SAINT-REMY-SUR-AVRE: "Il n'y a aucun malaise" avec le maire de Béziers Robert Ménard, qui s'est mis en retrait de la campagne de Marine Le Pen jusqu'au second tour de la présidentielle, a assuré samedi la candidate RN.
Ce proche de Mme Le Pen a indiqué vendredi qu'il voterait bien le 24 avril en sa faveur malgré ses "désaccords", et ne s'exprimerait plus d'ici au second tour.
Vendredi soir, "j'ai eu Robert au téléphone, qui m'a dit qu'il me soutenait sans aucune difficulté (...) mais qu'il souhaitait que ce soient les porte-parole de la campagne qui puissent bénéficier du temps" de parole lui étant réservé, a déclaré Mme Le Pen, interrogée par la presse lors d'un déplacement à Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir).
"Ce n'est pas moi qui lui ai demandé" de se mettre en retrait, a-t-elle précisé.
Sébastien Chenu, porte-parole du RN, avait déclaré plus tôt à France Inter que "Robert Ménard est un homme libre, il n'est pas membre du Rassemblement national".
"Il n'est pas d'accord avec tout et n'a pas tellement envie que (…) ses réserves, soient comptabilisés" dans le temps de parole de Marine Le Pen "pour ne pas embêter la candidate", avait-il également assuré.
M. Ménard a affirmé vendredi qu'il ne ralliait aucunement Emmanuel Macron. Il est en accord avec le président candidat sur les sujets de la vaccination contre le Covid et de la politique internationale, pas sur l'immigration et la sécurité.
L'ancien président de Reporters sans frontières a récemment montré des divergences avec Marine Le Pen, par exemple sur son projet d'interdiction du voile dans l'espace public. "C'est une erreur" et "pas possible à mettre en oeuvre", selon lui.