Agriculture: Le potentiel grandissant du Sahara algérien

Un ouvrier cueille des olives dans un bosquet à Ain Oussera dans la province de Djelfa en Algérie (Photo, AFP).
Un ouvrier cueille des olives dans un bosquet à Ain Oussera dans la province de Djelfa en Algérie (Photo, AFP).
Short Url

Agriculture: Le potentiel grandissant du Sahara algérien

  • L’Algérie s’engage à reconquérir des centaines de milliers d'hectares de terres œuvrant à la dynamisation des zones arides
  • Les dunes cèdent progressivement la place à la culture des premiers légumes

ALGER: La province d'El Oued, située dans le nord-est du Sahara algérien, et le deuxième producteur de dattes du pays, s'est transformée en un véritable pôle agricole international, créant des opportunités d'emploi et améliorant la sécurité alimentaire du pays.

En effet, un article d’Euro News a attiré l’attention sur le désert algérien comme étant une véritable forteresse alimentaire pour le monde, révélant le secret de son succès et de sa transformation en une importante source agricole.

L’Algérie s'est engagée à reconquérir en quelques décennies des centaines de milliers d'hectares de terres cultivées dans le désert en œuvrant à la dynamisation des zones arides et semi-arides. Les dunes cédant progressivement la place à la culture des premiers légumes.

Le soleil toute l'année permet aux agriculteurs de produire et d'exporter des pommes de terre non saisonnières, ainsi que des tomates, des cacahuètes, des oignons et autres légumes. De plus, l’utilisation des pesticides est minime, 70% des produits du désert sont bios.

Le directeur des services agricoles de la wilaya d'El Oued, Adlan Matallah, a expliqué à la presse que « toutes les fermes sont connectées à l'électricité. On utilise des technologies modernes pour économiser l’eau et pour maintenir le niveau des eaux souterraines. Nous n'utilisons pas beaucoup de pesticides. Notre objectif est d’instaurer une agriculture durable. »

« Nous avons une gamme de produits très diversifiée : des dattes fraîches, dénoyautées et séchées. Nous exportons vers plusieurs régions du monde et vers les quatre continents du monde : Europe, Amérique, Asie et Afrique.», a expliqué le responsable. 

Afin d’exploiter au maximum le potentiel du grand sud algérien, les agriculteurs ont décidé de fusionner les techniques agricoles ancestrales à de diverses technologies.

D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le système des ghouts de la région d’El Oued, est considéré comme étant « un système ingénieux du patrimoine agricole mondial ». 

Cette technique d’autosubsistance traditionnelle, reconnue par l'UNESCO, se caractérise par un savoir-faire local où les palmiers sont plantés directement au-dessus du niveau de l'eau, dans des creux creusés entre les dunes et la récolte se fait manuellement. Ce système oasien millénaire puise dans les eaux souterraines pour irriguer les palmiers-dattiers, palliant ainsi au manque de précipitations. 

Les ghouts, propres à la région du Souf, sont apparus au XVᵉ siècle et perdurent encore aujourd’hui. Ils puisent l'eau de la nappe phréatique et irriguent les terres entourées de palmiers, créant une sorte de microclimat.

Les technologies modernes sont également utilisées pour la pollinisation, la fertilisation et la récolte. Les machines permettent ainsi aux travailleurs de traiter jusqu'à 80 arbres par jour de manière pratique sur une seule ferme.

L'Algérie est classée par le Programme alimentaire mondial (PAM) première en Afrique en matière de sécurité alimentaire. C’est le seul pays du continent dont le taux de personnes sous-alimentées est inférieur à 2,5% de la population totale, selon un recensement effectué entre 2018 et 2020.

Un secteur en constante expansion 

Le rapport indique que l'Algérie, pour sa sécurité alimentaire, dépend pareillement des grandes cultures vertes du nord. Le pays veut aller plus loin en attirant les investisseurs étrangers, pour éviter d'importer la moitié du blé consommé dans le pays. Et ainsi, encourager l'activité économique et développer l'agriculture dans la vallée.

« La politique actuelle est une politique de défi. La capacité à produire plus, à réduire les importations et à nouer des partenariats », explique Amine Bensman, président de la Fondation Filaha Inov.

De plus, le secteur continue de se restructurer, tandis que les entreprises modernes développent des solutions agricoles intelligentes et recherchent également des partenaires.

« Aujourd'hui, nous avons des startups algériennes qui essaient d'innover, qui s'échinent à créer une agriculture intelligente, etc. Le vrai défi est de travailler à les développer pour devenir plus fortes et créer des entreprises », explique Fadel Bouayach, expert en technologie agricole dans la même société.

Ces nouvelles technologies seront nécessaires pour conserver les eaux souterraines et renforcer ainsi la durabilité de l'agriculture dans le désert.


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Short Url
  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Short Url
  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
Short Url
  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.