe, environ 400 des meilleures marques de luxe tendance du monde et plus de 150 restaurants gastronomiques et cafés haut de gamme

RIYAD: Imaginez: une ville historique, où siègent les dirigeants d’un pays du G20, qui rassemble des communautés de tous horizons pour leur permettre de tisser des liens. Une ville piétonne, qui encourage l’interaction et les engagements amicaux, une révolution bien nécessaire pour l’humanité après deux ans de confinement en raison de la pandémie de Covid-19. C’est ce que Diriyah va devenir et représenter.

Il y a cinq ans, le gouvernement saoudien a chargé l’Autorité de développement de Diriyah Gate (DGDA) de réaménager le «berceau du Royaume» en une destination touristique, culturelle et de divertissement durable et de classe mondiale.

Une fois achevé, ce gigaprojet, évalué à 50 milliards de dollars (1 dollar = 0,98 euro), comprendra certains des restaurants et des hôtels les plus luxueux du monde, construits dans le style architectural traditionnel najdi, ainsi que des aires de conservation et des sites culturels.

Longeant la périphérie de Riyad et construits sur une oasis qui s’est détachée des rives de Wadi Hanifa, les murs en briques de terre crue de Diriyah abritaient autrefois une ville désertique prospère qui était un moteur de la culture et du commerce.

Le quartier At-Turaif de Diriyah, avec sa célèbre citadelle, est le siège originel du pouvoir de la famille Al-Saoud du Royaume. En 1727, la ville est nommée capitale du pays, jetant ainsi les bases de ce qui deviendra plus tard l’Arabie saoudite unifiée.

En 2010, près de trois siècles plus tard, At-Turaif est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Ensuite, en juillet 2017, ce quartier fait l’objet d’un plan de restauration minutieux visant à redonner vie à son patrimoine historique. «Nichée autour du joyau du Royaume, At-Turaif, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, berceau du Royaume et ancien lieu de résidence de la famille royale Al-Saoud, Diriyah occupe une place incroyablement spéciale dans le paysage de l’Arabie saoudite», estime Jerry Inzerillo, PDG de l’Autorité de développement de Diriyah Gate. «Elle sera une destination touristique emblématique et représentera l’endroit où l’histoire du Royaume et de la péninsule Arabique dans son ensemble a commencé.»

L’un des principaux objectifs du projet de réaménagement de Diriyah est de stimuler le tourisme national, régional et international en proposant des offres de loisirs, d’hôtellerie et de commerce de détail de classe mondiale dans un cadre qui célèbre à la fois la beauté naturelle distinctive du Royaume et sa riche culture. «Nous savons que les touristes sont plus instruits, plus compétents, plus avisés et plus affûtés que jamais et qu’ils sont en quête d’expériences qu’ils ne trouveront nulle part ailleurs», affirme M. Inzerillo.

Située à 15 minutes de route de Riyad et à 25 minutes de l’aéroport international du Roi Khaled, Diriyah Gate est bien placé pour attirer les touristes de la région (Photo fournie).

«Ils veulent être des pionniers, non seulement en visitant des endroits qui proposent des activités qui n’étaient pas possibles auparavant, mais qui offrent aussi une expérience culturelle authentique. Il est aujourd’hui plus important que jamais que notre secteur s’adresse à ces voyageurs mondains et curieux en élaborant des destinations qui satisferont leur appétit pour la nouveauté et l’authenticité.»

À seulement quinze minutes en voiture de Riyad et à vingt-cinq minutes de l’aéroport international du roi Khaled, Diriyah Gate est bien placé pour attirer les touristes de la région. Située à l’intersection de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique, elle se trouve également à seulement huit heures de vol de 70% de la population mondiale et à quatre heures de 30% de la population mondiale. Cette destination culturelle, historique et tendance à vocation mixte, dont la superficie est de 11 km², est appelée à devenir la plus grande ville culturelle et patrimoniale du monde, et vise à attirer environ 30 millions de visiteurs par an d’ici à 2030.

Une fois achevé, le site comptera au moins 28 hôtels et centres de villégiature de luxe, environ 400 des meilleures marques de luxe tendance du monde, et plus de 150 restaurants gastronomiques et cafés haut de gamme.

