Incendies en Gironde: 10 500 personnes supplémentaires autorisées à rentrer chez elles

Un pompier empêche un incendie de reprendre à Hostens, à une vingtaine de kilomètres de Landiras, dans le sud-ouest de la France, le 20 juillet 2022 (Photo, AFP).
Un pompier empêche un incendie de reprendre à Hostens, à une vingtaine de kilomètres de Landiras, dans le sud-ouest de la France, le 20 juillet 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 22 juillet 2022

Incendies en Gironde: 10 500 personnes supplémentaires autorisées à rentrer chez elles

  • Dans le secteur de Landiras, où 13 800 hectares ont brûlé depuis le 12 juillet, 6 500 personnes pouvaient regagner dès vendredi soir leur domicile
  • Quelque 4 000 autres, les habitants du bourg de Cazaux à La Teste de-Buch, commune où le feu a dévoré 7 000 hectares de forêt, pourront le faire samedi à partir de 09H00

BORDEAUX: Quelque 10 500 personnes qui ont évacué leur logement en raison des incendies en Gironde vont pouvoir y retourner vendredi soir et samedi matin, a indiqué la préfète Fabienne Buccio, précisant que les deux feux n'étaient toujours pas fixés même s'ils ne progressent plus depuis mercredi.

Dans le secteur de Landiras, où 13 800 hectares ont brûlé depuis le 12 juillet, 6 500 personnes pouvaient regagner dès vendredi soir leur domicile. Quelque 4 000 autres, les habitants du bourg de Cazaux à La Teste de-Buch, commune où le feu a dévoré 7 000 hectares de forêt, pourront le faire samedi à partir de 09H00.

"Il y a une amélioration dans les deux sites mais les feux ne sont pas fixés", a dit Mme Buccio. "On est dans un début de retour à la normal, notamment avec la réintégration des habitants".

"On va d'abord déclarer les incendies fixés, je pense (que ce sera fait) assez rapidement, avant de les déclarer éteints, ce qui va prendre un certain temps", a ajouté la préfète.

Dans le secteur de Landiras, ce sont les communes de Villandrault, Noaillan, Budos, Léogeats et Landiras (sauf le hameau de Manine), soit 6.500 déplacés, qui sont concernées par un retour dès vendredi soir. "On aura (ainsi) réintégrer les deux-tiers de la population" évacuée de ce secteur.

Sur les bords du très touristique Bassin d'Arcachon, près de la célèbre dune du Pilat, les 4 000 habitants du bourg de Cazaux, qui avaient été évacués le 14 juillet, pourront, eux, retrouver leur foyer samedi matin.

Depuis le début des deux incendies il y a dix jours, plus de 36 000 habitants et vacanciers avaient été obligés de plier bagage en urgence de manière préventive.

Jeudi, face à l'accalmie, près de 6.000 évacués avaient déjà pu regagner leur domicile, dont 3 500 à la Teste-de-Buch, le reste à Cabanac-et-Villagrains, Budos et Saint-Magne dans le secteur de Landiras.

Le directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine Benoît Elleboode a précisé que les personnes évacuées d'Ehpad n'étaient pas encore concernées par des retours à domicile.

Plus de 20 000 hectares de forêt ont été détruits en Gironde depuis le début des incendies, qui n'ont plus progressé depuis mercredi alors que "d'importants moyens" restent engagés selon les pompiers.

Ces derniers poursuivent "le traitement des lisières et des points chauds" qui fument et peuvent provoquer des reprises de feu s'ils ne sont pas refroidis.

"On a traité à peu près une trentaine de départs de feu sur les deux sites", a expliqué vendredi le chef des pompiers de Gironde Marc Vermeulen, qui s'est déclaré "optimiste pour la suite", même s'il se méfie de la journée de dimanche "avec des températures supérieures à 30°C" sur les deux sites.

Quelque 1 400 pompiers étaient mobilisés vendredi, a-t-il dit.

En raison des fumées des incendies, une procédure d’alerte aux particules en suspension est en cours en Gironde et dans les Landes depuis jeudi, avec des messages en direction de populations sensibles.


Google va financer une quarantaine de médias européens, dont 8 français

Une photo prise le 3 septembre 2019 montre le logo de la multinationale américaine de technologie et de services liés à Internet Google, affiché sur l'écran d'une tablette, à Lille, dans le nord de la France. (AFP).
Une photo prise le 3 septembre 2019 montre le logo de la multinationale américaine de technologie et de services liés à Internet Google, affiché sur l'écran d'une tablette, à Lille, dans le nord de la France. (AFP).
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  • Le géant du web, qui a lancé en 2018 des «challenges de l'innovation», a ouvert en avril cet appel à projets, déjà testé dans d'autres régions du monde, aux médias du Vieux continent comptant 50 journalistes maximum
  • Sur plus de 600 candidatures issues de 38 pays, 47 lauréats ont été retenus dans 21 pays, la France regroupant le plus grand nombre d'entre eux

PARIS : Google va financer les projets d'une quarantaine de médias européens jugés innovants, dont 8 français, parmi lesquels L'Humanité, Konbini ou Les jours, à hauteur de 150 000 euros chacun maximum, a annoncé la firme américaine jeudi.

