«Prière d’envoyer mes bagages au resort»: bienvenue dans le nouvel aéroport de la Red Sea Development Company

Contrairement aux normes actuelles, les plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité (fournie)
Contrairement aux normes actuelles, les plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité (fournie)
Contrairement aux normes actuelles, les plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité (fournie)
Contrairement aux normes actuelles, les plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité (fournie)
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Publié le Dimanche 31 juillet 2022

«Prière d’envoyer mes bagages au resort»: bienvenue dans le nouvel aéroport de la Red Sea Development Company

  • Délibérément situé à vingt kilomètres environ des îles et lagons côtiers sensibles qui abritent de précieux récifs et mangroves, l’aéroport est niché dans une plaine ouverte entre les dunes côtières et les montagnes
  • Le transport local terrestre et maritime vers les complexes touristiques se fera au moyen de véhicules électriques plus durables au lieu des véhicules à moteur essence ou diesel

RIYAD: Des essais en vol ont eu lieu les 20 et 21 juillet dans le tout nouvel aéroport international d’Arabie saoudite qui est en cours de construction dans le cadre du projet Red Sea. Ils marquent le début d’une nouvelle ère de tourisme et de voyages au sein du Royaume.

Situé à plus de cinq heures de route des principaux aéroports internationaux existants, les plus proches de Djeddah ou de Médine, et à plus de deux heures des aéroports internationaux régionaux les plus proches de Yanbu ou d’AlUla, l’aéroport international de la mer Rouge mettra cette nouvelle destination touristique à la portée des clients nationaux et internationaux.

Délibérément situé à vingt kilomètres environ des îles et lagons côtiers sensibles, l’aéroport, qui abrite de précieux récifs et mangroves, est niché dans une plaine ouverte entre les dunes côtières et les montagnes.

La première phase de ce projet Vision 2030 devrait accueillir les premiers invités vers le début de l’année prochaine. Les responsables de l’aéroport sont déterminés à rendre unique l’expérience des voyageurs.

Le projet Red Sea est une évolution régénératrice unique. La grande majorité des zones terrestres et marines restent intactes et l’intervention en matière de développement est soigneusement sélectionnée pour obtenir un avantage net positif pour l’environnement d’ici à 2040. En outre, l’infrastructure de soutien, comme le nouvel aéroport, a été soigneusement abordée de manière à rester fidèle à la vision et aux valeurs du développeur de projet – la Red Sea Development Company.

l’équipe de l’aviation travaille à la mise en œuvre d’un concept unique d’opérations pour la manutention des bagages (fournie)
l’équipe de l’aviation travaille à la mise en œuvre d’un concept unique d’opérations pour la manutention des bagages (fournie)

Le directeur exécutif du projet d’aéroport de la Red Sea Development Company, Joseph Stratford, est un ingénieur civil et environnemental qui a dédié la majeure partie de sa carrière à la mise en place d’infrastructures aéroportuaires au Moyen-Orient.

Il s’est installé pendant cinq ans dans son pays natal pour appliquer son expérience de la livraison au sein des aéroports internationaux à l’expansion de l’aéroport de Londres-Heathrow. Il est depuis retourné au Royaume pour diriger la livraison des technologies de la prochaine génération, destinées à l’aviation.

« L’aéroport international de la mer Rouge est l’un des plus petits aéroports que j’ai dirigés, mais sans aucun doute le plus emblématique, le plus progressiste et le plus spécial. Le concept architectural, le mode de fonctionnement et l’expérience client y sont vraiment uniques » , déclare M. Stratford dans un entretien exclusif accordé à Arab News.

« L’aéroport international de la mer Rouge est le plus emblématique, le plus progressiste et le plus spécial. Le concept architectural, le mode de fonctionnement et l’expérience client y sont vraiment uniques ». - Joseph Stratford

Des modes opératoires inégalés

Contrairement aux normes actuelles, l’ensemble des plans opérationnels dans le nouvel aéroport garantissent des services-clients de qualité et créent un environnement proposant une expérience transparente, inégalée et sans tracas.

Par exemple, l’équipe de l’aviation travaille à la mise en œuvre d’un concept unique d’opérations pour la manutention des bagages. Les passagers de l’aéroport n’auront pas à s’arrêter dans une zone spéciale pour la récupération des bagages.