Les activités en plein air occuperont une place importante dans l’offre touristique, notamment autour de Wadi Hanifah, où les visiteurs pourront découvrir l’apiculture locale, profiter de 8 km de sentiers équestres et d’une voie commerciale historique pour les caravanes de chameaux qui s’étend sur 7,5 km, et découvrir la faune unique de la région au Bariri Diriyah Wildlife Conservation Center.

Les touristes ne sont toutefois pas le seul marché cible. Plus de 3 000 unités résidentielles seront construites dans le style traditionnel najdi et on comptera également plus de 300 résidences de luxe.

Quelque 180 millions de briques de terre crue fabriquées à la main ont été préparées dans le cadre des travaux de construction architecturaux de style najdi et de la restauration authentique de Diriyah, afin que chaque aspect représente correctement une interprétation fidèle et précise de la vie dans la région du Najd.

Le site accueillera par ailleurs une toute nouvelle institution académique, l’université du roi Salmane, qui se concentrera sur le patrimoine, la culture et les arts, ainsi que plusieurs nouveaux instituts culturels spécialisés dans l’architecture de style najdi et la construction en briques de terre crue, la poésie, la fauconnerie, la récitation du Coran, le théâtre local, la danse, la musique et les arts culinaires.

Parmi les autres sites culturels figurent une grande mosquée pouvant accueillir plus de 10 000 fidèles, six musées consacrés à l’histoire saoudienne, ainsi qu’un village d'époque, sans oublier le site d’At-Turaif, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco (Photo fournie).

Parmi les autres sites culturels figurent une grande mosquée pouvant accueillir plus de 10 000 fidèles, six musées consacrés à l’histoire saoudienne, ainsi qu’un village d'époque, sans oublier le site d’At-Turaif, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, et le centre Al-Taleh, qui explore le patrimoine agricole de la région. Des souks et des bazars seront également répartis dans tout Diriyah.

Ces offres ne sont pas passées inaperçues dans la région. Diriyah a été choisie pour être la capitale de la culture arabe en 2030. Elle a déjà accueilli le Jax Arts Festival et la Biennale d’art contemporain de Diriyah, une plate-forme qui soutient le mouvement artistique et créatif et contribue à suivre le rythme de la transformation culturelle du Royaume. «La culture et le patrimoine sont le fondement de tout ce que nous faisons à Diriyah et sont intégrés dans notre stratégie à chaque étape du projet», souligne M. Inzerillo.

«Nous partons toujours du principe que Diriyah est, avant tout, un lieu de culture. C’est ce qui nous distingue de tout autre projet à vocation mixte ou de tout autre gigaprojet. À la DGDA, nous sommes les gardiens de ce magnifique morceau du patrimoine saoudien que nous avons le privilège de préserver, de partager et de célébrer avec le monde.»

En outre, l’environnement durable est au cœur de ce plan de restauration. Le projet contribue considérablement aux objectifs de durabilité de l’Arabie saoudite et s’inscrit dans le cadre de l’Initiative verte saoudienne et de la Vision 2030 du Royaume portant sur la diversification économique et la réforme sociale.

Des espèces indigènes et résistantes à la sécheresse sont utilisées dans l’aménagement paysager du site, ce qui permet de réduire la demande d’irrigation et donc d’économiser l’eau. Les oueds et les escarpements du projet sont également réhabilités et protégés, notamment les fermes historiques de palmiers-dattiers de Wadi Hanifah.

De plus, la DGDA affirme qu’elle contribue à la réduction des émissions de carbone, et ces efforts semblent déjà porter leurs fruits. La DGDA s’est récemment vu attribuer la précertification platine LEED pour les villes et les communautés pour la première phase du projet de Diriyah, en reconnaissance de ses progrès vers la durabilité, les émissions nulles de dioxyde de carbone et les objectifs d’équité.

Une fois achevé, le site comptera au moins 28 hôtels et centres de villégiature de luxe, environ 400 des meilleures marques de luxe tendance du monde, et plus de 150 restaurants gastronomiques et cafés haut de gamme (Photo fournie).

Profitant de son espace extérieur, le projet prévoit une place en plein air avec plus de 20 espaces pour organiser des événements, une promenade de 3 km sur l’escarpement surplombant Wadi Hanifah et At-Turaif, ainsi qu’un parc de plus de 2 km² à Wadi Hanifah, rempli de palmiers originaux et nouvellement plantés et d’aires de jeux pour enfants. Soucieux de la santé, de la forme physique et du bien-être, les planificateurs construisent également un centre sportif et récréatif et plus de 9 km de pistes cyclables.

