Argentine: un ancien tortionnaire de la dictature condamné une 9e fois à la perpétuité

Photo publiée par l'agence de presse Telam montrant l'ancien chef de la police de Buenos Aires, Miguel Etchecolatz, lors de son procès pour des crimes contre l'humanité commis dans le centre de détention clandestin de La Cacha à La Plata, en Argentine, le 6 juin 2014. AFP PHOTO / TELAM / CARLOS CARMELE
Photo publiée par l'agence de presse Telam montrant l'ancien chef de la police de Buenos Aires, Miguel Etchecolatz, lors de son procès pour des crimes contre l'humanité commis dans le centre de détention clandestin de La Cacha à La Plata, en Argentine, le 6 juin 2014. AFP PHOTO / TELAM / CARLOS CARMELE
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Publié le Samedi 14 mai 2022

Argentine: un ancien tortionnaire de la dictature condamné une 9e fois à la perpétuité

  • Miguel Etchecolatz, 93 ans, et Julio Cesar Garachico, 81 ans, ont été condamné par un tribunal de La Plata pour séquestration, torture de sept personnes, et assassinats de quatre d'elles
  • Les deux co-accusés ont clamé leur innocence, lors de propos rapportés par le tribunal et recueillis sur leur lieu de détention. Miguel Etchecolatz, lors de procès passés, avait récusé la légitimité du tribunal

BUENOS AIRES : Un tortionnaire parmi les plus emblématiques de la dictature argentine (1976-1983), un ancien chef de la police, a été condamné vendredi à la prison à vie une neuvième fois pour plusieurs crimes contre l'humanité.

Miguel Etchecolatz, 93 ans, ancien chef adjoint de la police de la province de Buenos Aires, a été condamné par un tribunal de La Plata (60 km au sud de Buenos Aires), conjointement à un autre officier, Julio Cesar Garachico, 81 ans, pour séquestration, torture de sept personnes, et assassinats de quatre d'elles, survenus en 1976 au centre de détention clandestin de La Plata.

Il s'agit de la neuvième peine de prison à vie prononcée contre M. Etchecolatz, détenu à Ezeiza au sud de Buenos Aires, et qui a suivi le verdict à distance, hospitalisé pour accès de fièvre. M. Garachico, qui effectue sa détention à domicile pour raison de santé, n'était pas non plus présent.

Les deux co-accusés ont clamé leur innocence, lors de propos rapportés par le tribunal et recueillis sur leur lieu de détention. Miguel Etchecolatz, lors de procès passés, avait récusé la légitimité du tribunal.

Des membres de familles des victimes se sont indignés de voir confirmée la détention à domicile de Julio Cesar Garachico aux cris de "Prison à perpétuité et effective !", jusqu'à ce que le juge fasse évacuer la salle pour pouvoir poursuivre l'énoncé du verdict.

La dernière condamnation de Miguel Etchecolatz à la prison à vie remonte à fin 2020, au terme d'un procès de deux ans aux côtés de 10 co-accusés qui avait porté sur 84 cas d'enlèvements, tortures et meurtres.

Parmi les témoins-clefs des procès figurait Julio Lopez, un maçon de 77 ans, ancien détenu torturé sous la dictature. Julio Lopez avait "disparu" en 2006, un jour qu'il se rendait à une audience au tribunal. Sa disparation, qui avait causé une profonde indignation, n'a jamais été élucidée.

Selon les organismes de défense des droits humains, quelque 30 000 personnes ont disparu sous la dictature.

Depuis la reprise des procès de la dictature au milieu des années 2000 -- après plus d'une décennie de mesures et lois d'amnistie hautement controversées -- quelque 1 060 personnes ont été condamnées pour crime contre l'humanité. 


Ukraine: l'armée russe confirme la conquête de la localité clé de Lyman

Cette image satellite publiée par Maxar Technologies le 27 mai montre des obusiers automoteurs en position de tir au nord de Lyman, en Ukraine, le 26 mai 2022. (PHOTO AFP / IMAGE SATELLITE ©2022 MAXAR TECHNOLOGIES)
Cette image satellite publiée par Maxar Technologies le 27 mai montre des obusiers automoteurs en position de tir au nord de Lyman, en Ukraine, le 26 mai 2022. (PHOTO AFP / IMAGE SATELLITE ©2022 MAXAR TECHNOLOGIES)
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  • «La ville de Lyman a été entièrement libérée des nationalistes ukrainiens», a déclaré dans un communiqué le ministère russe de la Défense
  • Il a ainsi confirmé une annonce faite la veille par les séparatistes prorusses de cette «république» autoproclamée de l'Est ukrainien

MOSCOU : L'armée russe a confirmé samedi la conquête de la localité clé de Lyman, dans l'est de l'Ukraine, un carrefour qui ouvre la route vers les grandes villes de Sloviansk et Kramatorsk.

"A l'issue des actions communes des unités de la milice de la République populaire de Donetsk et des forces armées russes, la ville de Lyman a été entièrement libérée des nationalistes ukrainiens", a déclaré dans un communiqué le ministère russe de la Défense.

Il a ainsi confirmé une annonce faite la veille par les séparatistes prorusses de cette "république" autoproclamée de l'Est ukrainien.

Lyman est un important noeud ferroviaire situé au nord-est de la ville symbole de Sloviansk, reprise aux séparatistes prorusses par Kiev en 2014, et de Kramatorsk, la capitale de la partie de la région de Donetsk (est) sous contrôle ukrainien.