« Les passagers seront plutôt accompagnés jusqu’au centre d’accueil dans la zone d’arrivée. Les bagages seront traités dans une installation dédiée grâce à un système de pointe qui assure le suivi de chaque valise jusqu’à sa livraison au propriétaire à la destination choisie », déclare Abdelaziz al-Abdan, directeur des opérations aériennes à l’aéroport international de la mer Rouge.

De plus, l’aéroport appliquera des dispositions et des procédures de sécurité discrètes et non-intrusives pour améliorer l’expérience globale des clients sans enfreindre les exigences réglementaires régissant ces opérations.

Par ailleurs, cet aéroport sera le premier et le seul au Moyen-Orient et en Afrique du Nord relié à des hydro-aérodromes et exploitant des hydravions amphibies.

L’aéroport dispose d’une piste dédiée aux hydravions et aux petites opérations d’aviation générale, permettant un accès aérien direct aux destinations de la mer Rouge.

« Notre équipe d’aviation a travaillé en étroite collaboration avec l’Autorité générale de l’aviation civile pour établir le cadre réglementaire des hydro-aérodromes, des hydravions et des pistes d’atterrissage », précise M. Al-Abdan.

Le cadre réglementaire a abouti à l’introduction et à l’application d’un nouvel ensemble de règles de sécurité qui régissent la mise en place et l’exploitation des hydro-aérodromes, ainsi qu’à l'accord sur les certifications de la Red Sea Air Services Company pour l’exploitation des hydravions et des pistes d’eau.

Ammar Ghaith, directeur associé des infrastructures aéroportuaires au sein du nouvel établissement, déclare que l’aéroport  constituera la première et dernière impression de tous les invités de marque.(fournie)
Ammar Ghaith, directeur associé des infrastructures aéroportuaires au sein du nouvel établissement, déclare que l’aéroport  constituera la première et dernière impression de tous les invités de marque.(fournie)

Magnifique conception

Ce qui distingue l’aéroport international de la mer Rouge, c’est qu’il s’agit d’un aéroport touristique haut de gamme et non d’un aéroport civil ordinaire. La portée de ses opérations comprend les services de transport et d’accueil qui commencent lorsque les visiteurs arrivent à l’aéroport jusqu’à ce qu’ils arrivent enfin dans leurs hôtels.

« L’aéroport est une extension des stations balnéaires exclusives de la mer Rouge et sera la première et dernière impression de tous nos invités de marque », soutient Ammar Ghaith, directeur associé des infrastructures aéroportuaires au sein du nouvel aéroport.

La conception de l’aéroport est unique et sa planification efficace de l’espace permet de réduire le nombre d’étapes nécessaires pour mener à bien les arrivées ou les départs. Par ailleurs, l’intervention humaine est minimale et les temps de traitement plus courts.

L’aéroport s’est associé à des parties prenantes clés pour faciliter ses procédures de vol et ses réseaux d’espace aérien.

Les parties prenantes comprennent l’Autorité générale de l’aviation civile, les services de navigation aérienne de l’Arabie saoudite, le consultant en aviation d’aéroport United ATS, FlyNas, FlyAdeal, TRSDC Operations, TRS Seaplane Co., Nesma Almabani Joint Venture, le consultant en piste d’eau Jacobs et l’exploitant d’aéroport DAA International.

« La recherche de normes élevées est la clé de la rapidité et de la qualité de livraison des installations aéroportuaires jusqu’à présent », soutient M. Stratford (fournie)
« La recherche de normes élevées est la clé de la rapidité et de la qualité de livraison des installations aéroportuaires jusqu’à présent », soutient M. Stratford (fournie)

Transport sans précédent

Le transport local terrestre et maritime vers les complexes touristiques se fera au moyen de véhicules électriques plus durables au lieu des véhicules à moteur essence ou diesel.

Dans le cas des taxis aériens, bien qu’initialement prévus pour être des hydravions amphibies conventionnels, l’aéroport dispose d’une piste secondaire dédiée, qui sera l’une des premières à adopter les différents hydravions à hydrogène et la technologie des avions eVTOL et eSTOL.

Alors que l’eVTOL est un avion électrique à décollage et atterrissage verticaux, l’eSTOL est un avion électrique à décollage et atterrissage courts.