Diriyah devrait également accueillir de nombreux autres événements sportifs majeurs. Avec son réseau routier distinct, la ville s’est avérée être un choix populaire pour accueillir le célèbre événement de course de Formule E au fil des ans. Diriyah a de même organisé Clash on the Dunes, le premier championnat de boxe poids lourds à se tenir au Moyen-Orient. Les marques sportives ne sont pas les seuls grands noms à être attirés par Diriyah. Le site a récemment accueilli une exposition de Cartier, l’une des maisons de joaillerie les plus prestigieuses au monde.

Malgré ce développement rapide, les planificateurs n’ont pas perdu de vue la population locale. Le programme de développement des diplômés de Diriyah a déjà admis 70 diplômés pour améliorer leurs compétences et leur présenter des offres d’emploi.

Les planificateurs ont par ailleurs mis en place la mairie de Diriyah afin de tenir la communauté informée, lancé un programme de recyclage et organisé des collectes de sang régulières pour soutenir le système de santé local. «Une chose dont je suis particulièrement fier est l’engagement et les exploits de la DGDA pour permettre aux habitants de Diriyah d’atteindre leurs objectifs», note M. Inzerillo. «La DGDA a célébré et continue de célébrer la communauté locale, en mettant en avant les réalisations sociales, culturelles et historiques, en établissant un lien avec les racines de l’État saoudien et en créant des bases solides sur lesquelles construire le meilleur avenir possible pour la communauté.»

La création d’emplois privilégiant les travailleurs saoudiens figure parmi les priorités du gouvernement, dans le cadre de son programme de saoudisation. Environ 85% des employés de la DGDA sont des Saoudiens, dont 36% sont des femmes. Parmi elles, 16% occupent des postes de direction. Les habitants de Diriyah représentent 14% du personnel.

Le cœur battant du Royaume célèbre des individus uniques venus des quatre coins du monde, tout en valorisant les habitants et en les encourageant à participer au développement de leur ville bien-aimée. Depuis septembre 2020, la DGDA a plus que doublé ses effectifs, comptant aujourd’hui plus de 1 000 employés. Elle a été inscrite sur la liste «Great Places To Work» pour l’Arabie saoudite, une enquête mondiale qui classe les organisations selon leur environnement de travail et la satisfaction des employés. Pour M. Inzerillo, l’impact économique du projet constituera un indicateur important de sa réussite.

«À plus long terme, le succès sera au rendez-vous lorsque Diriyah contribuera positivement au PIB du Royaume, créera environ 55 000 emplois et nous permettra de réaliser notre objectif d’attirer 30 millions de visiteurs par an», explique-t-il. Toutefois, la plus grande réussite est d’insuffler un sentiment de fierté nationale aux Saoudiens ordinaires. «Diriyah est plus qu’un gigaprojet. C’est une ville cruciale, car elle permet au Royaume de rester attaché à son identité et à son âme, et l’âme ne peut pas être mesurée avec de l’argent», ajoute-t-il. «L’âme se mesure en fonction de sa culture et de son peuple. C’est pourquoi Diriyah est très importante.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Des colons Israéliens pénètrent en Syrie avant d'être arrêtés

Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident". (AFP)
Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident". (AFP)
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  • L'armée a déclaré "condamner fermement cet incident et souligner sa gravité, qui constitue une infraction pénale qui met en danger des civils comme des soldats"
  • "Les pionniers de Bashan" ont eux posté, toujours sur X, une photo montrant leurs militants sur ce toit en indiquant: "sans colonisation civile, la présence militaire ne tiendra pas à long terme"

JERUSALEM: Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident".

Selon la télévision publique israélienne Kan, il s'agit de militants appartenant au groupuscule "Les pionniers de Bashan" qui prône l'établissement de colonies israéliennes dans le sud de la Syrie.

Ils s'étaient d'abord rassemblés près de la frontière, avant de pénétrer sur le territoire syrien sur quelques centaines de mètres, selon l'armée, qui indique les avoir remis à la police.

L'armée a déclaré "condamner fermement cet incident et souligner sa gravité, qui constitue une infraction pénale qui met en danger des civils comme des soldats".

