La flambée des prix de l’énergie conduit à l'effondrement de la performance de l’industrie cimentière

Al-Yamama Cement est la seule entreprise à avoir enregistré une croissance en glissement annuel au cours des quatre premiers mois de 2022. Les données montrent une augmentation de 49% de la production qui est passée à 2,4 millions de tonnes. (Shutterstock)
Al-Yamama Cement est la seule entreprise à avoir enregistré une croissance en glissement annuel au cours des quatre premiers mois de 2022. Les données montrent une augmentation de 49% de la production qui est passée à 2,4 millions de tonnes. (Shutterstock)
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Publié le Dimanche 22 mai 2022

La flambée des prix de l’énergie conduit à l'effondrement de la performance de l’industrie cimentière

  • Le secteur cimentier du Royaume a été touché par un ralentissement des activités de construction en raison d’une pénurie de main-d’œuvre causée par les restrictions de voyage en lien avec la pandémie de Covid-19
  • Les fabricants de ciment investissent dans de nouvelles infrastructures pour améliorer l’efficacité de la production et réduire la consommation d’énergie

RIYAD: Le secteur du ciment en Arabie saoudite a enregistré une faible performance puisque la hausse des coûts de production et la faible demande ont entraîné une diminution des ventes et de la production au mois d’avril qui a coïncidé avec le Ramadan.

Selon les données compilées par Al-Yamama Cement, les ventes de dix-sept cimenteries saoudiennes ont chuté de 39%. Elles sont passées à trois millions de tonnes en avril 2022, contre 4,97 millions de tonnes en mars.

Cela se compare à une baisse de 28% par rapport au mois d’avril de l’année dernière, qui comprenait trois semaines de Ramadan, contre trente jours cette année.

City Cement, Qassim, Al Safwa, Najran et Al-Yamama ont enregistré la baisse la plus importante d’un mois à l’autre en avril – 57%, 46%, 46% et 45% respectivement (IL EN MANQUE UNE). Une comparaison de la production et des ventes de ciment au sein des entreprises saoudiennes entre les quatre premiers mois de 2022 et 2021 révèle une croissance négative globale de 14% de la production et une croissance négative de 12% des ventes.

Cela se compare à une augmentation de 10,9% et 13,5% de la production et des ventes respectivement au cours des quatre premiers mois de 2021 par rapport à la même période en 2020.

Al-Yamama Cement est la seule entreprise à avoir enregistré une croissance en glissement annuel au cours des quatre premiers mois de 2022. Les données montrent une augmentation de 49% de la production qui est passée à 2,4 millions de tonnes et une augmentation de 54% des ventes locales qui ont atteint 2,4 millions de tonnes.

Les cimenteries de Safwa et d’Al Tabuk ont ​​enregistré une croissance négative de la production au cours de la même période, mais ont augmenté leurs ventes d’1,3% et 13% respectivement.

L’entreprise Al-Yamama Cement a enregistré la part la plus élevée dans la production et les ventes globales au cours des quatre premiers mois de cette année avec 14%, suivie par les cimenteries Saudi Cement et Southern Cement, toutes deux à 11%.

Outre la hausse des prix de l’énergie qui représentent environ 30 à 40% du coût total de production, le secteur cimentier du Royaume a été touché par un ralentissement des activités de construction en raison d’une pénurie de main-d’œuvre causée par les restrictions de voyage en lien avec la pandémie de Covid-19.

La production de clinker de toutes les entreprises saoudiennes a augmenté de 8,5% au cours des quatre premiers mois de 2022, atteignant 18,8 millions de tonnes. La cimenterie Najran a augmenté sa production de 98% à elle seule, suivie de Yanbu Cement qui a renforcé sa production de 60%.

Les entreprises Riyadh Cement et Al Jouf sont au bas du classement, enregistrant une production de clinker plus lente de 42% et 30% respectivement.

Les cimenteries saoudiennes vendent la quasi-totalité du ciment produit localement. La Saudi Cement Co., cependant, est devenue le premier exportateur avec 199 000 tonnes, ce qui représente près de 60% du total du ciment exporté par toutes les usines du Royaume.

Yanbu Cement, Saudi Cement et Arabian Cement représentent 75% de l’ensemble des exportations de clinker, soit 1,9 million de tonnes au cours des quatre premiers mois de 2022.

En avril 2022, le stock de ciment a augmenté de 7,3% en glissement annuel contre 8,9% au mois de mars. Cela se compare également aux baisses d’une année à l’autre en avril et mars 2021 – de 11,8% et 15,1% respectivement.

Les cimenteries Qassim et Northern Region ont enregistré la plus forte augmentation des stocks de ciment en avril 2022 (69% et 51% respectivement).

Selon les analystes d’Al Jazira Capital, le nombre de travailleurs expatriés sur le marché du travail a connu une baisse annuelle nette de 66 000 travailleurs en 2021. Cependant, les dernières données montrent une augmentation nette trimestrielle de 267 000 expatriés au cours du quatrième trimestre de 2021, la première augmentation trimestrielle depuis la même période en 2020.

Une augmentation des activités de construction découlant de projets de développement de la Red Sea Development Co., d’Amaala, de Neom et de Qiddiya en Arabie saoudite devraient également stimuler la reprise de l’industrie locale du ciment.

Les fabricants de ciment investissent dans de nouvelles infrastructures pour améliorer l’efficacité de la production et réduire la consommation d’énergie. Ce changement intervient également au moment où l’Arabie saoudite vient s’ajouter à  plus de cent pays qui se sont engagés à atteindre l’objectif «zéro émission nette» d’ici à 2060.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.