Le G7 d'accord pour travailler sur un plafonnement du prix du pétrole russe

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Publié le Mardi 28 juin 2022

Le G7 d'accord pour travailler sur un plafonnement du prix du pétrole russe

  • Le G7 va «demander aux ministres de travailler d'urgence à l'élaboration d'un plafonnement des prix du pétrole, en consultant les pays tiers et le secteur privé
  • Ce mécanisme inédit et complexe viserait à empêcher la Russie de vendre son pétrole au-delà d'un certain prix

ELMAU, Allemagne : Les dirigeants du G7 réunis en sommet en Allemagne vont lancer les travaux visant à mettre en place un mécanisme de plafonnement du pétrole russe, afin de frapper une importante source de revenus de Moscou, a dit un haut responsable de la Maison Blanche.

Le G7 va «demander aux ministres de travailler d'urgence à l'élaboration d'un plafonnement des prix du pétrole, en consultant les pays tiers et le secteur privé, dans le but de mettre en place un tel plafonnement», a assuré ce responsable à quelques heures de la fin du sommet.

Le communiqué final attendu à l'issue de cette réunion qui se déroule dans le sud de l'Allemagne va donc inclure un accord de principe sur la mise au point de ce mécanisme inédit et complexe qui viserait à empêcher la Russie de vendre son pétrole au-delà d'un certain prix.

Parvenir à un consensus sur ce sujet serait «un pas en avant assez spectaculaire» et «l'un des résultats les plus significatifs» du G7, avait estimé la veille le principal conseiller diplomatique du président américain, Jake Sullivan.

Il avait toutefois reconnu la difficulté technique d'un tel projet : «Ce n'est pas quelque chose que nous pouvons sortir de nos tiroirs comme si c'était une méthode déjà testée et approuvée... c'est un concept nouveau».

Une complexité également soulignée par les spécialistes du secteur énergétique. Le secteur privé, notamment les professionnels de l'assurance et du transport, devraient être impliqués dans ce mécanisme.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, la question de savoir comment sanctionner les hydrocarbures russes est l'une des plus épineuses pour les Occidentaux alors que les tarifs de l'énergie se sont envolés et pèsent sur le pouvoir d'achat des ménages.

Le G7 va condamner les pratiques économiques déloyales de la Chine

Les dirigeants du G7 vont à l'issue de leur sommet en Allemagne condamner mardi les pratiques économiques déloyales de la Chine, et promettre une «approche coordonnée» pour y faire face, a dit un haut responsable de la Maison Blanche, qualifiant la démarche de «sans précédent».

Les sept puissances vont condamner, «ce qui est sans précédent dans le contexte du G7, les préjudices causés par les directives industrielles non transparentes de la Chine qui faussent le marché», selon ce haut responsable.

Selon lui, «les dirigeants s'engageront à travailler ensemble pour élaborer une approche coordonnée visant à remédier aux pratiques non commerciales de la Chine, afin de garantir des conditions de concurrence équitables pour les entreprises et les travailleurs».

«Les dirigeants évoqueront également le rôle de la Chine dans le piège de la dette des pays à revenu faible ou intermédiaire», prévient en outre ce haut responsable, assurant qu'il s'agit là aussi d'«une première pour le G7».

Enfin, le G7 va s'engager, poursuit ce haut responsable américain, à «accélérer les progrès dans la lutte contre le travail forcé, avec pour objectif (...) d'éliminer toutes les formes de travail forcé des chaînes d'approvisionnement mondiales, y compris le travail forcé soutenu par l'Etat, comme au Xinjiang», province chinoise où les minorités musulmanes sont soumises à une répression du régime chinois.

