Dore Gold: L'Occident ne doit pas ignorer les missiles balistiques de l'Iran

Un missile balistique baptisé Qasem Soleimani, du nom du défunt commandant du Corps des gardiens de la révolution iranienne, est lancé vers un lieu non divulgué. (Fichier/AFP)
Un missile balistique baptisé Qasem Soleimani, du nom du défunt commandant du Corps des gardiens de la révolution iranienne, est lancé vers un lieu non divulgué. (Fichier/AFP)
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Publié le Lundi 28 mars 2022

Dore Gold: L'Occident ne doit pas ignorer les missiles balistiques de l'Iran

  • Dore Gold : La levée des sanctions occidentales contre l'Iran a « préparé le terrain pour le financement des milices dans toute la région »
  • Téhéran utilise le Corps des gardiens de la révolution islamique comme « son instrument de prédilection pour propager un nouveau militantisme », a-t-il ajouté

LONDRES : Les pays occidentaux ne doivent pas négliger les capacités croissantes de l'Iran en matière de missiles, a averti un ancien représentant israélien auprès des Nations unies.

Dans le Sunday Telegraph, Dore Gold a déclaré que le plan d'action global conjoint, communément appelé accord sur le nucléaire iranien, n'a pas réussi à empêcher le pays de constituer un stock de missiles balistiques.

En conséquence, la capacité de l'Iran en matière de missiles a augmenté « tant en nombre qu'en qualité, portée et précision de force de missiles », a-t-il ajouté.

M. Gold a établi une comparaison avec le traitement réservé par l'ONU au régime de Saddam Hussein en Irak, où les résolutions exigeaient que les missiles balistiques d'une portée supérieure à 150 km soient « retirés ou détruits sous surveillance internationale ».

Cette condition n'ayant pas été appliquée à l'Iran, elle « modifie déjà l'équilibre des forces dans la région », a-t-il déclaré.

L'attaque de 2020 contre la base aérienne d'Al-Asad en Irak, contrôlée par les États-Unis, et les activités de la milice houthie du Yémen, soutenue par l'Iran, en sont la preuve, a ajouté M. Gold.

Il se réfère aux propos du commandant du Commandement central américain, le général Kenneth McKenzie, qui a déclaré ce mois-ci que les 3 000 missiles balistiques de l'Iran étaient devenus « la plus grande menace pour la sécurité du Moyen-Orient".

M. Gold a affirmé qu'au lieu de modérer le comportement de l'Iran, le JCPOA a généré l'effet inverse en autorisant Téhéran à « augmenter rapidement le nombre de milices chiites » et en rendant le Moyen-Orient « beaucoup plus dangereux. »

Il poursuit que la suppression des sanctions économiques occidentales contre l'Iran « a préparé le terrain pour le financement des milices dans toute la région, en particulier en Irak, en Syrie et au Yémen. »

Téhéran utilise le Corps des gardiens de la révolution islamique comme « son instrument privilégié pour propager un nouveau militantisme », a-t-il ajouté.

Dans le cadre du JCPOA, le Corps des gardiens de la révolution islamique s'est vu retirer son étiquette de terroriste - une décision « moralement et factuellement erronée » et susceptible d'habiliter le réseau « à mener davantage d'attaques », en référence au tir à la roquette contre le consulat américain à Erbil au début du mois.

« Sans un changement majeur dans les intentions iraniennes à l'égard des États occidentaux, les pays européens risquent de ne pas rester de simples rivaux politiques », conclut Gold. « Ils pourraient bientôt devenir les cibles bien réelles des forces de frappes de plus en plus robustes de l'Iran. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
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  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.