Le chef du centre saoudien de lutte contre l'extrémisme reçoit une délégation de chefs religieux internationaux

Dr Mansour Al-Shammari. (Twitter @Etidal)
Dr Mansour Al-Shammari. (Twitter @Etidal)
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Publié le Samedi 14 mai 2022

Le chef du centre saoudien de lutte contre l'extrémisme reçoit une délégation de chefs religieux internationaux

  • Etidal est chargé de lutter contre l'extrémisme et cherche à construire des stratégies de coopération qui renforcent les valeurs de coexistence mondiale et renoncent à la violence
  • Al-Shammari a affirmé l'importance de promouvoir les valeurs de coexistence entre les civilisations et les individus de toutes les races, nationalités et ethnies

DJEDDAH : Le chef du centre de lutte contre l'extrémisme en Arabie saoudite a reçu une délégation de chefs religieux internationaux jeudi à Riyad, où il a souligné, dans un discours, l'importance de comprendre les changements dans le monde, de promouvoir l'autonomie des femmes, de suivre de près les développements en matière de communication et de formuler des stratégies communes pour combattre l'extrémisme.

Mansour Al-Shammari, secrétaire général du Centre mondial de lutte contre l'idéologie extrémiste (Etidal), a également déclaré dans son discours que l'humanité ne connaissait que la tolérance, la coexistence et l'acceptation de l'autre et rejetait tout ce qui divisait et ne rapprochait pas les personnes.

Le monde vit des transformations et des changements qui ne vont pas sans l’intensification de la rhétorique extrémiste, les répercussions d'une réalité post-pandémie, et les nouveaux conflits qui multiplient les défis économiques et sociaux, a-t-il affirmé.

L'humanité ne connaît que la tolérance, la coexistence et l'acceptation de l'autre et rejette tout ce qui divise et ne rapproche pas les personnes.

    Dr Mansour Al-Shammari, secrétaire général d’Etidal

« Par conséquent, ces variables non conventionnelles nécessitent une approche non conventionnelle et plus flexible qu'auparavant, basée sur le partenariat pour faire face à ces défis mondiaux qui n’ont aucun lien avec la religion, la race, la culture ou le lieu. »

Il a évoqué la coopération nécessaire pour faire face à l'exploitation par les organisations extrémistes des développements techniques rapides et successifs en matière de communication et saisir les opérations de recrutement polarisantes de ces organisations.

« Les développements en matière de communication, notamment les réseaux sociaux, permettent la diffusion rapide de contenus extrémistes, ciblant principalement les jeunes. Cela nécessite des efforts concertés et l'élaboration de stratégies conjointes pour faire face à ces défis. Nous mettons également l'accent sur l'autonomisation des femmes pour qu'elles exercent leur rôle principal dans l'élaboration de la stratégie qui reflète le rôle des femmes dans la société. »

Le rabbin Moshe Lewin, vice-président de la Conférence des rabbins européens et conseiller spécial du grand rabbin de France, a déclaré : « Je suis très impressionné par Etidal et l'étendue du professionnalisme dans la lutte contre l'extrémisme, et cela devrait être le cas dans tous les pays de notre monde. La présence d'un tel centre en Arabie saoudite est très importante. »

Le président de la Fondation de l'Islam de France, le cheikh Ghaleb ben Al-Cheikh Al-Hussein, a décrit l'Arabie saoudite comme « pionnière » dans ses efforts pour lutter contre les actes terroristes et les idéologies extrémistes.

Al-Shammari a souligné qu'Etidal soutenait la coopération mondiale pour renforcer la capacité internationale à faire face au phénomène des idéologies extrémistes.

Il a affirmé l'importance de promouvoir les valeurs de coexistence entre les civilisations et les individus de toutes les races, nationalités et ethnies.

Etidal a pour mission de lutter contre l'extrémisme et cherche à élaborer des stratégies de coopération qui renforcent les valeurs de coexistence mondiale et renoncent à la violence.


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com