L'Arabie saoudite va de l'avant avec la transformation numérique des services de santé après la Covid-19

Le ministère saoudien de la Santé adopte une approche multi-cloud pour stimuler les services de santé. (Photo fournie)
Le ministère saoudien de la Santé adopte une approche multi-cloud pour stimuler les services de santé. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 29 juin 2022

L'Arabie saoudite va de l'avant avec la transformation numérique des services de santé après la Covid-19

Le ministère saoudien de la Santé adopte une approche multi-cloud pour stimuler les services de santé. (Photo fournie)
  • La pression exercée sur les services de santé du Royaume par la Covid-19 a mis en évidence la nécessité de disposer d'applications plus robustes
  • Au cours des prochains mois, les responsables du ministère prévoient de déployer plus de solutions VMware

RIYAD: La pandémie de coronavirus a involontairement servi de tremplin pour stimuler la transformation numérique du secteur public de la santé en Arabie saoudite.

La pression exercée sur les services de santé du Royaume par la Covid-19 a mis en évidence la nécessité de disposer d'applications plus robustes, telles que des plateformes de réservation pour les vaccinations et l'accès à distance aux dossiers des patients.

En conséquence, le ministère saoudien de la Santé a poursuivi l'introduction de solutions multi-cloud, basées sur la VMware Cloud Foundation, afin d'améliorer les services offerts à la population croissante du pays, qui compte plus de 35 millions d'habitants.

Le ministère peut désormais offrir des services sécurisés basés sur le cloud à une série de prestataires de soins de santé publics, notamment des hôpitaux, des cliniques et des pharmacies, ce qui améliore considérablement leur efficacité et leur permet de se développer et d'innover.

Les responsables de la santé ont simplifié l'infrastructure informatique du ministère en déployant la VMware Cloud Foundation comme plate-forme unificatrice de son environnement cloud, répartissant les charges de travail sur les clouds des fournisseurs de services, notamment STC et Mobily.

Le directeur général de la sécurité informatique du ministère, Khalid al-Medbel, a déclaré: «Le ministère de la Santé cherche à atteindre les plus hauts niveaux d'excellence en matière de soins de santé, conformément aux objectifs de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite. Cela implique de disposer de la meilleure fondation multi-cloud pour optimiser les opérations, accroître l'efficacité et stimuler l'innovation au sein des prestataires de soins de santé du pays.

«Grâce à notre transformation numérique avec VMware, tous les fournisseurs de soins de santé publics auront accès aux meilleurs services de cloud qui amélioreront les opérations et stimuleront la prestation de soins de santé pour les citoyens et les résidents.»

En utilisant VMware, le ministère a eu accès à un ensemble complet de services définis par logiciel hautement sécurisés pour le calcul, le stockage, le réseau, la sécurité, Kubernetes et la gestion du cloud. Une fois entièrement déployé, le système de santé public saoudien bénéficiera de la résilience, de l'agilité et de l'efficacité offertes par la plate-forme de cloud partagé.

Chaque établissement de santé aura accès à l'infrastructure virtuelle et aux applications as-a-service, et pourra également concevoir et déployer des applications à partir du cloud, ce qui lui donnera la liberté d'innover et de fournir des services de classe mondiale aux patients.

Saif Mashat, directeur national de VMware pour l'Arabie saoudite, a déclaré: «La transformation du ministère de la Santé avec VMware montre la capacité du multi-cloud de réinventer les soins de santé grâce à l'utilisation très efficace des ressources et de déployer de nouveaux niveaux d'agilité et d'innovation.»

«Nous sommes impatients de travailler en partenariat avec le ministère alors qu'il continue à déplacer les charges de travail vers le nouvel environnement et à offrir davantage de services basés sur le cloud aux prestataires de soins de santé dans tout le pays.»

Au cours des prochains mois, les responsables du ministère prévoient de déployer plus de solutions VMware – notamment pour une cybersécurité accrue et un travail distribué sécurisé – afin d'apporter des capacités supplémentaires de développement d'applications aux prestataires de soins de santé publics du Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un câble sous-marin pour alimenter l’Italie en électricité

Selon la direction de la compagnie, les capacités actuelles de production de la Sonelgaz sont évaluées à 24 000 mégawatts et elles atteindront 30 000 mégawatts à l’horizon 2031-2032. Photo fournie.
Selon la direction de la compagnie, les capacités actuelles de production de la Sonelgaz sont évaluées à 24 000 mégawatts et elles atteindront 30 000 mégawatts à l’horizon 2031-2032. Photo fournie.
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  • «La phase des études est en cours de réalisation», précise le PDG de Sonelgaz, ajoutant que la seconde étape concernera la phase de financement du projet
  • Selon la direction de la compagnie, les capacités actuelles de production de la Sonelgaz sont évaluées à 24 000 mégawatts et elles atteindront 30 000 mégawatts à l’horizon 2031-2032

