Un premier oryx sauvage d’Arabie nait dans la Réserve naturelle saoudienne, après neuf décennies d’absence

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’oryx d’Arabie, ou oryx blanc, fait partie des espèces vulnérables menacées d’extinction. (Photo Twitter)
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’oryx d’Arabie, ou oryx blanc, fait partie des espèces vulnérables menacées d’extinction. (Photo Twitter)
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’oryx d’Arabie, ou oryx blanc, fait partie des espèces vulnérables menacées d’extinction. (Photo Twitter)
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’oryx d’Arabie, ou oryx blanc, fait partie des espèces vulnérables menacées d’extinction. (Photo Twitter)
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’oryx d’Arabie, ou oryx blanc, fait partie des espèces vulnérables menacées d’extinction. (Photo Twitter)
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’oryx d’Arabie, ou oryx blanc, fait partie des espèces vulnérables menacées d’extinction. (Photo Twitter)
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Publié le Mercredi 08 juin 2022

Un premier oryx sauvage d’Arabie nait dans la Réserve naturelle saoudienne, après neuf décennies d’absence

  • Cent gazelles de Rhim, vingt bouquetins et trente outardes houbara ont été relâchés dans l’une des trois principales réserves fauniques de la Réserve royale
  • Le retour de l’oryx dans ces réserves favorise sa reproduction naturelle, ce qui représente un acquis environnemental qui contribue à l’équilibre du milieu

DJEDDAH: Après avoir été absent pendant quatre-vingt-dix ans de son environnement naturel, au nord de l’Arabie saoudite, le tout premier oryx sauvage d’Arabie a vu le jour dans la Réserve royale naturelle du roi Salmane ben Abdelaziz.

La réserve a écrit sur son compte Twitter officiel: «Après une absence de neuf décennies de sa patrie, au nord du Royaume... Les actions du #National_Center_Wildlife, en coopération avec la @KSRNReserve, dans la propagation et la réinstallation de l’oryx d’Arabie portent enfin leurs fruits. Le tout premier oryx a vu le jour dans la Réserve royale naturelle du roi Salmane ben Abdelaziz.»

Cette naissance est le fruit d’une coopération entre l’autorité de développement de la réserve et le Centre national pour la faune sauvage. Un certain nombre d’oryx ont été relâchés au sein de la réserve au mois de mars dans le cadre de programmes de réinstallation d’espèces menacées.

Le 30 mars, le Centre national pour la faune sauvage a relâché cinquante oryx d’Arabie, cent gazelles de Rhim, vingt bouquetins et trente outardes houbara dans l’une des trois principales réserves fauniques de la Réserve royale naturelle du roi Salmane ben Abdelaziz.

C’est la première fois que l’oryx d’Arabie est relâché dans son habitat naturel, au nord-ouest du Royaume.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’oryx d’Arabie, ou oryx blanc, fait partie des espèces vulnérables menacées d’extinction.

Il a disparu de la région pendant des décennies en raison des nombreuses pressions environnementales, de la surpêche et de la perte du couvert végétal, ce qui a entraîné une diminution de son nombre dans la nature sauvage.

Le retour de l’oryx dans ces réserves favorise sa reproduction naturelle, ce qui représente un acquis environnemental qui contribue à l’équilibre du milieu, à l’enrichissement de la biodiversité et à la préservation de cette espèce.

Actuellement, la réserve royale compte deux cent quatre-vingt-deux espèces d’animaux – un large éventail de mammifères, de reptiles, d’oiseaux et d’amphibiens.

Parmi ces animaux, on compte des loups d’Arabie, des renards, des gazelles de Rhim, des capras, des lièvres, des aigles royaux et des courlis.

La réserve se compose de trois principaux sites de conservation: Khunfah, à la frontière ouest du grand désert du Néfoud, le plateau sédimentaire d’Al-Tubaiq et Harrat al-Harra.

La réserve royale – la plus grande du Royaume – couvre un terrain géographique diversifié dans les provinces de Haïl, d’Al-Jawf et de Tabouk, ainsi que dans le Nord, à la frontière avec la Jordanie, près de Wadi Rum.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'Algérie condamne l'attaque de drone contre l'Arabie saoudite

L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne. (AFP)
L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne. (AFP)
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  • Le ministère algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a qualifié cette attaque de menace flagrante à la sécurité et à la stabilité du Royaume
  • L'Algérie a également réitéré son entière solidarité avec l'Arabie Saoudite et son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour sauvegarder sa sécurité et préserver sa stabilité

ALGER: L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne.

Le ministère algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a qualifié cette attaque de menace flagrante à la sécurité et à la stabilité du Royaume, et de violation flagrante de sa souveraineté et du droit international.

L'Algérie a également réitéré son entière solidarité avec l'Arabie Saoudite et son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour sauvegarder sa sécurité et préserver sa stabilité


Liban: les frappes israéliennes ont fait plus de 3.000 morts depuis le 2 mars 

Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve. (AFP)
Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars
  • Dans un communiqué, le ministère libanais de la Santé a recensé 3.020 morts, dont 116 membres du personnel médical et 211 enfants ou mineurs

BEYROUTH: Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve.

Dans un communiqué, le ministère libanais de la Santé a recensé 3.020 morts, dont 116 membres du personnel médical et 211 enfants ou mineurs, ainsi que 9.273 blessés.

 

 


L'ONU exige qu'Israël empêche un «génocide» à Gaza

Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
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  • Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza
  • Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites"

GENEVE: Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".

Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.

Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".

Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".

Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.

L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.

Meurtres "illégaux" 

Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.

Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".

Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".

Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.

Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".

"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.

Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.

Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".

Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.

"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".