La chaîne Kan a posté sur X des images montrant ces militants se retrancher sur un toit près du village syrien d'Hader.

"Les pionniers de Bashan" ont eux posté, toujours sur X, une photo montrant leurs militants sur ce toit en indiquant: "sans colonisation civile, la présence militaire ne tiendra pas à long terme. Nous sommes ici jusqu'à ce qu'ils laissent nos familles entrer pour y vivre".

Selon Kan, ce n'est pas la première fois que ce groupuscule s'infiltre côté syrien. Les dernières fois, il n'y avait pas eu de condamnation officielle, a-t-elle indiqué.

Depuis la chute en décembre 2024 du président Bachar al-Assad et la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon contrôlée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Israël, qui réclame une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie, a mené depuis un an des centaines de frappes et conduit des incursions chez son voisin.

Israël avait pris la majeure partie de ce plateau à la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967, puis a annexé les zones sous son contrôle.

La colonisation israélienne, aujourd'hui présente en Cisjordanie, est régulièrement dénoncée par l'ONU comme illégale au regard du droit international et comme un des principaux obstacles à une solution de paix durable entre Israéliens et Palestiniens en ce qu'elle empêche la création d'un Etat palestinien viable.

Quelque 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie occupée, au milieu de trois millions de Palestiniens.


Pourparlers avec Israël: Le Liban demande une prolongation de la trêve et l'arrêt de la destruction des villages du sud

Des équipes de secours utilisent des pinces spéciales pour dégager les décombres d'un bâtiment touché par l'armée israélienne, dans le village de Hanaouay, au sud du Liban, le 22 avril 2026. (AFP)
Des équipes de secours utilisent des pinces spéciales pour dégager les décombres d'un bâtiment touché par l'armée israélienne, dans le village de Hanaouay, au sud du Liban, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Un responsable libanais a déclaré que le président Aoun a chargé une délégation de discuter des mesures à prendre pour assurer le respect du cessez-le-feu et l'arrêt des violations
  • M. Aoun s'est entretenu avec des dirigeants régionaux dans le cadre d'efforts diplomatiques visant à renforcer le soutien à la position du Liban dans les pourparlers

BEYROUTH : Le Liban demandera une prolongation d'un mois du cessez-le-feu actuel avec Israël lors d'une deuxième série de discussions directes à Washington jeudi, ont indiqué des sources libanaises à Arab News.

Un responsable libanais a déclaré que le président Joseph Aoun avait également chargé la délégation de discuter des mesures à prendre pour garantir le respect du cessez-le-feu et l'arrêt des violations, en particulier ce que Beyrouth décrit comme la destruction continue par Israël de villages dans le sud du Liban.

L'ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Moawad, et son homologue israélien, Yechiel Leiter, se rencontreront pour la deuxième fois en deux semaines au siège du département d'État américain à Washington.

Les discussions devraient porter sur les préparatifs d'un cycle de négociations plus large, notamment sur la formation des délégations libanaise et israélienne, alors que le fragile cessez-le-feu de dix jours conclu sous l'égide des États-Unis expire dimanche.

Selon la source, l'ancien ambassadeur libanais Simon Karam devrait diriger l'équipe de négociation libanaise. M. Karam a déjà participé à des pourparlers indirects avec Israël à Ras Naqoura, en tant que membre du comité chargé de superviser l'application du cessez-le-feu.

L'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, devrait également assister à la réunion.

M. Aoun s'est entretenu avec des dirigeants de la région dans le cadre d'efforts diplomatiques visant à renforcer le soutien à la position du Liban dans les pourparlers.

Le président libanais a tenu un appel téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, au cours duquel il l'a remercié pour le soutien continu du Royaume au Liban, en particulier dans les circonstances difficiles actuelles.

Dans un appel séparé, l'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, a exprimé son soutien aux efforts de M. Aoun pour mettre fin aux hostilités, notamment par des négociations directes, en obtenant un retrait israélien du Sud-Liban et en déployant l'armée libanaise le long de la frontière pour renforcer l'autorité de l'État.

Mercredi, M. Aoun a déclaré qu'il était en étroite coordination avec le président du Parlement, Nabih Berri, et le premier ministre, Nawaf Salam, au sujet des négociations, soulignant que des pourparlers menés conformément aux intérêts et aux principes du Liban restaient la seule voie pour mettre fin à la guerre, assurer le retrait israélien, faciliter le retour des personnes déplacées et des détenus, et permettre la reconstruction, selon des sources officielles.

