Les Marocains accueillent le ramadan «avec résilience»

Une photo prise le 24 mai 2020 à Rabat montre des mouettes volant près d'une plage déserte, alors que le pays a pris des mesures pour arrêter la propagation de la maladie Covid-19 causée par le nouveau coronavirus, le premier jour de l'Aïd al-Fitr fête marquant la fin du mois sacré musulman du Ramadan. FADEL SENNA / AFP
Une photo prise le 24 mai 2020 à Rabat montre des mouettes volant près d'une plage déserte, alors que le pays a pris des mesures pour arrêter la propagation de la maladie Covid-19 causée par le nouveau coronavirus, le premier jour de l'Aïd al-Fitr fête marquant la fin du mois sacré musulman du Ramadan. FADEL SENNA / AFP
Short Url
Publié le Samedi 02 avril 2022

Les Marocains accueillent le ramadan «avec résilience»

  • Malgré la conjoncture économique difficile, les Marocains s’apprêtent à accueillir avec résilience le ramadan
  • Avec la crise ukrainienne, la Covid-19, la crise économique et la sécheresse, le Maroc traverse actuellement une conjoncture économique assez délicate

CASABLANCA: En ce début du mois de ramadan, les Marocains sont à pied d’œuvre pour accueillir comme il se doit ce mois sacré pour le royaume chérifien. Cette année, au Maroc, le ramadan commence le 2 avril et s’achève le 2 mai.

Un tour dans les principaux marchés traditionnels de la capitale économique du pays, Casablanca, nous révèle une ambiance mitigée. Fatiha, 45 ans, femme au foyer dans le quartier populaire de Sidi Bernoussi, témoigne pour Arab News en français. «Le ramadan 2022 ne dérogera pas à la règle des deux derniers ramadans, marqués par la pandémie, une crise économique, l’incertitude face à l’avenir… Il est vrai que, cette année, il y aura un véritable allégement des mesures restrictives instaurées à cause de la pandémie de Covid-19, mais je ne vous cache pas mon inquiétude par rapport à la cherté de la vie», nous déclare Fatiha.

Conjoncture économique assez délicate
Cette inquiétude est observée par la plupart des personnes interrogées par Arab News en français. À cause de la crise ukrainienne, de la Covid-19, de la crise économique et de la sécheresse, le Maroc traverse actuellement une conjoncture économique assez délicate. La hausse des prix des denrées alimentaires en raison du renchérissement des cours des matières premières à l’international a significativement affecté le pouvoir d’achat des Marocains, en particulier les plus vulnérables et les habitants des zones rurales.

Afin de limiter les conséquences de cette crise, le gouvernement marocain a lancé une série de mesures destinées aux professionnels et aux particuliers. Avec des subventions accordées à certains secteurs, des aides directes et des indemnités pour perte d’emploi, le gouvernement essaie tant bien que mal de limiter la casse et de réduire l’impact de l’inflation internationale, dont l’onde de choc a touché presque tous les secteurs économiques du pays.

Résilience
Quoi qu’il en soit, les Marocains font preuve de résilience; ce n’est pas une crise conjoncturelle qui gâchera l’ambiance habituelle du ramadan, même s’ils doivent puiser dans leurs économies afin de s’offrir certains délices culinaires ou des habits traditionnels. Dattes, chebbakia, harira et gâteaux seront au rendez-vous lors du ftour, qui marque la rupture du jeûne.

Ce moment empreint de partage et de convivialité est très important pour les Marocains. Les familles, les amis et les proches se retrouvent, partagent leurs succulents mets traditionnels et suivent la programmation des chaînes de télévision nationales, qui s’adaptent à ce mois sacré, proposant des séries marocaines et des émissions humoristiques.

Les établissements touristiques du pays s’adaptent également à l’événement et proposent à leurs clients des menus spécifiques ainsi que des plats à volonté à des prix compétitifs sur fond d’animations et de musique traditionnelle. Après le ftour, les rues, les cafés, les souks et les mosquées du pays ne désempliront pas. Rappelons que, durant ce mois, les mosquées seront rouvertes pour les prières du soir. C’est là une bonne nouvelle pour les Marocains, qui avaient regretté leur fermeture pour cause de Covid-19 ces deux dernières années.

«Événement national»
Outre les lieux de culte, les cafés et restaurants du pays accueilleront les Marocains dans une ambiance chaleureuse. On s’y retrouvera pour jouer aux jeux de société et aux cartes, discuter, rire et passer un bon moment. Attachés à leurs coutumes, les Marocains exhiberont avec fierté leurs plus beaux habits traditionnels à cette occasion, particulièrement lors de la Nuit du destin, qu’ils célèbrent le soir du 27e jour du jeûne. Un véritable «événement national» à l’occasion duquel tous les Marocains se retrouvent pour célébrer les valeurs de partage, de solidarité et de spiritualité.

Malgré la conjoncture économique difficile, les Marocains s’apprêtent à accueillir le ramadan avec résilience et joie de vivre. Ils ont à cœur de préserver le cachet spirituel et traditionnel de cette fête religieuse. Cette année encore, les Marocains vont montrer une «force exemplaire» – cette fameuse résilience propre à ce peuple d’Afrique du Nord qui, malgré les difficultés et les crises, demeure uni et fidèle à son empathie et à ses valeurs traditionnelles.


