La mission de l'ONU au Mali prolongée d'un an sans soutien aérien français

«La liberté de mouvement de la Minusma doit être garantie», a martelé après le vote l'ambassadeur français à l'ONU (Photo, AFP).
«La liberté de mouvement de la Minusma doit être garantie», a martelé après le vote l'ambassadeur français à l'ONU (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 30 juin 2022

La mission de l'ONU au Mali prolongée d'un an sans soutien aérien français

  • Une résolution sur le prolongement de la Minusma jusqu'au 30 juin 2023, rédigée par la France, a été adoptée par 13 voix sur 15
  • Le document prévoit un maintien des effectifs actuels et réclame aux Casques bleus de soutenir l'application de l'Accord de paix de 2015

NATIONS UNIES: Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé mercredi de prolonger d'un an la mission de paix Minusma au Mali, sans soutien aérien français comme dans le passé, ce qui pourrait pousser des pays européens à quitter cette force internationale d'environ 15 000 militaires et policiers.

"C'est un risque", convient un diplomate sous couvert d'anonymat, en allusion au maintien de l'engagement de l'Allemagne ou du Royaume-Uni dans cette opération créée en 2013, devenue aujourd'hui la plus meurtrière des missions de l'ONU pour les Casques bleus.

Une résolution sur le prolongement de la Minusma jusqu'au 30 juin 2023, rédigée par la France, a été adoptée par 13 voix sur 15, la Russie et la Chine s'abstenant. Moscou a expliqué son abstention par les "formulations intrusives" du texte en matière de droits humains qui s'opposeraient à la souveraineté malienne.

Le document prévoit un maintien des effectifs actuels - 13 289 militaires et 1 920 policiers -, et réclame aux Casques bleus de soutenir l'application de l'Accord de paix de 2015, une transition politique, le retour de l'autorité étatique dans le centre, la protection des civils et des droits humains.

Un rapport est demandé au secrétaire général de l'ONU pour janvier afin d'adapter éventuellement le format de la Minusma et étudier l'évolution de ses relations avec la junte militaire au pouvoir.

Début juin, Bamako avait affirmé qu'il n'était pas question, alors que l'armée française est en train de se retirer du Mali, de laisser Paris continuer à agir sur son territoire avec ses avions basés au Tchad. Le Mali refuse que des forces étrangères partent par la porte et reviennent par la fenêtre, avait alors fait valoir au Conseil de sécurité le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop.

Lundi, il a réaffirmé devant des médias qu'un soutien aérien français aux Casques bleus représentait "une ligne rouge". Prenant acte de cette position, Paris a retiré de son projet de résolution initial toute mention relative au maintien d'un soutien aérien français.

Dans un rapport confidentiel remis au Conseil de sécurité, les experts de l'ONU chargés des sanctions contre les groupes djihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, mettent en garde contre leur développement au Sahel après le retrait français du Mali.

"La reconfiguration militaire en cours dans la région pourrait compromettre les efforts antiterroristes passés", soulignent-ils dans ce document obtenu par l'AFP.

Wagner

La résolution adoptée par le Conseil ne comprend qu'une petite mention dans son préambule sur la présence controversée de mercenaires de la société privée russe Wagner, démentie par Bamako qui n'admet qu'une aide "d'instructeurs" en vertu d'un accord bilatéral ancien avec Moscou.

Le Conseil condamne "l'utilisation de mercenaires et les violations du droit international humanitaire et des atteintes aux droits de l'homme qu'ils commettent", indique le texte, sans citer nommément Wagner comme le voulaient les Etats-Unis et le Royaume-Uni, selon une source diplomatique.

La résolution maintient dans le mandat la protection des droits humains que les autorités maliennes, soutenues par Moscou et Pékin, ont cherché à réduire.

Les Casques bleus doivent "surveiller, documenter, mener des missions d'établissement des faits, aider à enquêter et faire rapport publiquement et trimestriellement au Conseil de sécurité, sur les violations du droit international humanitaire et sur les violations et atteintes aux droits de l'homme", précise le texte.

Lundi, Abdoulaye Diop avait déploré "un accent trop prononcé sur les droits de l'homme avec un mécanisme assez lourd", accompagné d'"une multiplicité de rapports".

Ces derniers mois, des ONG ont accusé les forces maliennes et leurs soutiens russes, notamment les mercenaires de Wagner, d'atrocités.

La Minusma, qui a le devoir d'ouvrir des enquêtes en cas d'allégations, a vu depuis le début de l'année sa liberté de mouvement se réduire fortement, selon des diplomates.

"La liberté de mouvement de la Minusma doit être garantie", a martelé après le vote l'ambassadeur français à l'ONU, Nicolas de Rivière. "Les violations des droits de l'Homme et du droit international humanitaire doivent cesser", a-t-il ajouté.

Un rapport de l'ONU sur un massacre de plusieurs centaines de civils par des militaires maliens aidés de combattants étrangers, entre le 27 et le 31 mars à Moura (centre) - où a été interdite d'accès la Minusma -, est attendu prochainement, selon un diplomate.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.