Le géant du web, qui a lancé en 2018 des "challenges de l'innovation", a ouvert en avril cet appel à projets, déjà testé dans d'autres régions du monde, aux médias du Vieux continent comptant 50 journalistes maximum.

Sur plus de 600 candidatures issues de 38 pays, 47 lauréats ont été retenus dans 21 pays, la France regroupant le plus grand nombre d'entre eux.

Le site Les Jours a notamment séduit en se demandant "comment enrichir l'investigation" avec des visualisations et cartographie des groupes d'influences, a expliqué Ludovic Blecher, directeur innovation de Google News Initiative.

Le quotidien L'Humanité est lui récompensé pour son projet ayant trait au web3 (blockchain, NFT...) et passant par la création d'une DAO (organisation autonome décentralisée), structure aux règles établies par sa communauté.

Le site Konbini se distingue lui par son recours à la "gamification", des techniques du jeu vidéo, pour attirer des audiences plus jeunes, selon Google.

L'agence Wedodata, les sites Futura (ex-Futura Sciences), Africa Business+, la newsletter Voxe et l'éditeur So Press figurent également parmi les lauréats tricolores.

Dans le reste de l'Europe, la guerre en Ukraine a influencé certains projets, comme celui de Novaïa Gazeta Europe, créé en Lettonie cette année après l'interdiction du média en Russie, qui entend mieux s'adresser à la diaspora russophone. Et un consortium de journaux régionaux polonais va créer une application mettant en lien réfugiés ukrainiens et journalistes parlant leur langue.

Dans un tout autre domaine, le quotidien espagnol Público va lui créer une application d'actualité à destination des personnes âgées.

"Il y a beaucoup de projets centrés sur la nécessité de reconstruire du lien, de la confiance", là où les médias avaient jusqu'à présent tendance à privilégier la lutte contre les fausses informations, constate Ludovic Blecher.

Régulièrement accusé de siphonner les revenus publicitaires des médias, Google multiplie les soutiens à la presse depuis quelques années.

La firme a ainsi lancé un fonds pour l'innovation numérique de la presse en 2013 en France, puis, à l'échelle européenne, la "Digital News initiative" (DNI ou Initiative pour le journalisme numérique) en 2015, finançant de nombreux projets de plus grande envergure.

La firme américaine a en outre signé des accords sur la rémunération des droits dits "voisins" avec divers médias.

L'AFP a ainsi signé avec Google fin 2021 un accord sur les "droits voisins" qui rémunère l'agence pendant cinq ans pour ses contenus présentés par le géant américain, ainsi que deux contrats commerciaux, également signés pour cinq ans.

Le premier porte sur la formation des journalistes et étudiants en journalisme du monde entier aux techniques d'investigation numérique; le second sur la production de "mobile stories", des formats visuels verticaux pour smartphones. Le montant de ces accords est confidentiel.


Electricité: des remises pour récompenser la sobriété des clients cet hiver

Cette photo d'archive prise le 28 mai 2021 montre le nouveau logo de TotalEnergies lors de sa cérémonie de dévoilement, dans une station de recharge à La Défense, en banlieue de Paris. (AFP).
Cette photo d'archive prise le 28 mai 2021 montre le nouveau logo de TotalEnergies lors de sa cérémonie de dévoilement, dans une station de recharge à La Défense, en banlieue de Paris. (AFP).
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  • Le géant des hydrocarbures TotalEnergies a ainsi annoncé mercredi une remise sur facture allant de 30 à 120 euros pour ses clients qui réduiront leur consommation d'électricité cet hiver, dans le cadre des appels à la sobriété énergétique
  • «Cette récompense, appelée Bonus Conso, est une prime allant de 30 euros à 120 euros selon la baisse de consommation qui sera réalisée par le client», a indiqué l'entreprise

PARIS : Deux des principaux fournisseurs français d'électricité, TotalEnergies et Engie, entendent récompenser la sobriété de leurs clients cet hiver, une démarche qui se rapproche de certains contrats proposés par EDF depuis plusieurs années.

Ces initiatives sont amplifiées par les craintes de tensions sur le réseau, compte tenu des problèmes d'approvisionnement en gaz et des difficultés rencontrées par le parc nucléaire français.

Le géant des hydrocarbures TotalEnergies a ainsi annoncé mercredi une remise sur facture allant de 30 à 120 euros pour ses clients qui réduiront leur consommation d'électricité cet hiver, dans le cadre des appels à la sobriété énergétique.