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Nouvelle-Zélande: les restes de deux enfants retrouvés dans des valises vendues aux enchères

Les restes de deux enfants, en âge d'être à l'école primaire, ont été découverts dans des valises achetées aux enchères dans un entrepôt d'Auckland, confirme la police néo-zélandaise. (AFP)
Les restes de deux enfants, en âge d'être à l'école primaire, ont été découverts dans des valises achetées aux enchères dans un entrepôt d'Auckland, confirme la police néo-zélandaise. (AFP)
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  • Selon l'inspecteur Tofilau Faamanuia Vaaelua, les corps étaient probablement conservés depuis plusieurs années et les victimes auraient entre cinq et dix ans
  • Un voisin de la famille qui a fait la découverte a dit au New Zealand Herald qu'il s'occupait de leur maison car ils avaient quitté Auckland pour échapper à l'attention des médias

WELLINGTON: Les restes de deux enfants, en âge d'être à l'école primaire, ont été découverts dans des valises achetées aux enchères dans un entrepôt d'Auckland, a confirmé jeudi la police néo-zélandaise.

Selon l'inspecteur Tofilau Faamanuia Vaaelua, les corps étaient probablement conservés depuis plusieurs années et les victimes auraient entre cinq et dix ans.

Les corps reposaient dans deux valises de taille identique, a-t-il précisé.

"La nature de la découverte rend l'enquête complexe, en raison, notamment, du temps écoulé entre la mort et la découverte", a ajouté M. Vaaelua.

Il a fallu, pour cette macabre découverte, qu'une famille achète une remorque chargée d'objets vendus en vrac dans un entrepôt.

La famille en question n'est pas liée à la mort, mais est "naturellement bouleversée par la découverte" et a demandé le respect de sa vie privée, a insisté M. Vaaelua.

Elle a pu recevoir une aide pour faire face à ce traumatisme.

La police se penche sur les autres objets, ménagers ou personnels, contenus dans la remorque pour identifier les victimes.

Elle examine également des heures de vidéo surveillance, mais les moments clés pourraient avoir été effacés du fait du grand délai entre la mort et la découverte des corps.

Pour cette même raison, l'autopsie rencontre des difficultés à identifier les enfants, a expliqué M. Vaaelua.

L'entrepôt et la propriété où les valises ont été emmenées ont été minutieusement examinées par la police scientifique.

La police néo-zélandaise a fait appel à l'agence internationale Interpol, même si elle pense que leurs proches se trouvent dans le pays.

M. Vaaelua s'est dit compatissant envers la famille des enfants, qui ne savait peut-être pas qu'ils étaient morts.

"Ce n'est pas une enquête facile", a reconnu l'inspecteur.

"Peu importe depuis combien de temps ou combien d'années vous travaillez et vous enquêtez sur des affaires horribles, ce n'est jamais facile".

"Ce que je peux dire, c'est que nous faisons de grands progrès dans l'enquête ADN", a-t-il ajouté.

"L'équipe d'enquête travaille très dur pour que la ou les personnes responsables de la mort de ces enfants rendent des comptes".

Un voisin de la famille qui a fait la découverte a dit au New Zealand Herald qu'il s'occupait de leur maison car ils avaient quitté Auckland pour échapper à l'attention des médias.


Liz Truss nettement en tête pour remplacer Boris Johnson à Downing Street

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss. (AFP)
La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss. (AFP)
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  • La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss, nettement en tête, semble en très bonne position pour devenir Première ministre en septembre
  • Elle a 32 points d'avance sur son concurrent, l'ancien ministre des Finances Rishi Sunak : 66% des membres du parti conservateur la soutiennent, seulement 34% lui préférant M. Sunak, selon le sondage

LONDRES: La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss, nettement en tête, semble en très bonne position pour devenir Première ministre en septembre en remplacement de Boris Johnson, selon un nouveau sondage publié jeudi.

Elle a 32 points d'avance sur son concurrent, l'ancien ministre des Finances Rishi Sunak : 66% des membres du parti conservateur la soutiennent, seulement 34% lui préférant M. Sunak, selon ce sondage YouGov/Sky News qui ne tient pas compte des 13% qui n'ont pas encore décidé.

Il y a deux semaines, un sondage YouGov/The Times lui donnait une avance de 38 points.

Plusieurs débats souvent acrimonieux ont opposé ces dernières semaines les deux candidats à la succession de Boris Johnson, dans un contexte économique et social particulièrement tendu, avec une inflation dépassant les 10% et des grèves dans de nombreux secteurs face à l'érosion du pouvoir d'achat.

Boris Johnson, désormais aux abonnés absents, avait été contraint à démissionner le 7 juillet, après plus de 50 démissions dans son entourage, lassé des scandales et de ses mensonges à répétition.