PARIS: En avril dernier, l’Algérie et l’Italie ont signé un accord qui porte sur le développement des énergies renouvelables, des technologies innovantes bas carbone, des projets de transport des réseaux électriques ainsi que sur le raccordement électrique entre les deux pays.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue italien, Sergio Mattarella, organisée en marge de sa visite à Rome, en avril dernier, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé que l’Algérie souhaitait réaliser un câble sous-marin entre l’Algérie et l’Italie qui permettrait d’approvisionner l’Italie et une partie de l’Europe en énergie électrique. De leur côté, les autorités italiennes désirent accentuer la production d’électricité à base de gaz, mais aussi d’autres ressources énergétiques renouvelables.

Mourad Adjal, le PDG de la compagnie nationale de distribution de l’électricité et du gaz Sonelgaz, a révélé lors d’un point de presse à Bouira, en juillet dernier, que la première phase du projet de réalisation d’un câble sous-marin de 250 km destiné à l’exportation de l’électricité vers l’Italie était entamée. Cette initiative, qui reliera les côtes de la ville d’Annaba, à l’Est de l’Algérie, à la Sardaigne, disposera dans un premier temps d’une capacité d’approvisionnement de 1 000 à 2 000 mégawatts (MW) et sera le fruit d’une collaboration entre la société algérienne Sonelgaz et la compagnie italienne Terna.

«La phase des études est en cours de réalisation», précise-t-il, ajoutant que la seconde étape concernera la phase de financement du projet. «L’Italie sera une porte d’exportation de l’énergie pour l’Algérie. Ce projet est d’une grande importance pour le pays.»

Exportateur d’électricité
Selon la direction de la compagnie, les capacités actuelles de production de la Sonelgaz sont évaluées à 24 000 mégawatts et elles atteindront 30 000 MW à l’horizon 2031-2032. Avec une consommation domestique estimée à près de 14 000 MW par an, l’Algérie souhaite accroître ses exportations de l’électricité sur le marché international. «Notre capacité de production est intéressante, mais nous allons l’augmenter grâce aux investissements en cours, dont la capacité de production est estimée à 6 000 MW», affirme le PDG de Sonelgaz. Ce dernier précise que le groupe exporte depuis des décennies de l’électricité vers la Tunisie, avec un volume qui a atteint de 500 MW.

En 2021, le groupe énergétique algérien a conclu un accord avec la Compagnie générale libyenne d’électricité pour assurer l’approvisionnement du pays en électricité via le réseau tunisien. «Nous exportons notre savoir-faire en Afrique. Nous intervenons en Libye pour assurer la maintenance d’une centrale électrique. Nous l’exportons également via nos écoles dans le cadre des accords qui portent sur la prise en charge des agences d’autres compagnies dans dix pays africains», précise Mourad Adjal.

Le projet de réalisation du câble sous-marin a été élaboré par la direction exécutive de la stratégie et de la prospective de la société nationale Sonelgaz. Il sera réalisé en même temps que le gazoduc Transmed-Enrico Mattei, qui relie les deux pays via la Tunisie.

Pour assurer le développement des activités d’exportation de l’électricité, les autorités algériennes ont lancé, au début de l’année 2022, un appel d’offres pour la production de 1 000 MW d’électricité grâce à cinq centrales solaires photovoltaïques dans le sud du pays.


RDC: Sommet sur l'industrialisation de l'Afrique australe

Le président rwandais Paul Kagame, le président angolais Joao Lourenco et le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi (Photo, AFP).
Le président rwandais Paul Kagame, le président angolais Joao Lourenco et le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi (Photo, AFP).
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  • Le thème choisi était: Promouvoir l'industrialisation au moyen de l'agro-transformation
  • Dans un récent rapport, des experts de l'ONU ont affirmé que des troupes rwandaises étaient intervenues militairement à l'intérieur de la RDC

KINSHASA: Une dizaine de chefs d’État de la Communauté économique des États d'Afrique australe (SADC) ont tenu mercredi à Kinshasa un sommet sur l'industrialisation des seize pays membres de la sous-région, appelés à développer leurs propres "chaînes de valeur", a constaté une équipe de l'AFP.

Le thème choisi était: "Promouvoir l'industrialisation au moyen de l'agro-transformation, la valorisation des minéraux et du développement des chaînes de valeur régionales en vue d'atteindre la croissance économique inclusive".

"Il n'y a personne en dehors de l'Afrique qui viendra construire l'Afrique comme nous voulons qu'elle soit construite", a déclaré d'entrée de jeu le président sortant de la SADC, le Malawite Lazarus Chakwera, notant qu'Américains, Européens et Asiatiques ne consacrent que "quelques millions de dollars" à la construction d'infrastructures sur le continent.