"Cette récompense, appelée Bonus Conso, est une prime allant de 30 euros à 120 euros selon la baisse de consommation qui sera réalisée par le client", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

Pour en bénéficier, les clients devront être détenteurs d'un contrat électricité avec TotalEnergies depuis novembre 2021, être équipés d'un compteur Linky et ne pas avoir changé de logement depuis l'hiver dernier. Selon l'entreprise, cela concernerait "plus de trois millions de foyers".

Concrètement, TotalEnergies comparera les données de consommation du foyer entre novembre 2022 et mars 2023 avec celles de la même période de l'année précédente, sans prendre en compte "l'effet météo", c'est-à-dire les variations de températures d'une année par rapport à l'autre.

"Le montant du bonus sera proportionnel à la baisse de consommation réalisée par le client" à la fin de l'hiver, de 30 euros pour 5% de réduction de la consommation jusqu'à 120 euros pour 20% de réduction.

Ce montant sera ensuite déduit à partir d'avril sur les factures des clients concernés.

"Cette prime vient s'ajouter aux économies réalisées par le client grâce à sa baisse de la consommation", a tenu à souligner TotalEnergies dans son communiqué.

Défi

Une démarche voisine de celle annoncée chez Engie, avec la première campagne "Mon Bonus Engie" lancée mi-octobre auprès des clients particuliers qui auront donné leur accord "pour accéder à leurs données de consommation d'électricité quotidienne et se seront déclarés intéressés pour participer à des défis journaliers les jours de tension sur le réseau électrique".

"Le défi journalier consiste à réduire de x% sa consommation d'électricité par rapport à sa consommation prévisionnelle, basée sur la consommation du client le même jour des trois dernières semaines précédentes (J-7, J-14 et J-21)", a indiqué l'opérateur.

"Entre un et trois jours avant le jour dit, on lance un défi +Mon Bonus Engie+", qui fixe un objectif de réduction de consommation compris entre 10 et 20% selon la météo et les besoins du réseau, a expliqué à l'AFP Marion Deridder-Blondel, directrice marketing particuliers chez Engie France.

La remise pourrait atteindre entre 5 et 10 euros par défi, selon elle.

Chez EDF, l'approche est un peu différente, avec l'existence depuis de nombreuses années de contrats permettant de faire des économies sur son électricité en déportant ses consommations sur certains jours (bleus ou blancs) plutôt que d'autres (rouges).

Tempo, qui a remplacé une offre effacement jour de pointe, est une option du tarif réglementé de vente, définie par les pouvoirs publics et la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et commercialisée par EDF, en plus de l'option heures pleines/heures creuses.


Création de 200 brigades de gendarmerie: Darmanin lance la consultation jeudi

Le ministre de l'Intérieur a expliqué que "chaque préfet, avec le patron de groupement de gendarmerie de son département réunira les élus locaux pour leur présenter l'état des forces et faiblesses de la sécurité sur le territoire concerné". (AFP).
Le ministre de l'Intérieur a expliqué que "chaque préfet, avec le patron de groupement de gendarmerie de son département réunira les élus locaux pour leur présenter l'état des forces et faiblesses de la sécurité sur le territoire concerné". (AFP).
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  • Gérald Darmanin précise qu'il s'agit de récréer 2 à 3 brigades de gendarmerie «par département en se concentrant sur les secteurs qui ont gagné de la population et sur ceux où les services publics ont déserté»
  • La phase de concertation s'étalera «jusque début janvier» puis l'Etat analysera les propositions en vue d'annoncer les implantations «d'ici mars-avril 2023» afin que les «premières brigades soient prêtes dès l'été prochain»

PARIS : Gérald Darmanin se rend jeudi dans le Cher pour lancer "la consultation pour l'ensemble du pays, département par département", qui doit décider de l'implantation des 200 brigades de gendarmerie supplémentaires prévue dans la loi d'orientation de la sécurité.

Dans un entretien au groupe de presse Centre France, le ministre de l'Intérieur a expliqué que "chaque préfet, avec le patron de groupement de gendarmerie de son département réunira les élus locaux pour leur présenter l'état des forces et faiblesses de la sécurité sur le territoire concerné".

"L'idée", poursuit-il, "est que les élus et notamment les maires, qui connaissent le terrain mieux que les fonctionnaires de la République, puissent réagir en exprimant leur accord ou leur désaccord sur le constat".

Gérald Darmanin précise qu'il s'agit de récréer 2 à 3 brigades de gendarmerie "par département en se concentrant sur les secteurs qui ont gagné de la population et sur ceux où les services publics ont déserté".

La phase de concertation s'étalera "jusque début janvier" puis l'Etat analysera les propositions en vue d'annoncer les implantations "d'ici mars-avril 2023" afin que les "premières brigades soient prêtes dès l'été prochain".

Quant aux locaux, le ministre explique que la création de ces brigades se fera "à moindre coût" en réinvestissant des bâtiments publics non utilisés. Il ajoute que "les élus qui le souhaitent pourront disposer de brigades itinérantes".

La création de ces 200 brigades est prévue dans le projet d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur (LOPMI) qui doit être débattue en première lecture début octobre au Sénat.