Hajj 2022: Ce que réservent les prochains jours aux pélerins

Des pèlerins font le tour de la Kaaba et prient à la Grande Mosquée le 6 juillet 2022, avant le pèlerinage annuel du Hajj (Photo, Reuters/Mohammed Salem).
Des pèlerins font le tour de la Kaaba et prient à la Grande Mosquée le 6 juillet 2022, avant le pèlerinage annuel du Hajj (Photo, Reuters/Mohammed Salem).
Short Url
Publié le Jeudi 07 juillet 2022

Hajj 2022: Ce que réservent les prochains jours aux pélerins

  • Cette année, un million de pèlerins effectueront le Hajj, l’un des piliers de l’Islam obligatoire pour les musulmans
  • Les autorités saoudiennes ont mis en place de nombreux outils technologiques pour aider les pèlerins dans leur périple

DJEDDAH: Le Hajj est un pèlerinage religieux annuel à la ville sainte de La Mecque, effectué chaque année par des millions de musulmans du monde entier. Il a lieu au cours du 12e mois du calendrier lunaire islamique, nommé Dhul Hijjah, entre le huitième et le 13e jour du mois.

Cette année, le Hajj se déroule approximativement du 7 au 12 juillet. Participer au pèlerinage au moins une fois dans sa vie est une obligation majeure pour tous les musulmans valides, quels que soient leurs moyens financiers, et entre 2 et 3 millions de personnes participent chaque année à ce rituel de six jours.

Cette année, un million de pèlerins afflueront dans la ville sainte, 85% d’entre eux venant de l’étranger pour la première fois après une interruption de deux ans due à la pandémie de la Covid-19 et aux restrictions qui en ont découlé et qui les ont empêchés d’accomplir le rituel.

Afin de garantir un voyage sans heurts et en toute sécurité pour les pèlerins, le gouvernement a annoncé une série de conditions d’entrée.

Les pèlerins qui souhaitent effectuer le Hajj doivent être âgés de moins de 65 ans et être entièrement vaccinés contre la Covid-19 avec un rappel. Ils doivent également présenter un test PCR négatif effectué 72 heures avant le départ pour le Royaume, et la priorité ira à ceux qui n’ont jamais accompli ce rituel auparavant.

Des pèlerins font le tour de la Kaaba et prient à la Grande Mosquée le 6 juillet 2022, avant le pèlerinage annuel du Hajj (Photo, Reuters/Mohammed Salem).

À la suite du prophète Mohammed, pendant quatorze siècles, les pèlerins ont entamé leur voyage dans un état spirituel de pureté et de dévotion, également appelé Ihram, qui est l’acte sacré combiné de Niyyah et Talbiyah nécessaire pour accomplir le Hajj. La Niyyah est l’intention innée de commettre un acte d’adoration, tandis que la Talbiyah est une prière spéciale prononcée en supplication pour atteindre l’Ihram.

Après être entrés à La Mecque, les pèlerins effectuent le tawaf de bienvenue, qui consiste à faire sept fois le tour de la Kaaba dans le sens des aiguilles d’une montre, en commençant par la Pierre noire. Ils se dirigent ensuite vers les collines de Safa et Marwa, où ils effectuent le saee, qui consiste à faire sept fois l’aller-retour entre les deux collines.

Les pèlerins se rendent ensuite à Mina, une zone de 20 kilomètres carrés située à près de cinq kilomètres de la Grande Mosquée de La Mecque, le huitième jour de Dhul Hijjah, également connu sous le nom de Yom al-Tarwiyah, où ils séjournent et remplissent leur journée et leur soirée de prières et de supplications, se reposant et consommant de l’eau avant leur long et périlleux voyage.

Le deuxième jour du Hajj, les pèlerins se rendent au mont Arafat, à 20 kilomètres de là. Cette journée est consacrée à la prière et aux supplications, observant les prières de duhr (midi) combinées à celles de asr (après-midi) jusqu’au coucher du soleil.

Un million de musulmans vaccinés, parmi lesquels 850000 venus de l’étranger, ont été admis au Hajj de cette année après deux ans de réduction drastique des arrivants (Photo, AFP).

Le jour d’Arafat est considéré comme le jour le plus critique pour les pèlerins et les millions de personnes qui n’effectuent pas le Hajj. C’est le jour qui «expie les péchés de l’année précédente et de l’année suivante (musulmane)» et c’est le meilleur jour pour l’adoration et la supplication.

Après le coucher du soleil, les pèlerins descendent du mont Arafat et se rendent à Muzdalifah pour les prières d’isha (nuit), ramassent des cailloux dont la taille ne dépasse pas celle d’un doigt en prévision du rituel de lapidation du lendemain, et se reposent jusqu’à minuit ou l’aube, moment où ils entreprennent le long voyage de retour vers Mina pour les dernières étapes du Hajj, le rituel de lapidation à Jamarat al-Aqabah.

