Dans sa troisième phase d’expansion, la Grande Mosquée accueille dix-neuf millions de fidèles

La troisième phase d’expansion saoudienne à la Grande Mosquée accueille plus de 500 000 fidèles par heure. (SPA)
La troisième phase d’expansion saoudienne à la Grande Mosquée accueille plus de 500 000 fidèles par heure. (SPA)
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Publié le Dimanche 01 mai 2022

Dans sa troisième phase d’expansion, la Grande Mosquée accueille dix-neuf millions de fidèles

  • Au début du Ramadan, 80 nouvelles salles de prière faisant partie de la troisième phase d’expansion ont été ouvertes aux fidèles pour la première fois
  • Lorsque le roi Abdelaziz a uni le pays et fondé le royaume d’Arabie saoudite, il a fait des deux Saintes Mosquées une priorité absolue, s’assurant même qu’une attention particulière leur était accordée

DJEDDAH: Près de 19 millions de personnes ont célébré la troisième phase d’expansion de la Grande Mosquée de La Mecque pendant le Ramadan, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

Le directeur de l’administration générale de cette troisième phase d’expansion, Walid al-Masoudi, affirme que plus de 500 000 fidèles par heure s’y sont rendus, à raison de 250 000 à l’intérieur de l’expansion et plus de 250 000 sur les places.

Il souligne que ces efforts relèvent des directives de la présidence générale pour les affaires des deux Saintes Mosquées, conformément aux aspirations des dirigeants saoudiens.

Au début du Ramadan, 80 nouvelles salles de prière faisant partie de la troisième phase d’expansion ont été ouvertes aux fidèles pour la première fois.

M. Al-Masoudi affirme que les fidèles étaient répartis sur tous les étages du bâtiment d’expansion tout au long du mois sacré : au rez-de-chaussée, au premier étage, à la première mezzanine, au deuxième étage, à la deuxième mezzanine, aux balcons et aux places nord et ouest environnantes.

Lorsque le roi Abdelaziz a uni le pays et fondé le royaume d’Arabie saoudite, il a fait des deux Saintes Mosquées une priorité absolue, s’assurant même qu’une attention particulière leur était accordée.

Les fidèles étaient répartis sur tous les étages du bâtiment d’expansion tout au long du mois sacré : au rez-de-chaussée, au premier étage, à la première mezzanine, au deuxième étage, à la deuxième mezzanine, aux balcons et aux places nord et ouest environnantes.

En 1926, il impose une rénovation complète de la Grande Mosquée et exige de couvrir tout le sol de marbre. Un an plus tard, selon la présidence générale, il ordonne que des chapiteaux soient érigés au mataf (espace de circumambulation) pour protéger les fidèles de la chaleur du soleil. Il entreprend aussi de faire paver la Masa, l’espace entre les rochers Safa et Marwah où les pèlerins font la marche qu’on appelle Saee.

Lorsque son fils, le roi Saoud, devient monarque, la Grande Mosquée couvrait environ 28 000 mètres carrés. En 1955, il lance un projet d’expansion à long terme qui se poursuit pendant près de dix ans. La taille de la Masa est alors augmentée. Une zone souterraine et un autre étage sont également ajoutés.

Le successeur de Saoud, le roi Faisal, poursuit les travaux d’expansion et de développement. Le bâtiment entourant le Maqam Ibrahim est supprimé pour dédier un plus grand espace aux fidèles faisant le tour de la Kaaba.

Après l’arrivée au pouvoir du roi Khaled en 1975, la zone du mataf est agrandie et la chaussée de pierre de la Masa remplacée par du marbre grec résistant à la chaleur afin que les fidèles puissent faire le tour de la Kaaba plus confortablement, surtout à midi.

Le 14 septembre 1988, le roi Fahd pose la première pierre de la plus grande phase d’expansion de la Grande Mosquée en quatorze siècles. La taille du projet atteint 356 000 mètres carrés. Cela est suffisant pour permettre à 1,5 million de fidèles d’effectuer confortablement leurs rituels. Deux minarets ont été ajoutés aux sept déjà existants.

Le sixième dirigeant saoudien, le roi Abdallah, qui accède au trône en 2005, lance un autre projet d’expansion majeur. Il comprend des améliorations architecturales, techniques et de sécurité. La capacité de la zone du mataf passe d’environ 50 000 personnes par heure à plus de 130 000. Un nombre croissant de pèlerins effectuent le Hajj et l’Omra.

