Irak: Macron «partage» l'appel au dialogue du Premier ministre

Les partisans de l'ecclésiastique irakien Moqtada Sadr se rassemblent à l'entrée du parlement lors de leur sit-in pour protester contre la nomination d'un bloc rival au poste de Premier ministre, dans la zone verte de haute sécurité de la capitale Bagdad, le 2 août 2022. (Sabah ARAR / AFP)
Les partisans de l'ecclésiastique irakien Moqtada Sadr se rassemblent à l'entrée du parlement lors de leur sit-in pour protester contre la nomination d'un bloc rival au poste de Premier ministre, dans la zone verte de haute sécurité de la capitale Bagdad, le 2 août 2022. (Sabah ARAR / AFP)
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Publié le Mardi 02 août 2022

Irak: Macron «partage» l'appel au dialogue du Premier ministre

  • Depuis les législatives d'octobre 2021, l'Irak connaît une paralysie politique
  • Les partisans du puissant leader chiite Moqtada Sadr ont entamé un sit-in au Parlement et ses rivaux politiques ont manifesté par milliers lundi à Bagdad, illustrant le bras de fer qui déchire le pays

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a souligné mardi sa "forte préoccupation face à la situation en Irak", disant partager l'appel du Premier ministre au "dialogue et à la concertation".

"Forte préoccupation face à la situation en Irak. Le calme et la retenue doivent prévaloir. Je partage l'appel du Premier ministre Mustafa al-Kadhimi au dialogue et à la concertation pour répondre aux aspirations des Irakiens", a écrit le chef de l'Etat dans un tweet en arabe, selon la traduction fournie par l'Elysée.

Depuis les législatives d'octobre 2021, l'Irak connaît une paralysie politique. Des mois de tractations entre les grands partis n'ont pas permis d'élire un nouveau président de la République ou un nouveau chef du gouvernement.

Les partisans du puissant leader chiite Moqtada Sadr ont entamé un sit-in au Parlement et ses rivaux politiques ont manifesté par milliers lundi à Bagdad, illustrant le bras de fer qui déchire le pays.

Dans une allocution télévisée samedi, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi, qui expédie les affaires courantes, a appelé les blocs politiques "à s'asseoir pour négocier et s'entendre".


France: Les émissions de CO2 stagnent au premier semestre à cause de l'énergie

Dans le détail, les différents secteurs d'activité ont enregistré des évolutions très contrastées (Photo, AFP).
Dans le détail, les différents secteurs d'activité ont enregistré des évolutions très contrastées (Photo, AFP).
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  • Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France sont restées quasi-stables au premier semestre, peinant ainsi à baisser pour de bon
  • La France s'est engagée à réduire ses émissions de 40% d'ici 2030

PARIS: Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France sont restées quasi-stables au premier semestre, peinant ainsi à baisser pour de bon avec une hausse dans le secteur de l'énergie en raison de l'arrêt de réacteurs nucléaires, selon des chiffres officiels publiés jeudi.

"Les émissions de GES des six premiers mois de 2022 sont quasiment stables par rapport à celles des six premiers mois de 2021 (-0,6% de différence sur le semestre), au total tous secteurs hors puits de carbone", indique le Citepa, organisme mandaté pour réaliser l'inventaire français des émissions.

Il s'agit à ce stade d'estimations provisoires, prévient-t-il. Mais elles ne sont pas de bon augure, alors que la France s'est engagée à réduire ses émissions de 40% d'ici 2030, une ambition qui doit être renforcée pour tenir compte de nouveaux objectifs européens (-55%).

Dans le détail, les différents secteurs d'activité ont enregistré des évolutions très contrastées.

Le secteur de la production d'énergie a ainsi connu une hausse marquée de 7,6% sur le semestre, et cela "en lien avec les nombreux arrêts de centrales nucléaires en 2022", souligne le Citepa.

La France doit en effet faire face à l'indisponibilité de la moitié de son parc nucléaire actuellement en raison de maintenances programmées ou de problèmes de micro-fissures apparues l'hiver dernier. Résultat, la production électrique nucléaire devrait atteindre 280 TWh en 2022, un plus bas historique.

Pour produire son électricité, le pays a ainsi notamment eu recours aux centrales à gaz et, beaucoup plus marginalement, à charbon. Ces moyens de production émettent du CO2, contrairement au nucléaire.

Le secteur des transports a aussi vu ses émissions augmenter sur la période (+7,0%), "avec deux facteurs opposés qui ont pu entrer en compétition, la suite du rebond post covid 2020 de reprise d'activité et la crise énergétique", note le Citepa.

À l'inverse, le secteur des bâtiments (-12,5%) et de l’industrie manufacturière et de la construction (-5,2%) ont vu leurs émissions reculer, une tendance pour laquelle le Citepa évoque la crise de l'énergie mais aussi la météo plus douce, qui a des effets sur le chauffage.


