Les lauréats de l’édition 2022 du prix Roi-Faisal récompensés à Riyad

Les lauréats de l’édition 2022 du prix Roi-Faisal récompensés à Riyad. (Agence de presse saoudienne)
Les lauréats de l’édition 2022 du prix Roi-Faisal récompensés à Riyad. (Agence de presse saoudienne)
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Publié le Mercredi 30 mars 2022

Les lauréats de l’édition 2022 du prix Roi-Faisal récompensés à Riyad

  • Ce prix annuel est le plus prestigieux du monde musulman et il récompense les réalisations exceptionnelles dans le service à l’islam, les études islamiques, la langue et la littérature arabes, ainsi que la médecine et la science
  • Chaque gagnant reçoit un prix de 200 000 dollars (1 dollar = 0,90 euro) et une médaille en or 24 carats, en plus d’un certificat écrit en calligraphie arabe et signé par le président du jury, le prince Khaled al-Faisal

RIYAD: Une somptueuse cérémonie s’est tenue à Riyad mardi pour récompenser les lauréats du prix Roi-Faisal.

Le prix annuel – organisé sous les auspices du roi Salmane – est le plus prestigieux du monde musulman et il récompense les réalisations exceptionnelles dans le service à l’islam, les études islamiques, la langue et la littérature arabes, ainsi que la médecine et la science.

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Le professeur tunisien Nader Masmoudi reçoit son prix. (Twitter @KingFaisalPrize)

Le prix du service à l’islam a été décerné conjointement à l’ancien président tanzanien, Ali Hassan Mwinyi, et au professeur égyptien Hassan Mahmoud al-Shafei.

en bref

Depuis 1979, le prix Roi-Faisal a récompensé deux cent quatre-vingt-deux personnes de quarante-quatre nationalités différentes qui ont contribué de manière remarquable à l’islam et à l’humanité en général.

Le prix de la langue et de la littérature arabes a été décerné conjointement aux professeurs Suzanne Stetkevych et Muhsin al-Musawi, tous deux basés aux États-Unis.

Le professeur américain David Liu a remporté le prix de médecine tandis que le prix de la science a été décerné au professeur Martin Hairer, du Royaume-Uni, et au professeur Nader Masmoudi, de Tunisie.

Le prix des études islamiques, qui portait cette année sur le patrimoine islamique d’Al-Andalus, a été annulé car les travaux soumis n’étaient pas conformes aux exigences.

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M. Mwinyi a été récompensé pour sa participation active à la défense de l’islam et à la promotion de la tolérance religieuse. Il a créé des écoles islamiques et traduit de nombreuses ressources et références dans les hadiths et la jurisprudence, ainsi que la biographie du prophète Mohammed en swahili, la langue parlée par des millions de personnes en Afrique de l’Est.

M. Al-Shafei, ancien président de l’Académie de la langue arabe au Caire de 2012 à 2020, a occupé plusieurs postes universitaires et il a créé une série d’instituts qui portent sur Al-Azhar. Il a également contribué à la création de l'Université islamique internationale dans la capitale pakistanaise Islamabad.

Le prix de la langue et de la littérature arabes a été décerné conjointement à Suzanne Stetkevych, directrice du département d’études arabes et islamiques de l’université de Georgetown, et à Muhsin al-Musawi, professeur d’études littéraires arabes et comparées à l’université de Columbia.

Les nombreux travaux de recherche de Suzanne Stetkevych analysent la littérature arabe avec une profondeur inégalée, de la période préislamique à la période de la Nahda (Renaissance). Son approche, qui se caractérise par l’application de méthodologies variées, a abouti au renouvellement de la perspective critique et des méthodes d’étude de la poésie arabe classique.

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Les travaux de recherche du critique littéraire et romancier Muhsin al-Musawi ont eu une grande incidence sur les étudiants et les chercheurs en études arabes du monde arabe et de l’Occident, grâce aux méthodes particulières en matière de présentation, d’analyse, d’interprétation critique et d’ouverture à la création arabe et internationale en prose et en poésie.

Le prix de médecine s’est concentré sur les technologies de manipulation des gènes. Le lauréat, M. Liu, directeur du Merkin Institute for Transformative Technologies in Healthcare, a inventé le premier manipulateur, dit «de base», pour apporter des modifications à l’A.D.N. et aux gènes en remplaçant les lettres dans la base de l’A.D.N.

M. Hairer, directeur de l’analyse stochastique et des probabilités au département de mathématiques de l’Imperial College, est l’un des lauréats du prix de science. Ses travaux portent sur le domaine général de la théorie des probabilités, avec un accent sur l’analyse des équations stochastiques aux dérivées partielles. Il a récemment développé la théorie des structures de régularité qui a donné un sens mathématique précis à plusieurs équations qui étaient auparavant hors du champ de l’analyse mathématique.

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L’autre lauréat du prix de science, M. Masmoudi, professeur de mathématiques à la New York University of Abu Dhabi, a levé le voile sur le mystère qui entoure de nombreux problèmes restés irrésolus pendant des siècles.

Il a trouvé une faille dans les équations mathématiques de Leonhard Euler qui, pendant plus de deux siècles, avait décrit les mouvements des fluides en toutes circonstances. M. Masmoudi a découvert que les équations ne s’appliquent pas toujours, comme on le pensait auparavant, et ses découvertes ont aidé à résoudre une série d’énigmes liées à la modélisation des fluides, comme les prévisions météorologiques.

Depuis 1979, le prix Roi-Faisal a récompensé deux cent quatre-vingt-deux personnes de quarante-quatre nationalités différentes qui ont contribué de manière remarquable à l’islam et à l’humanité en général.

Chaque gagnant reçoit un prix de 200 000 dollars (1 dollar = 0,90 euro) et une médaille en or 24 carats, en plus d’un certificat écrit en calligraphie arabe et signé par le président du jury, le prince Khaled al-Faisal.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.