"Pour cette raison, nous devons créer nos propres pools de ressources de développement. Nous avons déjà les ressources naturelles et minérales, qui devraient être plus que suffisantes pour financer tout projet dont nous avons besoin à travers l'Afrique", a-t-il ajouté.

"Le pillage que nous avons permis à l'Occident de mener en République démocratique du Congo est un péché dont nous devons nous repentir", a-t-il déclaré. L'heure est venue de montrer et de dire "au monde d'une seule voix que l'Afrique est ouverte aux affaires mais que l'Afrique n'est pas à vendre".

Lui succédant à la présidence tournante de la SADC, le président congolais Félix Tshisekedi a pris dans son discours l'engagement de s'investir, avec tous les États membres de la SADC, dans la construction d'infrastructures en vue de d'une industrialisation rapide de la sous-région.

Les États membres doivent "accélérer la mise en œuvre des projets pertinents et connexes" en vue d'atteindre cet objectif, en mettant à contribution les nouvelles technologies de l'information et de la communication considérées comme "instruments et catalyseurs de l'industrialisation", a-t-il dit.

Tout cela n'est possible que dans un environnement de paix, a plaidé M. Tshisekedi qui, prenant ses pairs à témoin, a de nouveau accusé le Rwanda de soutenir activement une rébellion (le "M23") dans l'est de son pays.

"Ce sommet se tient au moment où notre pays est victime d'une agression lâche et barbare de la part de son voisin le Rwanda", a-t-il déclaré.

Dans un récent rapport, des experts de l'ONU ont affirmé que des troupes rwandaises étaient intervenues militairement à l'intérieur de la RDC depuis novembre 2021. Mais Kigali continue de nier tout soutien aux rebelles du M23.

Dans sa déclaration finale du sommet de Kinshasa lue dans la soirée en direct à la télévision congolaise, la SADC a "manifesté son inquiétude et sa solidarité au sujet des événements récents liés à la sécurité dans la partie est de la RDC" et décidé "d'en faire part au secrétaire général de l'ONU en septembre prochain en marge de l'assemblée générale des Nations unies".


TikTok plus vigilant sur les contenus politiques avant les élections législatives américaines

Logo du réseau social chinois TikTok sur un écran de smartphone (Photo, AFP).
Logo du réseau social chinois TikTok sur un écran de smartphone (Photo, AFP).
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  • Les publicités à caractère politique sont proscrites sur la plateforme depuis octobre 2019
  • TikTok a créé, sur son application, une plateforme dédiée aux élections américaines, qui propose du contenu relatif aux modalités du scrutin

NEW YORK: TikTok entend se montrer plus vigilant sur la nature des contenus politiques postés sur le réseau social avant le scrutin législatif américain du 8 novembre.

Les publicités à caractère politique sont proscrites sur la plateforme depuis octobre 2019, mais certains annonceurs étaient parvenus à contourner cette interdiction en passant par des influenceurs rémunérés lors du scrutin de 2020.

Pour y remédier, TikTok va sensibiliser les créateurs directement et via le réseau social, et s'engage à retirer tout contenu mis en ligne par un créateur et payé par un annonceur politique, a indiqué, dans un message posté sur le site officiel, Eric Han, en charge de la sécurité des contenus pour les Etats-Unis.

Quant aux contenus postés spontanément par les utilisateurs non rémunérés, des algorithmes et des employés de TikTok s'assurent qu'ils ne promeuvent pas la désinformation, le harcèlement, les messages haineux et l'extrémisme violent.

Le groupe collabore également avec des organisations externes qui vérifient la fiabilité des contenus et l'alertent sur des vidéos contenant des assertions fausses ou erronées.

La filiale du groupe chinois ByteDance entend également faire acte de pédagogie et diriger les utilisateurs en quête d'informations sur le scrutin vers des sources externes qu'elle considère fiables.

TikTok a créé, sur son application, une plateforme dédiée aux élections américaines, qui propose du contenu relatif aux modalités du scrutin, à l'inscription sur les listes électorales, ainsi qu'aux candidats, et postera des estimations le soir des résultats.

Mardi, Meta avait également annoncé ses mesures prises pour faciliter l'accès à des informations pratiques vérifiées sur l'élection ainsi que pour lutter contre la désinformation et la manipulation.

Elles sont similaires à celles mises en place lors des élections de 2020, avec une équipe dédiée.

Facebook écartera notamment toute tentative de désinformation quant aux modalités du scrutin et refusera toute publicité encourageant à ne pas se rendre aux urnes ou contestant les résultats du scrutin.