Ligue 1: Mbappé rallume la mèche

L'attaquant français du Paris Saint-Germain Kylian Mbappé avant le match de football français de L1 entre le Paris Saint-Germain (PSG) et le FC Lorient au stade du Parc des Princes à Paris, le 3 avril 2022. (Photo, AFP)
L'attaquant français du Paris Saint-Germain Kylian Mbappé avant le match de football français de L1 entre le Paris Saint-Germain (PSG) et le FC Lorient au stade du Parc des Princes à Paris, le 3 avril 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 04 avril 2022

Ligue 1: Mbappé rallume la mèche

L'attaquant français du Paris Saint-Germain Kylian Mbappé avant le match de football français de L1 entre le Paris Saint-Germain (PSG) et le FC Lorient au stade du Parc des Princes à Paris, le 3 avril 2022. (Photo, AFP)
  • Communicant avisé, Mbappé ne parle jamais au hasard et savait pertinemment que les rédactions sportives seraient en ébullition après sa sortie
  • La question n'est certainement pas financière, une source travaillant sur le dossier rappelant que «l'argent, Kylian l'aura partout» où il pourrait jouer

PARIS: « Oui, bien sûr », Kylian Mbappé pourrait finalement rester au Paris Saint-Germain. En répondant ces quelques mots après un nouveau match de titan dimanche soir, le champion du monde a relancé la brûlante question de son avenir. 

« J'ai déjà donné pas mal d'informations, je pense que vous avez de quoi faire, là », a-t-il lâché en souriant aux journalistes dans les couloirs du Parc des Princes après avoir éparpillé Lorient (5-1) avec un doublé et trois passes décisives. 

« Je n'ai pas envie de me tromper », a-t-il ajouté, assurant n'avoir « pas fait (s)on choix. Je sais que pour les gens ça tarde un peu, on en parle tous les jours... » 

Communicant avisé, Mbappé ne parle jamais au hasard et savait pertinemment que les rédactions sportives seraient en ébullition après sa sortie, en trois temps: sur le diffuseur Prime Video, puis deux fois en zone mixte, avec la presse écrite et puis devant les radios et télévisions. 

Il a répété: « non, je n'ai pas fait mon choix, je n'ai pas pris ma décision, je réfléchis, il y a de nouveaux éléments, il y a plein de paramètres ». 

Ce sont précisément ces « nouveaux éléments » qui excitent les spéculations. Mais ni le club ni l'entourage du Mbappé ne lève le mystère sur ceux-ci. 

Des responsabilités 

Il s'agit probablement de la place de Mbappé dans « le projet »: il a assez répété qu'il voulait des responsabilités, peut-être sanctifiées par le brassard de capitaine. 

La question n'est certainement pas financière, une source travaillant sur le dossier rappelant que « l'argent, Kylian l'aura partout » où il pourrait jouer. 

La même source rappelle que le club est prêt à tout offrir pour prolonger Mbappé, en fin de contrat en juin et libre de partir, par exemple au Real Madrid, qui lui fait la cour depuis des années. 

Le fait qu'il n'ait toujours pas prolongé début avril, malgré les nombreuses propositions du PSG depuis la saison dernière déjà, ne rend pas optimiste sur son futur à Paris. 

Le désastre de Madrid, où le club a encore trébuché (victoire 1-0, puis défaite 3-1) en Ligue des champions, son obsession, semblait bien avoir instillé à Mbappé l'idée qu'il était impossible de soulever la coupe aux grandes oreilles en restant dans la capitale. 

Mais ce joueur avide de marquer l'histoire de son sport sait aussi qu'il se distinguerait plus en remportant la première du PSG que la énième de la  »Maison Blanche », qui en compte déjà treize. 

En attendant, dimanche soir il a joué et parlé comme un patron, défendant à la fois l'ensemble du groupe face à la fronde des supporters et les supporters eux-mêmes. 

« Le meilleur joueur du monde »  

« Ils ont le droit de ne pas être contents », mais « on a tous ‘déconné’ (à Madrid, NDLR), pas la peine de prendre à partie certains joueurs », défendant sans doute Lionel Messi et Neymar, conspués il y a trois semaines, laissés tranquilles dimanche soir. 

Mbappé a répété qu'il avait « toujours assumé ». En effet, il était revenu en début de saison dans le journal L'Equipe sur son Euro moyen et ses envies de départs au Real, avant de rester et d'être, et de très loin, le meilleur joueur de la saison parisienne. 

Il a encore assumé après avoir refusé de se plier à une des règles marketing en équipe de France, une sortie qui a fait grincer, en étant génial sur le terrain au match suivant contre l'Afrique du Sud (5-0). 

En Bleu comme au PSG, il est indispensable. Le directeur sportif Leonardo l'a répété dans L'Equipe il y a un mois, promettant de « tout essayer » pour conserver « le meilleur joueur du monde ». 

Revoilà Mbappé au centre du jeu, actualité la plus brûlante de son club, qui n'a plus qu'à valider un titre de champion, après avoir été éliminé en Coupe de France et en C1. 

Le roi Mbappé est au coeur d'une énième révolution qui pourrait tout changer cet été, avec peut-être le départ de l'entraîneur Mauricio Pochettino voire de Leonardo. 

En un seul soir, il a mis le feu sur le terrain et le mercato. 


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».