Présidentielle: Le Pen tend la main aux électeurs de Zemmour en vue du second tour

Eric Zemmour et Marine Le Pen à l'Hôtel Matignon à Paris, le 28 février 2022 (Photo, AFP).
Eric Zemmour et Marine Le Pen à l'Hôtel Matignon à Paris, le 28 février 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 25 mars 2022

Présidentielle: Le Pen tend la main aux électeurs de Zemmour en vue du second tour

  • Pour Marine Le Pen, Eric Zemmour a contribué à ouvrir les yeux des Français sur le fait que mon projet était un projet sérieux
  • Marine Le Pen a assuré qu'elle ne sortirait pas du commandement intégré de l'Otan tant que la guerre en Ukraine n'est pas terminée

PARIS: Marine Le Pen a tendu la main jeudi soir aux électeurs de son rival à l'extrême droite Eric Zemmour, des "patriotes", en vue du second tour de l'élection présidentielle, auquel elle pense accéder.

Interrogée sur M6 sur une possible main tendue à M. Zemmour lui-même, la candidate RN a répondu: "Il ne le souhaite absolument pas". 

Mais "personne n'est propriétaire de ses électeurs" et "je souhaite si je suis au second tour qu'ils nous rejoignent", a-t-elle poursuivi.

Car "je sais que ce sont des patriotes et à un moment donné, entre Emmanuel Macron qui est un mondialiste et Marine Le Pen qui est une patriote, je crois que le choix doit se faire".

Le Pen ne sortirait pas du commandement intégré de l'Otan pendant la guerre en Ukraine

"Il ne faut pas donner le signal. Il n’est pas question surtout en ce moment de sortir du camp occidental mais il faudra le faire" (sortir de ce commandement, NDLR), a ajouté la candidate d'extrême droite, qui avait été reçue par Vladimir Poutine en 2017 et dont le parti continue de rembourser un prêt à un créancier russe.

Elle a justifié cette sortie du commandement intégré de l'Otan, réunie jeudi à Bruxelles en sommet extraordinaire, par le fait que "ce n'est pas l'ADN de notre pays que ne pas être indépendant, et de ne pas travailler à avoir un format d'armée complet".

Questionnée sur ses différences avec le candidat Reconquête, Mme Le Pen a répondu qu'à ses yeux, Éric Zemmour "mène une forme de guerre de religion à l'égard de l'islam" alors qu'elle-même "mène une guerre contre l'idéologie totalitaire islamiste".

"Il n'a pas inventé grand-chose, il n'y a pas beaucoup de plus-value dans son projet" et "je pense qu'un certain nombre de ses propositions sont caricaturales et donc beaucoup de gens se sont rendu compte que les miennes était somme toute très raisonnables", a développé encore la candidate.

Eric Zemmour "a contribué à ouvrir les yeux des Français sur le fait que mon projet était un projet sérieux, crédible et qu'il n'avait ni provocations ni excès", a reconnu la candidate d'extrême droite, qui a édulcoré ses propositions au nom de la "dédiabolisation" tandis que son rival a opté pour la radicalité.

Sur CNews, Marine Le Pen a estimé qu'en cas de duel avec Emmanuel Macron au second tour, celui-ci "ne bénéficiera absolument pas (du) front républicain".

"Il y a des dizaines de millions de Français qui ont tellement souffert (...) qu'ils ne sont pas prêts (…) à venir sauver Emmanuel Macron" et à  "lui redonner la possibilité d’aggraver la politique qu’il a déjà menée", a-t-elle fait valoir.

Quant au candidat des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, il "peut incarner le vote utile à gauche" mais il n'est pas "en capacité de se hisser au second tour", selon elle, parce que son projet n'est "pas sérieux, pas crédible": il veut "accueillir la terre entière" et "verse dans le racialisme", a estimé Mme Le Pen. 


Le porte-avions français passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe

Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
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  • Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français
  • Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées

PARIS: Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte franchissent, mercredi, le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février.

Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées.

"Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère.

Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui.

Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord.

Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.