La prise de Lyman permettrait de lever un obstacle vers Sloviansk, puis Kramatorsk, tout en marquant un progrès dans la tentative d'encercler Severodonetsk et Lyssytchansk, deux autres importantes villes ukrainiennes situées plus à l'est.


Effondrement d'un immeuble en Iran: une manifestation dispersée avec des lacrymogènes

Une photo fournie par la présidence iranienne montre le vice-président iranien Mohammad Mokhber (au centre) visitant le site où un immeuble de dix étages s'est effondré dans la ville d'Abadan, dans le sud-ouest du pays, le 27 mai 2022. (AFP).
Une photo fournie par la présidence iranienne montre le vice-président iranien Mohammad Mokhber (au centre) visitant le site où un immeuble de dix étages s'est effondré dans la ville d'Abadan, dans le sud-ouest du pays, le 27 mai 2022. (AFP).
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  • Lundi, l'immeuble Metropol de 10 étages, en construction à Abadan, l'une des principales villes de la province du Khouzestan, s'est partiellement écroulé au coeur d'une rue très fréquentée
  • Des manifestations nocturnes ont lieu depuis mercredi à Abadan et d'autres villes du Khouzestan pour réclamer des poursuites à l'encontre des responsables de cette catastrophe, l'une les plus meurtrières depuis des années en Iran

TEHERAN : La police iranienne a fait usage de gaz lacrymogènes et a tiré des coups de semonce pour disperser une manifestation dans le sud-ouest du pays après l'effondrement d'un immeuble ayant fait 28 morts, ont rapporté samedi des médias locaux.

Lundi, l'immeuble Metropol de 10 étages, en construction à Abadan, l'une des principales villes de la province du Khouzestan, s'est partiellement écroulé au coeur d'une rue très fréquentée.

Des manifestations nocturnes ont lieu depuis mercredi à Abadan et d'autres villes du Khouzestan pour réclamer des poursuites à l'encontre des responsables de cette catastrophe, l'une les plus meurtrières depuis des années en Iran.

D'autres ont également eu lieu vendredi dans plusieurs villes du centre de l'Iran, dont Ispahan, Yazd et Shahin, en solidarité avec les familles des victimes, a rapporté l'agence de presse Fars.

Vendredi soir à Abadan, les forces de sécurité ont "fait usage de gaz lacrymogènes et ont tiré des coups de semonce" pour disperser des centaines de manifestants qui se trouvaient près du site de l'effondrement, a indiqué l'agence.   

"Mort aux fonctionnaires incompétents", scandaient certains protestataires, toujours selon Fars.

Samedi, le bilan s'élevait à 28 morts après la découverte de deux cadavres, a indiqué le ministre de l'Intérieur Ahmad Vahidi, selon l'agence de presse d'Etat Irna. 

Selon des responsables, 37 personnes ont également été blessées.

La justice locale a annoncé l'arrestation de 13 personnes, dont le maire d'Abadan et deux anciens maires, accusés d'être "responsables" du drame.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a présenté ses condoléances aux habitants d'Abadan, appelant à poursuivre et punir les responsables de cette tragédie.

En 2017, l'effondrement dans le centre de Téhéran du Plasco Building, un centre commercial de 15 étages datant du début des années 1960, avait fait 22 morts, dont 16 pompiers.


La Russie annonce un nouveau tir réussi de missile hypersonique

L'armée russe a annoncé samedi avoir effectué avec succès un nouveau tir d'essai du missile de croisière hypersonique Zircon (Photo, AFP).
L'armée russe a annoncé samedi avoir effectué avec succès un nouveau tir d'essai du missile de croisière hypersonique Zircon (Photo, AFP).
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  • D'une portée maximale d'environ 1 000 kilomètres, celui-ci doit équiper les navires de surface et les sous-marins de la flotte russe
  • La Russie, qui a lancé le 24 février une offensive en Ukraine, a annoncé en mars y avoir utilisé des missiles hypersoniques -- «Kinjal»

MOSCOU: L'armée russe a annoncé samedi avoir effectué avec succès un nouveau tir d'essai du missile de croisière hypersonique Zircon, au moment où Moscou intensifie son offensive en Ukraine.

Le missile Zircon a été tiré depuis la frégate Amiral Gorchkov, en mer de Barents, vers une cible dans les eaux de la mer Blanche, dans l'Arctique, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

La cible située à un millier de kilomètres "a été visée avec succès", selon la même source.

Le tir a été effectué dans le cadre des "essais de nouvelles armes" russes, ajoute le communiqué.

Le premier tir officiel d'un Zircon remonte à octobre 2020, le président Vladimir Poutine ayant alors salué un "grand évènement". D'autres essais ont eu lieu depuis, notamment à partir de la frégate Amiral Gorchkov et depuis un sous-marin immergé.

D'une portée maximale d'environ 1 000 kilomètres, celui-ci doit équiper les navires de surface et les sous-marins de la flotte russe.

La Russie, qui a lancé le 24 février une offensive en Ukraine, a annoncé en mars y avoir utilisé des missiles hypersoniques -- "Kinjal", un recours en combat qui a semblé être une première, Moscou n'ayant jusque-là jamais fait état de l'emploi de ce type d'armes, sauf pour des essais.

Les missiles balistiques hypersoniques "Kinjal" et ceux de croisière "Zircon" appartiennent à une famille de nouvelles armes développées par la Russie et que M. Poutine qualifie d'"invincibles".