Pakistan: la production de mangues affectée par la chaleur et le manque d'eau

Au Pakistan, les producteurs de mangues affirment que la production de ce fruit prisé a chuté de 40 % dans certaines régions en raison des températures élevées et des pénuries d'eau dans un pays considéré comme l'un des plus vulnérables au changement climatique. (AFP).
Au Pakistan, les producteurs de mangues affirment que la production de ce fruit prisé a chuté de 40 % dans certaines régions en raison des températures élevées et des pénuries d'eau dans un pays considéré comme l'un des plus vulnérables au changement climatique. (AFP).
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Publié le Lundi 11 juillet 2022

Pakistan: la production de mangues affectée par la chaleur et le manque d'eau

  • Cette année, les températures ont fortement augmenté dès le mois de mars au Pakistan, bien plus tôt que d'habitude.
  • Avec la période de canicule qui a suivi, les récoltes ont souffert et l'eau a commencé à manquer pour l'irrigation dont dépend l'agriculture

MIRPUR KHAS : La production de mangues, fruit très prisé au Pakistan, a baissé de 40% par endroits dans le pays en raison des fortes températures et du manque d'eau, selon des producteurs.

L'arrivée de la saison des mangues est très attendue au Pakistan, où ce fruit, avec ses deux douzaines de variétés, est un aliment de base pendant les mois chauds et humides d'été.

Mais cette année, les températures ont fortement augmenté dès le mois de mars, bien plus tôt que d'habitude. Avec la période de canicule qui a suivi, les récoltes ont souffert et l'eau a commencé à manquer pour l'irrigation dont dépend l'agriculture.

"Habituellement, je cueille l'équivalent de 24 camions chargés de mangues (...) Cette année, j'en ai seulement 12", rapporte Fazle Elahi, en comptant les sacs alignés sur sa ferme. "Nous sommes perdus."

Le Pakistan compte parmi les principaux pays exportateurs de mangues au monde. Quelque deux millions de tonnes de mangues sont récoltées chaque année, dans les provinces du Pendjab et du Sindh.

La quantité totale produite cette année n'est pas encore connue, mais dans la plupart des régions la production est en baisse de 20 à 40%, selon Gohram Baloch, un haut responsable du ministère de l'Agriculture de la province du Sindh.

Umar Bhugio, propriétaire de nombreux vergers près de Mirpur Khas - appelée localement la ville des mangues - dit avoir utilisé cette année moins de la moitié de l'eau habituellement consommée.

"Les producteurs de mangues ont été confrontés à deux problèmes cette année. L'un a été la hausse prématurée des températures, le second la pénurie d'eau", explique-t-il.

Le Pakistan figure parmi les 10 pays au monde manquant le plus d'eau, un statut encore aggravé par l'état des infrastructures et la mauvaise gestion des ressources.

Les fleurs du manguier endommagées 

Il est aussi en 8e position des pays les plus menacés par les phénomènes météorologiques extrêmes, en raison du dérèglement climatique, selon une étude de l'ONG Germanwatch.

Les inondations, la sècheresse, les cyclones ont tué ces dernières années des milliers de personnes dans le pays, endommageant les infrastructures et détruisant les moyens de subsistance.

"La hausse anticipée des températures a accru le besoin en eau des cultures. C'est devenu une bataille entre les différents types de cultures pour la consommation en eau", remarque Abid Suleri, un expert en sécurité alimentaire.

Le thermomètre n'augmente généralement pas dans les régions où sont cultivées les mangues avant le début mai, ce qui laisse le temps aux fruits de mûrir avant d'être cueillis en juin et juillet.

Mais l'arrivée de l'été dès le mois de mars a endommagé les fleurs du manguier, essentielles dans le cycle de reproduction.

"La mangue devrait peser plus de 750 grammes, mais cette année nous avons cueilli des fruits de taille très réduite", observe M. Elahi.

Appelée en Asie du Sud le "roi des fruits", la mangue est originaire du sous-continent indien.

La variété la plus appréciée au Pakistan est appelée Sindhri, de couleur jaune et réputée pour sa pulpe juteuse et douce.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.