L’espace total couvert par la Grande Mosquée, ses espaces ouverts et ses installations est passé à 750 000 mètres carrés, pour un coût total de plus de 80 milliards de riyals saoudiens (21,3 milliards de dollars, soit 20,2 milliards d’euros environ).

En 2015, le roi Salmane lance cinq grands projets destinés à permettre à la mosquée d’accueillir près de deux millions de fidèles sur un site d’1,5 million de mètres carrés.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: le retour de déplacés kurdes syriens suspendu après des attaques

Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local. (AFP)
Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local. (AFP)
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  • Selon Jawan Isso, membre d'un comité représentant les déplacés de Ras al-Aïn, un premier groupe de 2.500 déplacés avait pris la route pour rentrer
  • Mais ce groupe a subi une attaque "délibérée et préméditée" de "groupes armés", qui a fait plusieurs blessés

HASSAKE: Plusieurs centaines de Kurdes de Syrie, déplacés pendant des années, ont commencé lundi à rentrer chez eux dans la région de Ras al-Aïn dans le nord-est du pays, mais la suite prévue de ces retours a été suspendue après des attaques de groupes armés, a indiqué un responsable local.

Un accord signé en janvier entre les Kurdes syriens et le pouvoir central pour l'intégration dans l'Etat des institutions de l'administration autonome, prévoit le retour des Kurdes déplacés pendant la guerre civile en Syrie (2011-2024).

Selon Jawan Isso, membre d'un comité représentant les déplacés de Ras al-Aïn, un premier groupe de 2.500 déplacés avait pris la route pour rentrer, mais a subi une attaque "délibérée et préméditée" de "groupes armés", qui a fait plusieurs blessés.

Plusieurs des auteurs présumés de ces attaques ont été arrêtées, mais les retours "ont été temporairement suspendus par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des habitants", a ensuite annoncé Mahmoud Khalil Ali, adjoint au chef des forces de sécurité dans la province de Hassaké, dont fait partie Ras al-Aïn.

"Ces trajets reprendront dès que la situation se sera stabilisée et une protection complète assurée pour les personnes de retour", a-t-il ajouté.

Selon M. Isso, un deuxième groupe de déplacés devait suivre "dans les tout prochains jours", alors que quelques 100.000 personnes au total veulent rentrer.

Des dizaines de milliers de Kurdes ont été forcés de fuir la région, située dans le nord-est syrien, en 2019, face à une offensive des forces turques et leurs supplétifs syriens, qui ont alors pris le contrôle d'une bande territoriale de 120 km, le long de la frontière avec la Turquie.

"Comme un rêve" 

L'attaque a déclenché une protestation à Qamichli, ville voisine à majorité kurde, où des manifestants en colère ont tenté de pénétrer dans les locaux des forces de sécurité, avant d'être repoussés par des officiers syriens, a rapporté un journaliste de l'AFP.

À Kobané, une ville du nord à majorité kurde, la télévision d'Etat syrienne a rapporté que des habitants avaient pris pour cible des bâtiments officiels et décroché le drapeau syrien devant le quartier général des forces de sécurité locales.

"Nous condamnons l'agression dont ont été victimes les familles kurdes pendant leur retour", a écrit sur X Mazloum Abdi, le commandant des Forces démocratiques syriennes, organisation kurde signataire de l'accord de janvier.

Il a appelé le peuple kurde "à faire preuve de retenue, à ne pas se laisser entraîner dans des actes irresponsables", assurant être en lien avec les autorités pour "garantir la protection des civils déplacés rentrant chez eux".

Plus tôt dans la journée, un journaliste de l'AFP a vu des dizaines de camions aux abords de la ville de Hassaké, chargés de meubles et d'affaires, et des familles prêtes à prendre la route.

"J'attendais ce moment. (...) C'est comme un rêve, de retourner chez soi. Je suis heureuse que cette souffrance prenne fin", a confié à l'AFP Noura Khoder, 37 ans, depuis cette ville où elle a trouvé refuge ces dernières années.

Selon des témoignages de résidents et d'organisations de défense des droits humains, des maisons et biens ont été pillés, volés et endommagés à Ras al-Aïn.

Après l'offensive de 2019, certains combattants s'étaient installés dans la zone, autrefois multiethnique, et certains y habitent encore.

Raouda Mohammed, 39 ans, a appris que sa maison était "complètement détruite". Mais "nous n'allons pas nous laisser gagner par le pessimisme, car nous sommes heureux de revenir, (...) nous verrons ce que nous pouvons faire", dit cette femme de 39 ans.

Au total, quelques 5 millions et demi de personnes restent déplacées en Syrie, selon les Nations unies.


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.