M. Aoun avait précédemment affirmé dans une déclaration officielle que les "négociations directes" étaient son option préférée.

"Ces négociations ne sont pas une faiblesse. Elles ne sont pas un recul. Elles ne sont pas une concession", a déclaré le président dans une allocution télévisée.

"Elles sont une décision qui découle de la force de notre croyance en nos droits et en la protection de notre peuple, ainsi que de notre responsabilité de protéger notre pays par tous les moyens possibles.

Le Hezbollah a décrit les pourparlers comme faisant partie d'une série de "concessions perdantes" que le gouvernement libanais fait à Israël.

M. Salam, qui s'est exprimé depuis Paris mardi soir après avoir rencontré le président français Emmanuel Macron, a confirmé que le Liban continuerait à poursuivre la diplomatie par le biais de discussions directes avec Israël.

"Les négociations seront ardues et nous aurons besoin du soutien actif de nos alliés. Il ne peut y avoir d'État ou de souveraineté avec plus d'une armée."

Il a ajouté : "Nous ne cherchons pas la confrontation avec le Hezbollah, mais nous ne lui permettrons pas de nous intimider."

Lors d'une conférence de presse commune, le président français a souligné la nécessité de prolonger la trêve entre le Liban et Israël pour permettre l'ouverture de négociations.

Il a également insisté sur la nécessité du retrait d'Israël du Sud-Liban, ainsi que sur le désarmement du Hezbollah dans un cadre dirigé par le Liban.

Une source officielle libanaise a déclaré à Arab News qu'il y avait un consensus parmi les responsables libanais pour entamer des négociations sur la base d'un plan clair, notant que si le Hezbollah s'oppose aux pourparlers directs, cela reste "leur prérogative".

La source officielle a déclaré que le désarmement du Hezbollah "est la responsabilité du Liban", tout en citant les "violations" israéliennes continues depuis le cessez-le-feu du 16 avril, y compris la destruction à grande échelle des villages du sud "au point d'effacer leurs caractéristiques".

"Il s'agit d'une violation inacceptable à tous points de vue", a déclaré le responsable à Arab News.

Selon les conditions du cessez-le-feu, Israël affirme avoir le droit de "se défendre, à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

L'armée israélienne a déclaré que la zone tampon établie dans le sud, à une profondeur de 5 à 10 km en territoire libanais, où 39 villages et villes ont été rasés, vise à éliminer les menaces du Hezbollah.

La source officielle libanaise a déclaré que la prochaine réunion de Washington reflétait un effort pour séparer les négociations avec le Liban de la voie plus large des États-Unis et de l'Iran.

Il a décrit cette démarche comme un "découplage" des deux dossiers, tout en notant que toute évolution positive des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, s'ils reprennent, pourrait encore avoir un impact bénéfique sur le Liban.

"Le Liban n'est pas à la table des négociations", a déclaré la source, ajoutant que si le Hezbollah préfère que l'Iran négocie en son nom, "l'État libanais est présent et c'est lui qui négocie".

Par ailleurs, dans le cadre des efforts visant à mettre en œuvre la décision du cabinet de restreindre les armes aux institutions de l'État, M. Aoun a demandé, lors d'une réunion avec de hauts responsables de la sécurité, des mesures d'application plus strictes à Beyrouth et dans d'autres régions.

Il a demandé une augmentation du déploiement des forces militaires et de sécurité et une meilleure coordination entre les agences.

M. Aoun a également appelé à l'intensification des raids contre les dépôts d'armes présumés et a souligné la nécessité d'empêcher toute manifestation armée, mettant en garde contre toute tentative de porter atteinte à la sécurité.

Il a déclaré que la préservation de la paix civile à ce stade était "une ligne rouge", soulignant qu'aucune partie ne devait entraver la mise en œuvre des mesures de sécurité.


Macron annonce la mort d'un 2e militaire français de la Finul des suites de ses blessures

Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes. (AFP)
Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes. (AFP)
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  • "Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures"
  • La Nation salue "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

PARIS: Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.

"Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures", a déclaré le président sur le réseau X, ajoutant que la Nation saluait "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".