Le troisième jour du Hajj, l’Eid al-Adha, les pèlerins lapident le Jamarat al-Aqabah, ou le grand pilier, un endroit où le prophète Ibrahim a lancé sept cailloux au diable. Après cela, les pèlerins quittent leur Ihram; des animaux sacrificiels sont abattus, et les hommes se coupent les cheveux ou se rasent la tête tandis que les femmes se coupent une longueur de cheveux équivalente au bout d’un doigt pour commémorer la fin du pèlerinage du Hajj.

Pendant trois jours, appelés Ayyam al-Tashreeq, les pèlerins restent à Mina et procèdent à la lapidation des deux autres piliers, Al-Jamarah al-Wusta et Al-Jamarah al-Sughra.

Après des années de préparation pour ce rassemblement de masse, les autorités saoudiennes procèdent chaque année à une planification importante pour contrôler les foules, divisant un grand nombre de pèlerins en groupes et désignant des horaires et des itinéraires spécifiques pour atteindre le pont où se trouvent les piliers.

Des scouts saoudiens ont pour tâche d’aider les pèlerins âgés ou en situation de handicap à circuler entre les sites sacrés de La Mecque (Photo, SPA).

Des milliers de bénévoles, de militaires et de personnel de santé seront sur le terrain pour aider les pèlerins dans ce que beaucoup considèrent comme leur devoir de servir les invités de Dieu dans le plus saint et sacré des voyages pour un musulman.

Utilisant le pouvoir des technologies, les autorités saoudiennes chargées du Hajj incluent cette année encore les cartes d’identité intelligentes des pèlerins afin de faciliter le transport des «visiteurs d’Allah» et d’assurer leur arrivée rapide à leur emplacement et à leur tente, que ce soit à Mina ou à Arafat. Des robots équipés d’écrans tactiles sont disponibles pour expliquer les rituels en 11 langues.

Le ministère du Hajj et de la Omra, en collaboration avec l’Autorité générale des Awqaf, a lancé 13 manuels électroniques détaillés offrant des conseils aux pèlerins du monde entier sur une variété de sujets en 14 langues, dont le français, le turc, le persan, l’ourdou, le russe et l’amharique. Ces manuels sont compatibles avec tous les systèmes d’exploitation des téléphones et peuvent être consultés sur guide.haj.gov.sa.

Ces manuels électroniques de guidage sont interactifs et comprennent la charia, la loi islamique et des directives en matière de procédure, d’organisation et de santé dont les pèlerins auront besoin pendant leur voyage au Hajj» a décrit le ministère dans une vidéo partagée sur Twitter.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le chef du Hezbollah dit refuser toute zone de sécurité israélienne dans le sud

  • "Israël est un agresseur et doit partir. Les Etats-Unis assument l'entière responsabilité" des actions israéliennes, a réagi Naïm Qassem
  • "Même si Israël multiplie ses actes criminels, nous (nous) défendrons", a-t-il assuré

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a refusé dimanche toute zone de sécurité israélienne dans le sud du Liban, après qu'Israël a dit vouloir y maintenir son armée.

Le maintien de forces israéliennes sur le sol libanais est "impossible" et "il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans une adresse télévisée.

"Nous avons une armée libanaise seule à même de se déployer et responsable de la sauvegarde de la souveraineté" du Liban, "et c'est avec elle que nous coopérons", a-t-il ajouté.

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars par le Hezbollah, en soutien à Téhéran visé par une offensive israélo-américaine.

Depuis, l'armée israélienne mène une offensive terrestre dans le sud du pays et opère dans ce qui est présenté comme une zone de sécurité d'une dizaine de kilomètres de profondeur à partir de la frontière, devant protéger les habitants du nord d'Israël.

Un cessez-le-feu avait été annoncé vendredi, après un précédent qui n'avait pas été respecté.

L'armée israélienne restera dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sur fond de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis en Suisse pour mettre fin au conflit dans la région.

Le ministre de la Défense, Israël Katz, a en outre affirmé que les troupes israéliennes pouvaient agir "sans aucune restriction" pour "éliminer les menaces" au Liban.

"Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban", a-t-il répété.

"Israël est un agresseur et doit partir. Les Etats-Unis assument l'entière responsabilité" des actions israéliennes, a réagi Naïm Qassem.

"Même si Israël multiplie ses actes criminels, nous (nous) défendrons", a-t-il assuré.

Le chef du Hezbollah a tenu ces propos après l'ouverture en Suisse dimanche des pourparlers censés finaliser un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.

L'Iran, qui a dit qu'aucun accord avec les Etats-Unis ne serait possible sans cessation des hostilités au Liban, avait annoncé samedi une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles aux attaques israéliennes sur ce pays.

Le Liban connaît depuis samedi soir une accalmie, l'armée israélienne ayant reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah.

"J'invite le pouvoir libanais à tirer profit du protocole d'entente", a affirmé Naïm Qassem.

L'Iran "a fermé le détroit d'Ormuz pour le Liban. C'est une arme entre vos mains (...). Utilisez-la", a-t-il ajouté.

Sous la pression des Etats-Unis, le Liban a entamé en avril des pourparlers directs avec Israël à Washington, que le Hezbollah rejette. Un cinquième cycle de négociations doit débuter la semaine prochaine.


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Short Url
  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.