Trump offre sa médiation à propos du mégabarrage sur le Nil

Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Short Url
  • Donald Trump propose de relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre durablement le différend sur le partage des eaux du Nil lié au Grand barrage de la Renaissance
  • Le président américain met en garde contre tout contrôle unilatéral du Nil et appelle à une solution évitant un conflit armé

WASHINGTON: Donald Trump a offert sa médiation à l'Egypte et l'Ethiopie à propos du mégabarrage sur le Nil, le plus grand d'Afrique, dans une lettre adressée au dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi et rendue publique vendredi par la Maison Blanche.

"Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l'Egypte et l'Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil", écrit le président américain dans ce courrier.

Il a ajouté qu'"aucun Etat dans la région ne devrait contrôler de manière unilatérale les ressources précieuses du Nil et, ce faisant, désavantager ses voisins".

Le dirigeant républicain a souligné qu'il espérait trouver une formule garantissant un approvisionnement en eau prévisible pour l'Egypte et le Soudan, et permettant à l'Ethiopie de vendre ou de fournir de l'électricité aux deux pays en aval.

Dans ce courrier, avec copie aux dirigeants saoudien, émirati, éthiopien et soudanais, M. Trump salue le rôle joué par l'Egypte dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et il dit "sincèrement espérer que cette dispute légitime à propos du GERD ne mènera pas à un conflit armé majeur entre l'Egypte et l'Ethiopie".

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré en septembre son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique, malgré les tensions générées avec l'Egypte en particulier, qui le qualifie de "menace existentielle", craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau.

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.


Les dernières sanctions américaines ciblent les réseaux de financement des Houthis, selon le Trésor

Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Short Url
  • Depuis 2023, les Houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël

WASHINGTON : L’administration Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ainsi que le transfert de produits pétroliers, d’armes et d’autres équipements dits à double usage, qui auraient financé le groupe.

Cette action cible 21 personnes et entités ainsi qu’un navire, incluant certaines sociétés-écrans présumées au Yémen, à Oman et aux Émirats arabes unis, a indiqué l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor dans un communiqué.

« Les Houthis menacent les États-Unis en commettant des actes de terrorisme et en attaquant des navires commerciaux transitant par la mer Rouge », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions précédentes du Trésor pour faire pression sur les « vastes réseaux de génération de revenus et de contrebande des Houthis, qui permettent au groupe de maintenir sa capacité à mener des activités régionales déstabilisatrices », y compris les attaques en mer Rouge.

Le point central du nouveau paquet de sanctions est Janat Al Anhar General Trading LLC, l’un des nœuds financiers les plus sensibles du réseau extérieur des Houthis.

Bien que la société soit enregistrée aux Émirats, selon des sources consultées par Al-Masdar Online, elle fonctionne pratiquement comme une chambre de compensation pour les transferts d’argent du marché noir liés aux Houthis. Elle traite des fonds utilisés par des commerçants affiliés au groupe pour acheter des marchandises de contrebande, des pièces détachées, du matériel et même des cargaisons liées à l’armement en provenance de Chine et d’autres pays.

Janat Al Anhar relie un réseau de commerçants à Sanaa à des circuits financiers externes aux Émirats et au-delà, permettant aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles hors du système bancaire officiel et à l’abri de la surveillance.

Janat Al Anhar est le nouveau nom commercial d’Abu Sumbol General Trading LLC après sa désignation en 2024 pour soutien à Sa’id Al-Jamal, facilitateur financier des Houthis basé en Iran.

Les sociétés émiraties Al Sharafi Oil Companies Services et Adeema Oil FZC, détenues par Waleed Fathi Salam Baidhani, ainsi qu’Arkan Mars Petroleum DMCC, ont également été désignées comme facilitatrices majeures pour le pétrole et le gaz au profit des Houthis.

« Ces sociétés reçoivent un soutien financier du gouvernement iranien et maintiennent des liens avec des ressortissants iraniens », note le Trésor.

Également sanctionnée, Alsaa Petroleum and Shipping FZC (Alsaa), détenue par le ressortissant iranien Imran Asghar, facilite les transactions financières entre le gouvernement iranien et les sociétés pétrolières affiliées aux Houthis. Alsaa a également agi comme société-écran pour effectuer des paiements et examiner des transactions pour Arkan Mars Petroleum DMCC.

Le Trésor américain a aussi désigné New Ocean Trading FZE (New Ocean) comme agent d’une société yéménite qui se procurait du matériel militaire pour les Houthis.

« New Ocean a importé des dispositifs de communication, des systèmes techniques et de contrôle, des ordinateurs, de l’électronique, du matériel de forage, des matériaux industriels et électriques et des systèmes énergétiques vers les zones contrôlées par les Houthis au Yémen », précise l’agence américaine.

« New Ocean a fourni des services logistiques et financiers à l’importateur de pétrole Houthi Arkan Mars Petroleum Company en tant qu’expéditeur d’une cargaison de carburant entre Sharjah (Émirats) et Ras Isa (Yémen).

« Suite à cette action, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes désignées ou bloquées, situés aux États-Unis ou en possession ou sous contrôle de ressortissants américains, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. »

« De plus, toute entité possédée, directement ou indirectement, à hauteur de 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation par une licence générale ou spécifique délivrée par l’OFAC, ou exemption, la réglementation de l’OFAC interdit généralement toutes les transactions par des ressortissants américains ou aux États-Unis impliquant des biens ou intérêts de personnes bloquées. »

Depuis 2023, les Houthis ont mené de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens face à la guerre israélienne à Gaza.

L’influence régionale de Téhéran a été affaiblie par les attaques israéliennes contre ses proxies, y compris les Houthis au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Short Url

RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com