«Ils sont partout»: des océans au corps humain, l'intrusion insidieuse des microplastiques

Depuis des années, les images de la pollution des océans par les centaines de millions de tonnes de plastique produites chaque année sont difficiles à ignorer. (AP).
Depuis des années, les images de la pollution des océans par les centaines de millions de tonnes de plastique produites chaque année sont difficiles à ignorer. (AP).
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

«Ils sont partout»: des océans au corps humain, l'intrusion insidieuse des microplastiques

  • Depuis des années, les images de la pollution des océans par les centaines de millions de tonnes de plastique produites chaque année sont difficiles à ignorer
  • Mais leur dégradation en particules de plus en plus petites qui polluent en quantité l'eau et l'air a été plus récemment prouvée

PARIS : Du fonds des océans aux sommets des montagnes, les microplastiques sont partout dans l'environnement, mais pas seulement. Ils se fraient aussi un chemin dans le corps humain, des poumons au placenta, une contamination qui dérange même si son impact est incertain.

Bouteilles flottantes, tortue étouffée par un sac, amas de déchets au milieu du Pacifique... Depuis des années, les images de la pollution des océans par les centaines de millions de tonnes de plastique produites chaque année sont difficiles à ignorer.

Mais leur dégradation en particules de plus en plus petites qui polluent en quantité l'eau et l'air a été plus récemment prouvée.

"On n'imaginait pas il y a dix ans qu'il pouvait y avoir autant de petits microplastiques invisibles à l'oeil nu et qu'ils étaient partout autour de nous", commente Jean-François Ghiglione, chercheur au Laboratoire d'océanologie microbienne de Banyuls-sur-mer en France. "Et on ne pouvait pas encore envisager les retrouver dans le corps de l'Homme".

C'est désormais chose faite, avec une multiplication d'études scientifiques montrant la présence de ces microplastiques dans certains organes humains.

Comme les poumons. Pas si surprenant qu'on respire ces particules présentes dans l'air, notamment des microfibres issues des vêtements synthétiques.

Mais "nous avons été surpris de trouver des microplastiques si profondément dans les poumons", explique à l'AFP Laura Sadofsky, de l'école de médecine Hull York au Royaume-Uni. Son équipe a notamment identifié dans ces tissus du polypropylène et du PET (polytéréphtalate d'éthylène).

En mars, une autre étude a fait état, pour la première fois, de traces de PET dans le sang. Vu le faible échantillon de volontaires, certains scientifiques appellent à la prudence sur les conclusions à en tirer, mais cette présence interroge sur la capacité du système sanguin à ensuite distribuer ces particules dans tous les organes.

Sans que leur voyage à l'intérieur du corps ne soit à ce stade connu, des microplastiques ont d'ailleurs été trouvés dans d'autres organes: "Poumons, rate, reins, et même le placenta", lance Jean-François Ghiglione.

 

- "Principe de précaution" -

 

En 2021, des chercheurs en avaient trouvé dans les tissus placentaires maternels et fœtaux, exprimant leur "grande inquiétude" pour les conséquences potentielles de cette présence étrangère sur le développement du foetus.

Inquiétude ne rime toutefois pas avec preuve de danger. "Si vous demandez à un scientifique s'il y a impact négatif, il ou elle répondra +je ne sais pas+", commente Bart Koelmans, de l'université néerlandaise de Wageningen.

Mais "c'est potentiellement un gros problème", estime-t-il. Alors "l'autre question concerne les politiques: que devons-nous faire s'il y a une inquiétude dans la société et pas encore de preuve scientifique".

Les pistes d'études ne manquent pas. Il évoque l'hypothèse que cette intrusion des microplastiques -- qui bien que récemment détectée ne date pas d'hier-- soit par exemple responsable de certains syndromes affaiblissant les organismes humains.

Une intrusion qui passe par la respiration mais aussi par ce qu'on mange et boit.

En 2019, un rapport choc de l'ONG WWF avait estimé qu'un être humain ingère et inhale jusqu'à 5 grammes de plastique par semaine, l'équivalent d'une carte de crédit.

Des résultats et une méthodologie contestés par des scientifiques comme Bart Koelmans dont les calculs concluent plutôt à une moyenne d'un grain de sel par semaine.

"Sur une vie entière, un grain de sel par semaine, c'est déjà quelque chose", commente-t-il.

Alors que les études sanitaires sur l'Homme doivent encore être développées, la toxicité chez certains animaux renforcent les inquiétudes.

"Les petits microplastiques invisibles à l’œil nu ont des effets délétères sur tous les animaux que nous avons étudiés dans le milieu marin ou sur terre", assure Jean-François Ghiglione. La faute aux additifs chimiques qu'ils contiennent (colorants, plastifiants, stabilisants, retardateurs de flammes...) "qui peuvent avoir des impacts sur la croissance, le métabolisme, la glycémie, la pression artérielle, la sexualité...".

Alors, "il y a un principe de précaution à prendre", insiste le chercheur.

En tant que consommateur, "on peut simplement limiter l'achat de produits emballés", notamment les bouteilles en plastique, suggère-t-il.

Mais "les gens ne peuvent pas s'arrêter de respirer", souligne Bart Koelmans. "Même si vous changez vos habitudes alimentaires, vous allez les inhaler: ils sont partout".


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.