Un lézard vieux de 80 millions d'années, l'un des fossiles les plus précieux de la mer Rouge

Les ossements d'un énorme lézard marin âgé de plus de 80 millions d'années ont été déterrés dans l'ouest de l'Arabie saoudite au terme de dix jours de fouilles menées par le Saudi Geological Survey. (Photo fournie)
Les ossements d'un énorme lézard marin âgé de plus de 80 millions d'années ont été déterrés dans l'ouest de l'Arabie saoudite au terme de dix jours de fouilles menées par le Saudi Geological Survey. (Photo fournie)
Les ossements d'un énorme lézard marin âgé de plus de 80 millions d'années ont été déterrés dans l'ouest de l'Arabie saoudite au terme de dix jours de fouilles menées par le Saudi Geological Survey. (Photo fournie)
Les ossements d'un énorme lézard marin âgé de plus de 80 millions d'années ont été déterrés dans l'ouest de l'Arabie saoudite au terme de dix jours de fouilles menées par le Saudi Geological Survey. (Photo fournie)
L'équipe du Saudi Geological Survey, situé à l'ouest de la station balnéaire d'Amaala. (Photo fournie)
L'équipe du Saudi Geological Survey, situé à l'ouest de la station balnéaire d'Amaala. (Photo fournie)
Les ossements d'un énorme lézard marin âgé de plus de 80 millions d'années ont été déterrés dans l'ouest de l'Arabie saoudite au terme de dix jours de fouilles menées par le Saudi Geological Survey. (Photo fournie)
Les ossements d'un énorme lézard marin âgé de plus de 80 millions d'années ont été déterrés dans l'ouest de l'Arabie saoudite au terme de dix jours de fouilles menées par le Saudi Geological Survey. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Mercredi 01 juin 2022

Un lézard vieux de 80 millions d'années, l'un des fossiles les plus précieux de la mer Rouge

  • Les restes de ce reptile constituent l'une des plus anciennes traces de vie marine dans le littoral de la mer Rouge
  • «Nous découvrirons certainement des points de repère géologiques importants que des touristes venus du monde entier souhaiteront découvrir et admirer par eux-mêmes»

DJEDDAH: Les fossiles d'un grand lézard marin qui remonte à plus de 80 millions d'années ont été découverts lors de fouilles dans l’ouest de l'Arabie saoudite. 

Le personnel du Service géologique saoudien (SGS), chargé de cartographier le Royaume, a découvert les restes de ce reptile, qui constituent l'une des plus anciennes traces de vie marine dans le littoral de la mer Rouge. 

Cette découverte a été annoncée mardi dernier, alors que la Red Sea Development Company (RSDC) annonçait un partenariat avec le SGS qui vise à effectuer l'une des plus grandes études géologiques jamais réalisées dans le Royaume. 

Selon John Pagano, PDG de la RSDC et d’Amaala, un projet de tourisme de luxe, ce partenariat permettra d'identifier les zones qui présentent une importance géologique particulière et de découvrir la richesse naturelle de la péninsule Arabique. 

«C'est l'esprit d'aventure qui anime depuis toujours les découvertes que l'on fait. La première fouille sous-marine d'Arabie saoudite a eu lieu dans cet endroit. Mais nous découvrons aujourd'hui des preuves géologiques et paléontologiques qui attestent de l'activité qui existe dans cette région depuis des millions d'années», explique-t-il. 

M. Pagano précise que «ce partenariat s'inscrit dans le droit fil de notre engagement en tant que société de développement responsable, d'identifier, de préserver et de présenter ces richesses naturelles qui se cachent sous cette terre. La paléontologie est en plein essor dans le Royaume et nous espérons encourager les gens à découvrir le patrimoine historique enfoui le long du littoral de l'Arabie saoudite». 

Les fouilles entreprises le long du littoral de la mer Rouge ont permis de déterrer des fossiles qui vont de la fin du crétacé à l'éocène, soit entre 80 et 45 millions d'années auparavant. Les chercheurs s'attendent à en découvrir beaucoup plus lors des prochaines fouilles, d'autant plus que près de la moitié des sites inspectés ont permis de découvrir des éléments rares. 

Le directeur général du Service géologique saoudien, Abdallah Chamrani, précise que «les découvertes rares faites le long du littoral central de la mer Rouge relatent des histoires fascinantes sur l'évolution de la vie dans la région pendant des dizaines de millions d'années». 

Selon lui, le partenariat avec le TRSDC contribuera à découvrir «les mystères que recèlent ces zones géologiques importantes et encore inexplorées». Il a par ailleurs insisté sur la valeur historique de cette région. 

«Nous découvrirons certainement des points de repère géologiques importants que des touristes venus du monde entier souhaiteront découvrir et admirer par eux-mêmes.» 

Plusieurs vertébrés marins que l'équipe de fouille a découverts ont été signalés pour la première fois dans la région. Il s’agit notamment des restes de l’une des tortues – parmi les plus grandes du monde – qui avaient vécu dans la région. Ces découvertes interviennent après la découverte d'une partie du crâne d'un plésiosaure, un grand reptile marin.  

En 2021, un accord technique conjoint a été signé entre le TRSDC et SGS. Il porte sur la recherche géologique, environnementale et marine ainsi que sur la géo-ingénierie et les études géotechniques dans le nord-ouest du Royaume sur le littoral de la mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
Short Url
  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.