Des réfugiés afghans en Allemagne délogés en raison de l'afflux ukrainien

Des réfugiés afghans à la base aérienne de Ramstein en Allemagne, le 8 septembre 2021. (AFP).
Des réfugiés afghans à la base aérienne de Ramstein en Allemagne, le 8 septembre 2021. (AFP).
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Publié le Jeudi 28 avril 2022

Des réfugiés afghans en Allemagne délogés en raison de l'afflux ukrainien

  • Certaines personnes vivaient dans ces logements depuis des années et ont été arrachées de leur structure sociale, selon un membre du Conseil des réfugiés
  • Tareq Alaows a affirmé que la faute n'incombait pas aux réfugiés ukrainiens, mais qu'il y avait une différence dans leur traitement et dans la manière dont les autorités ont géré l'afflux de réfugiés afghans

LONDRES: L'Allemagne a déplacé des centaines d'Afghans de leurs logements gouvernementaux temporaires pour accueillir des réfugiés ukrainiens, a rapporté mercredi The Independent.

Au cours de la dernière décennie, environ 630 000 Afghans ont demandé l'asile dans l'UE, l'Allemagne acceptant l'un des nombres de réfugiés les plus élevés d'Europe.

Le gouvernement allemand a déclaré que les expulsions à Berlin avaient lieu parce que les familles afghanes avaient utilisé des centres d'arrivée à court terme.

Cependant, Tareq Alaows, membre du conseil d'administration du Conseil des réfugiés de Berlin, a déclaré que certains Afghans avaient été expulsés d'un logement qu'ils utilisaient depuis des années.

«Les expulsions n'ont pas été rendues publiques à dessein», a-t-il ajouté. «Certaines personnes vivaient dans leurs maisons depuis des années et ont été arrachées à leur structure sociale,  notamment des enfants qui ont été transférés vers des endroits éloignés de leurs écoles.»

Alaows a affirmé au magazine Foreign Policy que «les conditions de vie de peu de gens se sont améliorées, mais la plupart d’entre eux avaient peur de parler, craignant que cela n'ait un impact sur leur statut d'immigration».

Il a précisé que la faute n'incombait pas aux réfugiés ukrainiens, mais qu'il existait une différence dans leur traitement et dans la manière dont les autorités ont géré l'afflux de réfugiés afghans.

«Les derniers mois ont montré qu'il existait sans doute un traitement différent des réfugiés, et cela doit être ancré dans notre société de manière systématique», a-t-il ajouté.

Le Département de l'intégration, du travail et des services sociaux du Sénat de Berlin a fait référence à des «considérations nécessaires et difficiles sur le plan opérationnel» comme base des expulsions, et a déclaré qu'il n'y avait «pas d'alternative» car les arrivants ukrainiens avaient besoin d'un abri immédiat.

Stefan Strauss, attaché de presse du département, a déclaré: «Nous regrettons que cela ait causé des difficultés supplémentaires aux familles afghanes et que les personnes concernées aient dû quitter leur environnement familier, et doivent maintenant peut-être maintenir leurs liens sociaux avec beaucoup de difficulté.»

Il a ajouté que la capitale allemande accueillait environ 22 000 réfugiés dans 83 centres d'hébergement, mais que les arrivants ukrainiens devaient être hébergés ensemble pour des raisons opérationnelles. Il a déclaré que les Afghans expulsés avaient reçu un logement équivalent ailleurs.

L'Allemagne a officiellement admis 160 000 réfugiés ukrainiens depuis le début du conflit, le 24 février.

Cependant, le chiffre réel serait beaucoup plus élevé en raison de l'accès sans visa entre les deux pays et du manque de contrôles à la frontière germano-polonaise.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.