France : le moral des ménages poursuit sa baisse en juin

Une phrase indiquant "plus de pouvoir d'achat" sur une pancarte, au rond-point d'Ifs près de Caen, dans le nord-ouest de la France, le 24 mars 2022. (AFP).
Une phrase indiquant "plus de pouvoir d'achat" sur une pancarte, au rond-point d'Ifs près de Caen, dans le nord-ouest de la France, le 24 mars 2022. (AFP).
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Publié le Mardi 28 juin 2022

France : le moral des ménages poursuit sa baisse en juin

  • L'indicateur qui synthétise la confiance des ménages perd trois points et tombe bien en dessous de la moyenne de longue période
  • Le solde d'opinion des Français sur leur situation financière passée perd deux points par rapport au mois de mai

PARIS : Le moral des ménages en France a poursuivi en juin sa baisse pour le sixième mois consécutif, les ménages affichant leur pessimisme sur leur situation financière et l'évolution du niveau de vie, a rapporté mardi l'Insee.

L'indicateur qui synthétise la confiance des ménages perd trois points et tombe à 82, bien en dessous de la moyenne de longue période qui est de 100, et perdant trois points sur un mois, précise l'Institut national de la statistique.

Le solde d'opinion des Français sur leur situation financière passée perd deux points par rapport au mois de mai, et les perspectives d'évolution de cette même situation baissent d'un point.

La proportion de ménages qui estiment opportun de faire des achats importants recule elle de cinq points.

La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie s'est amélioré au cours des douze derniers mois diminue, tout comme la part de ceux qui estiment que ce niveau va s'inscrire en hausse au cours des douze mois qui viennent, détaille encore l'Insee dans son communiqué.

La part des ménages qui considèrent que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois est au plus haut depuis l'été 2008, à la veille de la crise financière. Mais les Français paraissent moins craindre l'inflation à venir, la part de ceux qui estiment que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois continuant de baisser.

Enfin, la crainte du chômage rebondit légèrement, mais reste à un niveau très bas.

Allemagne: le moral des consommateurs au plus bas, l'inflation pèse

FRANCFORT : Le moral des consommateurs allemands devrait atteindre son plus bas historique en juillet alors que la guerre en Ukraine a entraîné une flambée des prix dans la première économie européenne.

L'institut GfK prévoit un indice à -27,4 points pour juillet, le chiffre le plus bas depuis le début de la série en 1991, selon ce sondage mensuel publié mardi et réalisé auprès de 2.000 personnes.

La détérioration de l'indice depuis des mois, en mettant de côté une pause en juin, repose sur «la guerre en cours en Ukraine et les chaînes d'approvisionnement perturbées» qui font «exploser les prix de l'énergie et de l'alimentation en particulier», a déclaré l'expert en consommation GfK Rolf Bürkl dans ce communiqué.

L'augmentation du coût de la vie, mesurée par une inflation en Allemagne qui a approché 8% en mai, «pèse lourdement sur le sentiment des consommateurs et le fait chuter», résume l'expert.

L'agrégat dépasse de loin l'objectif de 2% visé à terme par la Banque centrale européenne et celle-ci a désormais pour «tâche principale (...) d'accompagner cela d'une politique monétaire appropriée», selon l'institut.

Mais les mesures à prendre «doivent être mûrement réfléchies afin de ne pas plonger l'économie allemande, déjà mal en point, en récession», si par exemple la BCE relevait ses taux trop abruptement, décourageant les décisions d'achat via le crédit.

L'enquête GfK révèle que les Allemands, sondé sur leurs attentes pour l'économie, voient davantage le pays tomber en récession en raison de la guerre en Ukraine et de l'inflation.

Les attentes de revenu sont elles aussi nettement tombées et affichent leur plus bas depuis près de 20 ans.

Les taux d'inflation élevés «font fondre» le pouvoir d'achat des consommateurs, a commenté le GfK.

De ce fait, les sommes économisées pendant la pandémie n'entraîneront pas des dépenses de consommation «autant qu'espéré», pesant gravement sur la croissance de l'économie.


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.


Départ de Vallaud: Faure appelle le PS à «avancer d'un même pas», «le congrès permanent ce n'est pas possible»

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
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  • Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas"
  • "Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun"

PARIS: Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas", jugeant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible" après le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS sur fond d'opposition à une primaire pour désigner le candidat de la gauche hors LFI à la présidentielle.

"Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a réagi M. Faure, partisan de la primaire, sur franceinfo.

 

 

 


Une Française rapatriée du MV Hondius positive à l'hantavirus, 22 cas contacts en France

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
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  • "Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist
  • Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg

PARIS: Une passagère française, rapatriée du bateau de croisière MV Hondius, a été testée positive à l'hantavirus, a annoncé lundi la ministre de la Santé Stéphanie Rist, faisant également état de 22 cas contacts identifiés en France.

Parmi les croisiéristes déjà évacués, un Américain et cette Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.

La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir pour les Pays-Bas lundi, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si à ce stade l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne recense que six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare.

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter.

Les cinq passagers "sont hospitalisés dans des chambres avec des flux d'air qui permettent d'éviter la contamination", "ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu'à nouvel ordre", au minimum 15 jours, a-t-elle ajouté.

Concernant les cas contacts, elle a confirmé qu'une vingtaine de Français avaient été identifiés : huit parmi les passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, qui "ont été mis à l'isolement rapidement", et 14 à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam.

"Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist.

Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg. Elle était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé à son bord.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu "tiendra une nouvelle réunion" lundi après-midi "pour suivre au plus près l'évolution de la situation" sur le virus hantavirus, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a-t-elle ajouté sur BFMTV.

Elle a appelé à "ne pas créer de panique", "nous n'en sommes absolument pas à avoir ces discussions-là" comme lors de l'épidémie de Covid-19.

La variante du virus détectée à bord du navire MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.