Transports et sécurité JO de Paris 2024: Macron veut des arbitrages «en octobre»

Du côté de la cérémonie d'ouverture, consistant à un défilé des délégations olympiques sur 6 km de la Seine, Emmanuel Macron a demandé à ce que «soit clarifiées les chaines de responsabilités» (Photo, AFP).
Du côté de la cérémonie d'ouverture, consistant à un défilé des délégations olympiques sur 6 km de la Seine, Emmanuel Macron a demandé à ce que «soit clarifiées les chaines de responsabilités» (Photo, AFP).
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  • Le chef de l’État a «souhaité que le mois d'octobre soit un mois d'arbitrages et de décisions sur un certain nombre de sujets», a fait savoir l’Élysée
  • «Tarifications, dessertes à vélo, cadencement de l'offre, besoins en chauffeurs, notamment de bus, pourront ainsi être finalisés», a ajouté l’Élysée

PARIS: Emmanuel Macron a demandé des arbitrages sur le plan de transports "en octobre" ainsi que sur la sécurité de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024, a indiqué l'Elysée jeudi à l'issue d'une réunion avec les élus impliqués, à l’Élysée.

Le chef de l’État a "souhaité que le mois d'octobre soit un mois d'arbitrages et de décisions sur un certain nombre de sujets", a fait savoir l’Élysée. Ainsi Ile-de-France mobilités doit pouvoir "transmettre les derniers éléments attendus" pour "produire, courant octobre, son projet global de transports".

"Tarifications, dessertes à vélo, cadencement de l'offre, besoins en chauffeurs, notamment de bus, pourront ainsi être finalisés" à partir de ce document, a ajouté l’Élysée. Le ministre des Transports, Clément Beaune, lancera "un comité des mobilités" avec tous les acteurs locaux et nationaux, et les opérateurs, a encore indiqué l'Elysée.

La question des transports, toujours cruciale pour des JO, se pose de manière accrue en Ile-de-France. Outre le fait que certaines lignes ne seront pas prêtes à temps pour 2024, le fiasco de la finale de la Ligue des champions fin mai, a aussi mis en lumière un problème d'accès aux abords du Stade de France, équipement olympique.

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a fait part, lors de cette réunion, de ses préoccupations pour le prolongement de la ligne E, Eole, qu'elle veut voir ouverte pendant les JO, ainsi que sur le manque de conducteurs et le climat social à la RATP, a indiqué son entourage à l'AFP.

La question de l'accessibilité a aussi été largement évoqué. Un plan "spécifique" devra être élaboré "d'ici la fin de l'année".

Du côté de la cérémonie d'ouverture, consistant à un défilé des délégations olympiques sur 6 km de la Seine, Emmanuel Macron a demandé à ce que "soit clarifiées les chaines de responsabilités" selon les zones et que "les modes de gestions des flux sur les quais hauts soient arbitrés d'ici la fin octobre".

Il est en effet prévu que les spectateurs munis de billets aillent sur les quais bas tandis que le spectacle sera visible gratuitement depuis les quais hauts. La jauge de la cérémonie n'est pas encore finalisée.

De son côté, la Première ministre, Élisabeth Borne, présente à la réunion, fera le point sur "les besoins législatifs" pour la future loi olympique, "d'ici la fin octobre" pour une présentation en Conseil des ministres "d'ici la fin de l'année".

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a mis en avant "le haut niveau d'attente des concitoyens sur l'ambition écologique du projet", a rapporté l’Élysée. Quant au président de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, il a insisté sur "l'héritage" et les retombées économiques pour les habitants du département, a-t-il dit, interrogé par l'AFP en sortant.


Retraite: Le groupe LFI refuse de participer «à la mascarade» de la concertation

Le chef de la coalition de gauche Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES) et du parti de gauche La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon (au centre), lors d'un rassemblement dans le cadre d'une journée nationale de grève des travailleurs, à Marseille, le 29 septembre 2022 (Photo, AFP).
Le chef de la coalition de gauche Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES) et du parti de gauche La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon (au centre), lors d'un rassemblement dans le cadre d'une journée nationale de grève des travailleurs, à Marseille, le 29 septembre 2022 (Photo, AFP).
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  • «Emmanuel Macron, isolé et désavoué par son propre camp, a dû battre en retraite sur l'hypothèse d'un amendement en catimini pour imposer sa réforme des retraites»
  • «Le gouvernement pense désormais reculer pour mieux sauter», écrit le groupe, présidée par la députée Mathilde Panot

PARIS: Le groupe LFI "refuse de participer à (la) mascarade" du nouveau cycle de concertations que va lancer le gouvernement sur les retraites, en s'opposant à la "condition préalable" de "l'acceptation d'un recul de l'âge de départ à la retraite", a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.

L'exécutif a annoncé jeudi qu'il allait rouvrir un cycle de concertations pour l'adoption d'un projet de loi sur la réforme de retraite "avant la fin de l'hiver", sans pour autant exclure une dissolution de l'Assemblée nationale en cas de blocage.

"Emmanuel Macron, isolé et désavoué par son propre camp, a dû battre en retraite sur l'hypothèse d'un amendement en catimini pour imposer sa réforme des retraites. Le gouvernement pense désormais reculer pour mieux sauter", écrit le groupe, présidée par la députée Mathilde Panot.

Mais "le nouveau cycle de 'concertation' pose comme condition préalable l'acceptation d'un recul de l'âge de départ à la retraite. Le groupe LFI-Nupes refuse de participer à cette mascarade", poursuit le communiqué.

Face à la menace de dissolution, "pas d'inquiétude: nous sommes plus que jamais prêts à gouverner", assure le groupe qui promet de "répliquer par tous les moyens dont nous disposons". "Dès lundi dans l'hémicycle et dans toutes les mobilisations à venir. Déferlons à Paris le 16 octobre prochain!", ajoutent-ils en référence à la marche que prépare une partie de la Nupes ce jour-là.