Le Sri Lanka en crise relève massivement taxes et impôts

Des étudiants de la faculté de médecine et des sciences participent à une manifestation antigouvernementale exigeant la démission du président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa en raison de la crise économique paralysante du pays, à Colombo le 29 mai 2022. (Photo, AFP)
Des étudiants de la faculté de médecine et des sciences participent à une manifestation antigouvernementale exigeant la démission du président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa en raison de la crise économique paralysante du pays, à Colombo le 29 mai 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 31 mai 2022

Le Sri Lanka en crise relève massivement taxes et impôts

Des étudiants de la faculté de médecine et des sciences participent à une manifestation antigouvernementale exigeant la démission du président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa en raison de la crise économique paralysante du pays, à Colombo le 29 mai 2022. (Photo, AFP)
  • La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui s'applique à presque tous les biens et services est ainsi relevée de 8 à 12% avec effet immédiat
  • L'État insulaire d'Asie du Sud de 22 millions d'habitants est confronté à la pire crise économique depuis son indépendance en 1948

COLOMBO: Le Sri Lanka, qui traverse une grave crise économique et négocie un plan d'aide avec le FMI, a annoncé mardi de fortes hausses des taxes et impôts dans tous les domaines afin de consolider ses ressources budgétaires. 

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui s'applique à presque tous les biens et services est ainsi relevée de 8 à 12% avec effet immédiat, tandis que le taux d'imposition des sociétés passe de 24% à 30%. 

Pour les particuliers, le seuil d'imposition sur le revenus a été abaissé à 1,8 million de roupies annuels (4 679 euros) contre 3 millions jusqu'à présent (7 799 euros). 

Ces mesures constituent un retour en arrière par rapport aux importantes baisses d'impôts accordées par le président Gotabaya Rajapaksa après sa victoire aux élections de novembre 2019. 

Selon le Premier ministre et ministre des Finances, Ranil Wickremesinghe, ces réductions d'impôts ont coûté chaque année 800 milliards de roupies (plus de 2 milliards d'euros) et ont sévèrement creusé le déficit budgétaire. 

Les agences de notation et plusieurs économistes indépendants ont souligné que la politique décidée par le président Rajapaksa avait alimenté la crise financière qui frappe actuellement le pays. 

L'État insulaire d'Asie du Sud de 22 millions d'habitants est confronté à la pire crise économique depuis son indépendance en 1948, faisant face à des pénuries de biens essentiels (aliments, carburant, médicaments), de longues coupures d'électricité quotidiennes et une inflation record. 

Il a annoncé le 12 avril faire défaut sur sa dette extérieure de 51 milliards de dollars et a engagé des pourparlers avec le FMI. Ce dernier a subordonné l'octroi d'un programme d'aide à la restructuration préalable de la dette du pays jugée aujourd'hui insoutenable. 

M. Wickremesinghe s'est vu confier le portefeuille des finances le 25 mai, deux semaines après avoir été invité à former un « gouvernement d'union » à la suite de la démission de son prédécesseur Mahinda Rajapaksa, frère du président. 

Mardi, il a également annoncé la suppression de plusieurs allègements fiscaux accordés ces dernières années aux entreprises. 

Le gouvernement n'a pas précisé combien il comptait tirer de ces nouvelles mesures. 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.