Cette approche permettra aux clients et à leurs bagages de voyager rapidement, tranquillement et durablement vers et depuis les complexes touristiques.

Le terminal de taxi aérien devrait ouvrir l’année prochaine, initialement pour une combinaison de taxi aérien, ainsi que d’aviation domestique et générale afin de permettre aux clients d’accéder à la première tranche d’hôtels. L’aérogare principale emblématique fournira une capacité d’aviation commerciale internationale et une capacité pour les tranches successives de livraison et d’exploitation d’hôtels.

Les essais en vol lancés récemment sont une étape nécessaire pour tous les nouveaux aéroports où un avion spécialement conçu, chargé d’équipements spécialisés, exploite de nouvelles pistes pour tester les systèmes visuels et instrumentaux. De plus, il permet aux pilotes d’effectuer des décollages et des atterrissages sûrs et efficaces dans diverses conditions météorologiques, entre autres conditions.

Le terminal de taxi aérien devrait ouvrir l’année prochaine (fournie)
Le terminal de taxi aérien devrait ouvrir l’année prochaine (fournie)

Mesures de renforcement responsables

« Un pas décisif a été franchi au cours de ces dernières années en matière de livraison sensible dans cette région, au niveau de la façon dont nous abordons, planifions, livrons et exploitons des installations pareilles», explique M. Stratford.

« Cela renforce, à tous les niveaux, la culture de l’attention portée à la main-d’œuvre, la protection de l’environnement, les processus, la qualité du produit, ainsi que le respect des délais et des coûts. L’ensemble de l’équipe et moi-même avons à cœur de mener à bien et de manière responsable des projets comme celui-ci », poursuit-il.

M. Stratford vivait auparavant dans les logements de TRSP Construction Village Housing aux côtés d’un grand nombre des 1 800 employés de l’aéroport. Il a emménagé cette année dans les résidences du village côtier, où les bureaux, les hôtels de gestion, les appartements, les villas et les maisons de ville de la Red Sea Development Company ont accepté le personnel, les fournisseurs et les visiteurs dans les dernières étapes de construction du projet Red Sea avant l’ouverture progressive des complexes aux touristes l’année prochaine.

« La recherche de normes élevées est la clé de la rapidité et de la qualité de livraison des installations aéroportuaires jusqu’à présent », soutient M. Stratford. « En effet, le projet d’aéroport a dépassé neuf millions d’heures de travail en toute sécurité sans aucune blessure nécessitant un arrêt de travail ».

L’approche de la Red Sea Development Company s’aligne sur le mandat de leadership national et du secteur selon lequel le développement de l’aviation est un catalyseur essentiel de la croissance économique et devrait se concentrer sur les implications et les défis environnementaux et de durabilité.

M. Stratford ajoute : « En plus de fournir des installations emblématiques et progressistes au niveau de la forme et de la fonction, nous avons tenu compte, dès le départ, de la durabilité et de l’environnement.»

« Pour la construction de l’aérodrome, les entrepreneurs ont répondu aux normes et aux attentes les plus élevées que j’ai vues dans ma carrière : les évaluations d’impact, les autorisations, la surveillance et les rapports sont pris très au sérieux. La culture, la fierté, la passion, le professionnalisme et l’attention de l’équipe jouent également un rôle important.

La construction est en cours pour les aérogares, avec des ensembles de structure attribués et entamés. Le projet Red Sea sera entièrement hors réseau, y compris l’aéroport, alimenté par une ferme solaire et la plus grande installation de stockage de batteries au monde.

La construction est en cours pour les aérogares, avec des ensembles de structure attribués et entamés (fournie)
La construction est en cours pour les aérogares, avec des ensembles de structure attribués et entamés (fournie)

Viser très haut

De plus, les installations de l’aérogare suivent le Leadership in Energy and Environmental Design, un système de notation utilisé par le US Green Building Council pour mesurer la durabilité et l’efficacité des ressources d’un bâtiment.

« Nous avons visé haut pour une certification Platine », souligne M. Stratford. « La note préliminaire détaillée de la phase de conception suggère que nous sommes sur la bonne voie pour une certification Or ou plus, qui sera confirmée à travers les travaux de construction et d’exploitation ».

Il ajoute : « Nous avons été guidés par les exigences, la sélection des matériaux, les méthodes, les équipements, ainsi que la réduction et la réutilisation de l’énergie et des ressources ».

