Le «pire évité» à Vincennes après l'effondrement partiel d'un immeuble près d'une crèche

Effondrement d'un immeuble en réfection à Vincennes. (Photo, Twitter, Préfecture de Police @prefpolice)
Effondrement d'un immeuble en réfection à Vincennes. (Photo, Twitter, Préfecture de Police @prefpolice)
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Publié le Mardi 07 juin 2022

Le «pire évité» à Vincennes après l'effondrement partiel d'un immeuble près d'une crèche

Effondrement d'un immeuble en réfection à Vincennes. (Photo, Twitter, Préfecture de Police @prefpolice)
  • «Tous les enfants de la crèche et du centre de loisir mitoyen ont été évacués et sont en sécurité», ont poursuivi les pompiers
  • Thérèse LeBrun, commerçante située en face de l'immeuble, a indiqué avoir «entendu un énorme bruit, terrible, et tout à coup il y a eu beaucoup de poussière»

VINCENNES: Des dizaines de travailleurs du bâtiment ont le sentiment d'avoir »évité le pire », mardi après-midi à Vincennes (Val-de-Marne) près de Paris, où une partie d'un immeuble en chantier s'est effondrée, aux abords d'une école maternelle et d'une crèche. 

« J'étais dans les bureaux et j'ai vu l'immeuble s'effondrer » vers 17H00, raconte un des responsables du chantier, lancé en mai 2021 pour transformer des bureaux en logement. « J'ai couru, c'était sauve-qui-peut », poursuit le trentenaire qui préfère taire son nom, visiblement choqué. 

Travaillant depuis « plusieurs années » dans le bâtiment, c'est « la première fois » qu'il voit une telle « image d'horreur ». 

Son seul « soulagement » ce soir: « qu'il n'y ait pas de victime ». Et son seul objectif: « motiver (ses) hommes pour qu'ils se confient » aux psychologues présents sur les lieux de l'accident. « Heureusement qu'il n'y a pas de mort », souffle-t-il, sidéré d'avoir « évité le pire ». 

Le parquet de Créteil a ouvert une enquête mardi soir pour « mise en danger de la vie d'autrui » et « blessures involontaires », confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne, avec l'assistance de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRDP). 

Un ouvrier a « sauté par peur » et s'est légèrement blessé, « mais il pourrait être extérieur au chantier », a précisé le procureur de la République Stéphane Hardouin. 

Des tentes blanches jonchaient la rue limitrophe au lieu de l'accident: celles de la cellule d'urgence médico-psychologique qui a accueilli « une trentaine de personnes, dont des ouvriers et des employés de la crèche », a indiqué l'AFP sa référente médicale, précisant qu'aucune n'avait présenté un état psychologique nécessitant une évacuation vers l'hôpital. 

« Un poste d'urgence médico-psychologique téléphonique va être mis en place », a ajouté celle qui a travaillé avec « onze collègues, dont trois psychiatres ». 

Plus de 150 pompiers ont également été mobilisés, notamment pour évacuer les près de « 150 enfants présents » dans la crèche et l'école maternelle, selon la mairie de Vincennes. Après ces évacuations, la sécurisation du site se poursuivait mardi soir. 

« Aucun signe avant-coureur »  

« J'ai besoin d'éléments concrets pour pouvoir rétablir la situation », a expliqué, depuis son poste de commandement, l'un des chefs des pompiers à ses troupes, des cartes du chantier diffusés sur des écrans dans son dos. « Des éléments sont vraiment en ruine et peuvent à tout moment détruire la crèche », a-t-il averti. 

« On va proposer des solutions de relocalisation des activités de la crèche et de l'école dès jeudi », a de son côté précisé la maire de Vincennes Charlotte Libert-Albanel, sur place. « Il faut que les architectes de l'entreprise Fayat comprennent l'origine de l'effondrement », a-t-elle insisté.  

Pour l'un des responsables du chantier, cette scène de « science fiction » n'était pas prévisible: « les capteurs » présents sur le chantier n'ont indiqué « aucun signe avant-coureur ». 

Un tel accident est « un risque à prendre quand on est ouvrier », relativise un autre travailleur présent sur le chantier depuis trois jours. Il se trouvait sur « le trottoir en face » quand l'immeuble s'est effondré. 

Lui, vêtu de son chasuble orange, assure pouvoir retravailler »dès demain ». 

Mardi soir, les 56 ouvriers censés être sur le chantier ont répondu à l'appel, mais les pompiers ont précisé que des chiens circulaient encore »dans tout le périmètre ». 


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.