Les quelque 200 000 membres du parti conservateur votent cet été par correspondance ou en ligne, pour désigner celui ou celle qui va le remplacer comme chef du parti et donc comme Premier ministre. Son nom sera connu le 5 septembre.

Quelque 57% des membres du parti (majoritairement des hommes, blancs, âgés) disent avoir déjà voté, 38% ne l'ont pas fait. Liz Truss, 47 ans, positionnée très à droite et se revendiquant volontiers de Margaret Thatcher, a selon le même sondage 37 points d'avance chez ceux qui ont déjà voté (68% contre 31% pour M. Sunak).

Le sondage, mené auprès de 1 089 membres du parti, montre aussi que les deux candidats restent moins populaires que Boris Johnson, qui s'il était dans la course obtiendrait 46% des suffrages des membres du parti, contre 24% pour Truss et 23% pour Sunak.


Attentat à l'explosif dans une mosquée à Kaboul : 21 morts

Des combattants talibans tiennent des armes alors qu'ils montent sur un humvee pour célébrer leur jour de victoire près de l'ambassade des États-Unis à Kaboul le 15 août 2022. (AFP)
Des combattants talibans tiennent des armes alors qu'ils montent sur un humvee pour célébrer leur jour de victoire près de l'ambassade des États-Unis à Kaboul le 15 août 2022. (AFP)
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  • Au moins 21 personnes ont été tuées et 33 blessées dans un attentat à l'explosif dans une mosquée de Kaboul
  • L'explosion s'est produite dans une mosquée pendant la prière du soir

KABOUL: Au moins 21 personnes ont été tuées et 33 blessées dans un attentat à l'explosif dans une mosquée de Kaboul, mercredi à l'heure de la prière du soir, selon un bilan de la police donné jeudi.

"Hier (mercredi), une explosion s'est produite dans une mosquée (...) pendant la prière du soir. En conséquence, 21 de nos concitoyens sont morts en martyrs et 33 ont été blessés", a déclaré dans un communiqué Khalid Zadran, porte-parole de la police de Kaboul.

"La déflagration a été causée par des explosifs placés dans la mosquée" sunnite, située dans le nord-ouest de la capitale afghane, a-t-il précisé à l'AFP.

"La plupart des patients que nous avons reçus à la suite de l'explosion souffrent de blessures causées par des éclats de bombe et des brûlures", avait indiqué à l'AFP mercredi soir l'ONG italienne Emergency, qui opère dans un hôpital de Kaboul, en précisant avoir reçu de son côté 27 victimes, dont trois étaient décédées.

Plus tard dans un tweet, l'ONG a ajouté que cinq enfants figuraient parmi les personnes soignées, dont un âgé de sept ans.

La mosquée Sediqia qui a été visée se trouve dans le quartier sunnite Khair Khana et dispose aussi d'une école coranique.

Jeudi matin, l'édifice, dont les vitres étaient brisées, était sécurisé par de nombreux talibans armés, présents aussi dans les rues alentours dont ils contrôlaient les accès, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Cette attaque intervient près d'une semaine après la mort d'un dignitaire religieux taliban et de son frère, tués dans un attentat suicide dans une école coranique à Kaboul, et revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI).

Le religieux, Rahimullah Haqqani, était notamment connu pour ses discours enflammés contre l'EI.

Le nombre d'attentats a diminué en Afghanistan depuis que les talibans ont pris le pouvoir il y a un an, mais ils n'ont pas cessé pour autant.

Plusieurs attaques meurtrières ont eu lieu en août, et une série d'attentats à la bombe a surtout frappé le pays fin avril, pendant le mois sacré de ramadan, et fin mai, dans lesquels des dizaines de personnes ont trouvé la mort.

La plupart des attaques ont été revendiquées par l'EI, qui vise principalement les minorités religieuses afghanes chiite, soufie et sikh, mais aussi les talibans.

L'attaque de mercredi a eu lieu alors que des hauts responsables talibans participent jeudi à une grande assemblée de quelque 2.000 responsables religieux à Kandahar (sud), berceau et centre de décision du mouvement islamiste.