La quasi-totalité de la population mondiale vit sous un air pollué

Dans cette photo d'archive prise le 15 octobre 2021, un brouillard de pollution est vu au-dessus de Lyon, dans le sud-est de la France. (AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 15 octobre 2021, un brouillard de pollution est vu au-dessus de Lyon, dans le sud-est de la France. (AFP)
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Publié le Samedi 09 avril 2022

La quasi-totalité de la population mondiale vit sous un air pollué

  • Dans un rapport publié récemment, l’Organisation Mondiale de la Santé indique que 99% de la population mondiale respire un air pollué
  • Selon l’OMS, plus de 13 millions de décès dans le monde, annuellement, sont dus à des causes environnementales évitables dont 7 millions de décès liés directement à la pollution atmosphérique

BEYROUTH: Dans un monde beaucoup trop dépendant des combustibles fossiles, les effets catastrophiques de ces derniers se font déjà sentir. 

Dans un rapport publié récemment, l’Organisation Mondiale de la Santé indique que 99% de la population mondiale respire un air pollué. Pour parvenir à ce constat, l’OMS a utilisé des images satellites du monde entier et des données collectées par des milliers de villes. En effet, plus de 6 000 villes dans 117 pays, ce qui représente « environ 80% de la population urbaine mondiale à ce jour », surveillent désormais la qualité de l'air.

«Les préoccupations énergétiques actuelles soulignent l'importance que revêt l'accélération de la transition vers des systèmes énergétiques plus propres et plus sains», souligne le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS

Globalement, les habitants des pays en développement sont les plus exposés à la pollution de l’air.

Les habitants de ces villes y respirent toujours des niveaux dangereux de particules fines et de dioxyde d’azote qui menacent leur santé, les populations vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire étant les plus exposées. Ils sont également les moins couverts en termes de mesure de la qualité de l’air, mais la situation s’améliore.

Les matières particulaires, en particulier les PM2,5, ont la capacité de pénétrer profondément dans les poumons et dans la circulation sanguine, provoquant des troubles cardiovasculaires, cérébrovasculaires (AVC) et respiratoires.

En parallèle, le dioxyde d’azote est lié aux maladies respiratoires, en particulier à l’asthme. Il entraîne des symptômes respiratoires (tels que la toux, un sifflement ou des difficultés à respirer), des hospitalisations et des visites aux urgences.

«Après avoir survécu à une pandémie, il est inacceptable de continuer à enregistrer des millions de décès évitables et la perte d'innombrables années en bonne santé du fait de la pollution de l'air», déplore la docteure Maria Neira, directrice du Département Environnement, changement climatique et santé de l'OMS. «Trop d'investissements sont encore consacrés à un environnement pollué plutôt qu'à un air propre et sain», observe-t-elle.

Être moins dépendant aux combustions fossiles pour avoir recours à des systèmes énergétiques plus propres et plus sains pourrait permettre d’éviter un grand nombre de décès.

Selon l’OMS, plus de 13 millions de décès dans le monde, annuellement, sont dus à des causes environnementales évitables dont 7 millions de décès liés directement à la pollution atmosphérique.

Mesures à prendre pour améliorer la qualité de l’air et la santé

Adopter ou réviser et appliquer les normes nationales de qualité de l’air conformément aux dernières lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air

Surveiller la qualité de l’air et identifier les sources de pollution atmosphérique

Soutenir la transition vers l’utilisation exclusive de sources d’énergie propres dans les ménages pour la cuisson, le chauffage et l’éclairage

Construire des systèmes de transport public sûrs et abordables et des réseaux adaptés aux piétons et aux cyclistes

Appliquer des normes plus strictes en matière d’émissions et d’efficience des véhicules ; et faire respecter l’inspection et l’entretien obligatoires des véhicules

      Investir dans des logements écoénergétiques et dans la production d’énergie

      Améliorer la gestion des déchets industriels et municipaux

      Réduire l’incinération des déchets agricoles, les incendies de forêt et certaines activités agroforestières (p. ex. production de charbon de bois)

Inclure la pollution de l’air dans les programmes d’études des professionnels de la santé et fournir des outils permettant au secteur de la santé de s’engager.  

Dans les pays à revenu élevé, la pollution due aux particules est plus faible, mais la plupart des villes ont des problèmes avec le dioxyde d’azote

 

(avec l’ONU)


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.