PARIS: La Première ministre Elisabeth Borne a défendu vendredi l'investissement dans l'apprentissage des jeunes, dont le coût a été épinglé par la Cour des comptes, en faisant valoir que c'était "un énorme levier de l'égalité des chances".
La Cour des comptes a vivement critiqué mercredi la réforme "non financée" de l'apprentissage de 2018, dont le succès quantitatif "indéniable" s'est fait au prix d'un "doublement" du coût tout en bénéficiant peu aux jeunes ayant le plus de difficultés à s'insérer dans l'emploi.
"Moi, je pense qu'il faut quand même considérer qu'investir dans notre jeunesse c'est majeur pour notre pays. Que des jeunes aient l'impression que c'est un parcours du combattant pour rentrer dans la vie professionnelle, je pense que c'est quelque chose qui peut miner la cohésion de notre pays", a réagi Mme Borne lors d'un déplacement au centre de vacances Village Natures Paris de Bailly-Romainvilliers (Seine-et-Marne) avec le ministre du Travail Olivier Dussopt.
"C'est un énorme levier d'égalité des chances que l'apprentissage. Je pense que c'est un très bel investissement dans notre jeunesse qui vaut la peine", a-t-elle ajouté, rappelant l'objectif d'Emmanuel Macron de faire croître le nombre de contrats d'apprentissage jusqu'à un million, contre "moins de 300.000" en 2017 et 730.000 en 2021.
Elle a par ailleurs confirmé que les aides à l'apprentissage, qui courraient jusqu'au 30 juin, seraient prolongées - "au moins jusqu'à la fin de l'année" avait annoncé M. Dussopt fin mai. La prime prévue dans le cadre du plan "Un jeune, une solution" fixe à 5.000 euros l'aide pour un mineur, 8.000 euros celle pour un majeur, ce qui rend le coût de la première année quasi nul.