En théorie, environ 15% du défi carbone de l’industrie aéronautique sont associés à l’infrastructure aéroportuaire au sol, alors que les 85% restants sont associés aux avions à réaction et au vol.

« Nous sommes conscients de notre rôle dans la durabilité de l’aviation et le défi carbone, et de ce que nous pouvons faire avec les pratiques et la technologie du jour, mais nous cherchons également ce que nous pouvons faire pour mettre en place les technologies et pratiques émergentes», précise M. Stratford.

L’aéroport international de la mer Rouge planifie par exemple une infrastructure pour les carburants d’aviation durables, l’alimentation au sol, l’air pré-conditionné, l’utilisation des ressources et les pratiques opérationnelles qui font des économies d’énergie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
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  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.


Energie: le gouvernement veut lever le pied sur l'éolien terrestre et le solaire

Le ministre français de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, s’exprime lors d’une séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 3 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, s’exprime lors d’une séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 3 février 2026. (AFP)
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  • La prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit moins d’éolien terrestre et de solaire que prévu, en raison d’une électrification plus lente que prévu en France
  • Le gouvernement met l’accent sur des investissements majeurs dans le nucléaire et l’éolien offshore, tout en annonçant un grand plan d’électrification des usages (mobilité, bâtiment, industrie)

PARIS: La prochaine feuille de route énergétique de la France prévoit moins d'éolien terrestre et de solaire que prévu parce que l'électrification avance moins vite que prévu, a déclaré le ministre de l'Economie Roland Lescure mardi.

Attendue depuis deux ans et demi, la sortie de ce document stratégique pour les 10 ans à venir a été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et renouvelables, mais devrait être dévoilée dans les prochains jours, selon le ministre.

Interrogé sur RMC BFMTV sur la publication de cette prochaine Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) , le ministre a mis en avant le besoin d'"investissements majeurs dans le nucléaire", avec la construction de "six nouveaux réacteurs".

Il a également évoqué des "investissements majeurs" dans l'éolien offshore (ou marin), avec derrière des filières industrielles qui produisent".

"Donc il faut équilibrer tout ça: du nucléaire, de l'éolien marin, - du terrestre également, du solaire" mais "sans doute moins qu'initialement prévu", a-t-il ajouté sans avancer de chiffre.

Selon lui, la France est tenue de lever le pied sur le déploiement de l'électricité solaire et éolienne terrestre "parce qu'on électrifie moins" en France, "on consomme moins d'électricité qu'on avait prévu".

Ce constat a été dressé par le gestionnaire du réseau électrique à haute tension RTE, qui relève dans son bilan prévisionnel publié en décembre que la France accuse aujourd'hui un "retard" dans la dynamique d'électrification.

Or, souligne RTE, elle "dispose de l'avantage quasi-unique en Europe d'une production d'électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%", grâce aux renouvelables et surtout au nucléaire, qui représente un atout considérable pour l'aider à réduire ses dépendances aux énergies fossiles importées (pétrole et gaz), qui pèsent lourd dans sa balance commerciale chaque année.

Le gouvernement a dans la foulée de ce rapport promis d'accompagner la publication de la PPE d'un "grand plan autour de l'électrification des usages" (mobilité, bâtiment, industrie), mais attendait l'adoption du Budget avant d'ouvrir ce chapitre. Selon Roland Lescure, celui-ci sera publié dans les toutes prochaines semaines.

"On va annoncer aussi avec le Premier ministre (Sébastien Lecornu) un grand plan d'électrification pour qu'à la fois on puisse investir dans l'offre, mais aussi investir dans la demande", a-t-il assuré sur RMC BFMTV.

"C'est vraiment une question de jours" pour la PPE "et de semaines pour le plan d'électrification. On veut consulter tout le monde", a-t-il dit.

Interrogé par l'élue écologiste Cyrielle Chatelain à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé qu'il n'y aurait "pas de moratoire sur le renouvelable".

"Ce n'est pas notre objectif que d'interrompre le développement de filières industrielles qui contribuent à la décarbonation de la France", a souligné de son côté M. Lescure, devant les députés.

