Record pour un portrait de Marilyn Monroe par Warhol, 195 millions de dollars aux enchères

Un célèbre portrait de Marilyn Monroe par le maître américain du pop art Andy Warhol, vendu 195 millions de dollars lundi soir à New York, est devenu l’œuvre d'art du XXe siècle la plus chère jamais vendue lors d'enchères publiques. (AFP)
Un célèbre portrait de Marilyn Monroe par le maître américain du pop art Andy Warhol, vendu 195 millions de dollars lundi soir à New York, est devenu l’œuvre d'art du XXe siècle la plus chère jamais vendue lors d'enchères publiques. (AFP)
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Publié le Mardi 10 mai 2022

Record pour un portrait de Marilyn Monroe par Warhol, 195 millions de dollars aux enchères

  • «Shot Sage Blue Marilyn», un tableau exécuté en 1964, deux ans après la mort tragique de l'icône glamour d'Hollywood, est parti en quatre minutes au prix exact de 195,04 millions de dollars
  • Visage rose, cheveux blonds et rouge à lèvres prononcé, l'actrice laisse apparaître un sourire énigmatique, sur un fond bleu turquoise

NEW YORK: Un célèbre portrait de Marilyn Monroe par le maître américain du pop art Andy Warhol, vendu 195 millions de dollars lundi soir à New York, est devenu l’œuvre d'art du XXe siècle la plus chère jamais vendue lors d'enchères publiques.


"Shot Sage Blue Marilyn", un tableau exécuté en 1964, deux ans après la mort tragique de l'icône glamour d'Hollywood, est parti en quatre minutes au prix exact de 195,04 millions de dollars, frais inclus, dans une salle bondée du siège de la maison Christie's, au cœur de Manhattan, lors de la soirée de lancement des enchères de printemps.


Des dizaines d'intermédiaires de Christie's étaient présents, pendus à leurs téléphones pour prendre les ordres d'acheteurs. Mais c'est de la salle, où trônait l’œuvre, qu'est partie la dernière offre, victorieuse. Selon plusieurs spécialistes des enchères présents sur place, elle est venue du marchand d'art américain Larry Gagosian, propriétaire des galeries du même nom, mais on ignorait s'il agissait pour son compte ou celui d'un client.


Christie's, propriété de la très grande fortune française François Pinault, n'a pas souhaité faire de commentaire sur l'acheteur.


"Shot Sage Blue Marilyn" n'a pas atteint, de peu, l'estimation de 200 millions de dollars avancée par Christie's avant la vente, ce qui ne l'empêche pas de battre le précédent record pour une œuvre du XXème siècle aux enchères, "Les femmes d'Alger (version 0)" de Pablo Picasso (179,4 millions de dollars en mai 2015).

Couleurs saturées 
Le record absolu -- toutes périodes confondues -- reste détenu par le "Salvator Mundi" attribué à Léonard de Vinci, adjugé en novembre 2017 pour 450,3 millions de dollars.


Le portrait d'Andy Warhol faisait partie d'une collection mise en vente lundi soir par la fondation zurichoise Thomas et Doris Ammann, du nom du marchand d'art et collectionneur suisse Thomas Ammann, un ami de Warhol décédé du sida en 1993, et de sa soeur Doris.


Tous les produits de la vente, soit 317 millions de dollars réalisés sur 34 des 36 lots vendus, iront à cette fondation, qui se consacre "à l'amélioration de la vie des enfants" via la santé et l'éducation, selon Christie's.


Peint à l'encre sérigraphie et à l'acrylique, "Shot Sage Blue Marylin" est l'un des cinq portraits d'un mètre sur un mètre aux couleurs vives, saturées et contrastées que l'artiste new-yorkais avait réalisé en 1964 à partir d'une photo pour la promotion du film Niagara en 1953. Visage rose, cheveux blonds et rouge à lèvres prononcé, l'actrice laisse apparaître un sourire énigmatique, sur un fond bleu turquoise. 

Incident 
Pour Richard Polsky, qui dirige une société d'authentification d’œuvres d'art, notamment des Warhol, "Shot Sage Blue Marylin" réussit à combiner deux icônes. "Marilyn Monroe était une icône en Amérique (...) elle fait partie de la culture populaire. Et Warhol, c'est comme les Beatles, chaque année il est plus populaire", souligne-t-il. "Quand vous les mettez ensemble, c'est une explosion, c'est comme une réaction chimique", a-t-il ajouté à l'AFP,  pour expliquer le succès de l'oeuvre.


En 1962, Warhol avait déjà réalisé des travaux à partir de la même photo de Marilyn Monroe : une toile aux cinquante visages, "Marilyn Diptych", désormais exposée à la Tate Modern de Londres, ainsi qu'une "Gold Marilyn Monroe" qui orne les murs du Museum of Modern Art (MoMA) de New York.


Mais quatre des cinq "Shot" de 1964 tirent leur nom d'un incident qui font leur légende. Dans l'atelier d'Andy Warhol à Manhattan, "The factory", une artiste en visite, Dorothy Podber, avait demandé si elle pouvait "photographier" les tableaux ("shoot" en anglais). Warhol avait accepté, ne comprenant pas qu'elle allait alors sortir un revolver et tirer sur quatre portraits. A l'oeil nu, aucune trace n'apparaît aujourd'hui de cet incident sur l'oeuvre.


Le record aux enchères pour un Warhol appartenait à "Silver Car Crash (double disaster)", une toile monumentale représentant un accident de voiture, vendue 105 millions de dollars en 2013.


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.