"Le nucléaire, l'éolien offshore sont d'énormes projets industriels. Il y en a d'autres qui sont plus petits, plus locaux, qui nous permettent effectivement d'accélérer ou de ralentir l'installation de capacités en fonction de la demande", a-t-il poursuivi.


Prêt à porter enfant: Okaïdi en difficulté, demande son placement en redressement judiciaire

Le groupe nordiste IDKIDS, spécialiste de l'univers de l'enfant, va demander mardi son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille Métropole pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare pour enfants Okaïdi. (AFP)
Le groupe nordiste IDKIDS, spécialiste de l'univers de l'enfant, va demander mardi son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille Métropole pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare pour enfants Okaïdi. (AFP)
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  • La procédure concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, précise le groupe qui emploie 2.000 personnes en France
  • En revanche, elle ne concerne pas sa marque haut de gamme Jacadi Paris, ni "les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe"

LILLE: Le groupe nordiste IDKIDS, spécialiste de l'univers de l'enfant, va demander mardi son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille Métropole pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare pour enfants Okaïdi.

L'audience est prévue à 16h00.

La procédure concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, précise le groupe qui emploie 2.000 personnes en France.

En revanche, elle ne concerne pas sa marque haut de gamme Jacadi Paris, ni "les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe".

La direction explique que cette demande de protection doit permettre de "redonner du temps et de la capacité financière" au groupe, qui doit "accélérer" sa "transformation".

Okaïdi, marque historique du groupe dont le siège est basé à Roubaix (Nord), réalise 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde, dont 300 millions en France, selon une porte-parole du groupe.

Au total, IDKIDS est présent dans 70 pays, pour un chiffre d'affaires global de 800 millions d'euros et 6.000 salariés dans le monde.

Dans le centre de Lille, Carine Prestaut, retraitée venue acheter des vêtements pour ses petits-enfants chez Okaïdi, salue le bon rapport qualité-prix de l'enseigne. Mais elle reconnaît que la concurrence en ligne, "moins chère", est difficile à contrer: "tout le monde regarde au budget".

"On va bientôt devoir s'habiller uniquement sur internet. C'est bien triste, j'aime bien choisir, j'aime bien voir", regrette aussi Claude, une cliente de 70 ans.

A Marseille, Ana, mère de deux filles, estime qu'Okaïdi représente "la qualité, des vêtements bien coupés, des matières agréables", et craint la fermeture des boutiques car "les enfants ont besoin d'essayer".

"Impact salarial" 

IDKIDS dit subir un "effet sablier": le segment premium résiste en haut du marché, tandis que "le low-cost et l'ultra fast-fashion prospèrent" en bas, ce qui étrangle les enseignes du milieu de gamme comme Okaïdi.

"Okaïdi-Obaïbi subissent depuis plusieurs années la pression des coûts et de la concurrence (généralistes low-cost, fast-fashion, seconde main) qui ont fortement pesé sur les résultats de la marque en 2025", souligne encore le groupe.

Farida Khelifi, déléguée syndicale CGT chez IDKIDS, redoute un "impact salarial" avec "la fermeture de magasins", sans en connaître l'ampleur.

Selon elle, Okaïdi reste "une bonne marque", mais la baisse des ventes s'explique aussi par des collections jugées "moins tendances", avec un style "trop carnavalesque" et "cher pour la classe moyenne".

L'enseigne avait déjà annoncé en mars 2024 une "stratégie de simplification" qui s'était traduite par la suppression de 250 emplois dans le réseau et 50 au siège, selon une porte-parole du groupe.

A l'inverse, IDKIDS se félicite de la "trajectoire de croissance" de Jacadi, sa marque premium qui a réalisé en 2025 la "meilleure performance de son histoire" avec une rentabilité en hausse (+35%).

Le secteur français de l'habillement est confronté à des difficultés depuis plusieurs années: après le développement du commerce en ligne, le Covid-19 et l'inflation, le secteur subit désormais la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère, symbolisée notamment par la plateforme asiatique Shein.

L'activité habillement/textile a reculé de 1,3% en 2025 et de 8,5% depuis 2019, selon l'Institut français de la mode (IFM).

De nombreuses autres entreprises françaises de prêt-à-porter ont connu de graves difficultés ces dernières années: IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Pimkie, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam... Cette crise a été fatale pour certaines d'entre elles, liquidées comme Kaporal et Jennyfer.