Un accord sino-algérien relance un mégaprojet de phosphates

Un camion déverse de la terre lors de travaux dans la mine de phosphate naturel des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) à Taiba, à une centaine de kilomètres de la capitale Dakar, le 8 novembre 2018 (Photo, AFP).
Un camion déverse de la terre lors de travaux dans la mine de phosphate naturel des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) à Taiba, à une centaine de kilomètres de la capitale Dakar, le 8 novembre 2018 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 23 mars 2022

Un accord sino-algérien relance un mégaprojet de phosphates

  • Cet accord relance un important projet qui avait précédemment fait l'objet d'un accord algéro-chinois en novembre 2018
  • «Après l’achèvement du projet, la société produira à terme 5,4 millions de tonnes d’engrais par an»

ALGER : Deux groupes étatiques algériens et deux compagnies chinoises ont signé mardi un accord pour la création d'une société chargée d'exploiter un mégaprojet de production de phosphates en Algérie d'une valeur de près de sept milliards de dollars.

Cet accord relance un important projet qui avait précédemment fait l'objet d'un accord algéro-chinois en novembre 2018.

Un "pacte d’actionnaires pour la création d’une société algéro-chinoise pour le Projet Phosphates Intégré (PPI)" a été signé à Alger par le groupe algérien Asmidal, filiale du géant pétrolier public Sonatrach, et la compagnie algérienne d'exploitation des mines Manal d'une part, et les sociétés chinoises Wuhuan et Tian'an d’autre part, a indiqué le groupe Sonatrach dans un communiqué.

La nouvelle société dénommée Algerian Chinese Fertilizers Company (ACFC) est détenue "à 56% des actions par la partie algérienne et à 44% par la partie chinoise", a-t-il précisé.

Avec "un investissement d’environ sept milliards de dollars, le PPI est le premier projet intégré en Algérie dans le domaine de l’exploitation minière et la production d’engrais", a ajouté Sonatrach.

Le projet prévoit le développement et l’exploitation du gisement de phosphates de Bled El-Hadba dans la région de Tébessa (630 km à l'est d'Alger) ainsi que la transformation chimique des phosphates et la fabrication des engrais dans deux autres localités dans l'est de Algérie, selon le communiqué.

Il prévoit aussi des installations portuaires dédiées au port de Annaba.

"Après l’achèvement du projet, la société produira à terme 5,4 millions de tonnes d’engrais par an. Le projet induira un essor socio-économique considérable dans la région Est du Pays notamment par la création d’environ 12.000 emplois en phase construction et à terme, en phase exploitation, environ 6.000 emplois directs et 24.000 emplois indirects", a souligné Sonatrach.

Un premier accord sur ce projet avait été signé en novembre 2018 entre Sonatrach et la société chinoise Citic, qui devait en détenir 49% contre 51% pour la partie algérienne.


Pas de récession en Suisse cette année, selon l'économiste en chef du gouvernement

Un homme passe devant le siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Photo, AFP).
Un homme passe devant le siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Photo, AFP).
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  • Il appartient aux entreprises d'anticiper de possibles pénuries d'électricité durant l'hiver
  • Côté inflation, la Suisse est une «île de bonheur»

GENÈVE: La Suisse ne va pas connaître de récession cette année malgré d'éventuels problèmes d'approvisionnement en énergie, a estimé dimanche l'économiste en chef du gouvernement qui prévoit, en cas de scénario défavorable, une croissance zéro l'an prochain.

"Pour le moment, l'économie suisse continue d'aller bien" malgré l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie, a souligné Eric Scheidegger au quotidien SonntagsZeitung, excluant des mesures de soutien comme des avantages ou des allègements fiscaux, "ni nécessaires ni utiles" selon lui.

Il appartient aux entreprises d'anticiper de possibles pénuries d'électricité durant l'hiver, évoquées depuis le printemps, a-t-il dit également : "Elles ont le temps de se préparer" et "c'est à elles de prendre ce risque en compte".

"Nous pourrions avoir à réviser à la baisse notre prévision pour l'an prochain. Le chiffre sera publié le 20 septembre. Nous ne tablons pas cependant sur une récession cette année", a-t-il dit.

"S'il y a des interruptions persistantes de la production dans l'Union européenne et que nous-même manquons de gaz, ce sera problématique", a-t-il admis.

"Dans notre scénario négatif, nous attendons une croissance zéro en 2023, au lieu d'une croissance de près de 2%", a-t-il précisé.

Selon M. Scheidegger, l'économie suisse est moins sensible aux variations du prix de l'énergie que d'autres pays européens, car le gaz compte seulement pour 5% de sa consommation.

Il a indiqué que le gouvernement allait débattre de possibles mesures pour atténuer la facture énergétique dans les prochaines semaines, comme par exemple une réduction des primes d'assurance maladie pour les ménages modestes.

Côté inflation, la Suisse est une "île de bonheur" et la hausse des prix devrait refluer d'ici à la fin de l'année, a-t-il dit : "Avec 3,4%, l'inflation est bien plus faible que dans d'autres pays. Hors produits frais alimentaires, énergie et essence, l'inflation est à 2%".


Le secteur minier saoudien en croissance constante ; 466 licences délivrées au premier semestre

Avec un total de 466 permis d'exploitation minière délivrés au cours des six premiers mois, le mois de février a connu le nombre le plus élevé avec 100 permis, contre 67 le mois précédent.
Avec un total de 466 permis d'exploitation minière délivrés au cours des six premiers mois, le mois de février a connu le nombre le plus élevé avec 100 permis, contre 67 le mois précédent.
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  • Conformément à Saudi Vision 2030 et au programme national de développement industriel et de logistique, le ministère cherche à protéger le secteur minier et à capitaliser sur sa valeur
  • Il vise à transformer le secteur minier en troisième pilier de l'industrie nationale

RIYAD : Les permis d'exploitation minière délivrés par le ministère saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales ont montré une croissance stable au cours du premier semestre 2022, selon les données compilées par Arab News. 

Avec un total de 466 licences minières délivrées au cours des six premiers mois, le mois de février a connu le nombre le plus élevé avec 100 licences, contre 67 le mois précédent. 

En mars, 49 permis d'exploitation minière ont été délivrés. En juin, le ministère a délivré 84 nouvelles licences minières, soit 51 licences d'exploration, 26 carrières de matériaux de construction, trois minerais excédentaires, deux licences d'exploitation et deux licences de reconnaissance.

Conformément à Saudi Vision 2030 et au programme national de développement industriel et de logistique, le ministère cherche à protéger le secteur minier et à capitaliser sur sa valeur, a rapporté l'agence de presse saoudienne. 

Il vise à transformer le secteur minier en troisième pilier de l'industrie nationale et exploiter les richesses minérales du Royaume qui valent environ 5 000 milliards de SAR (1 300 milliards de dollars).

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les entreprises saoudiennes exportent au CCG leur expertise en chaîne d’approvisionnement

Les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement (fournie)
Les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement (fournie)
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  • SMSCMC gère la chaîne d’approvisionnement et la logistique de certaines des plates-formes de défense de BAE Systems dans le Royaume, notamment les avions Typhoon, Hawk et Tornado
  • L’entreprise a réussi à présenter à temps tous ses indicateurs-clés de performance et à respecter ses accords contractuels sans aucun problème de 2020 jusqu’à cette année

RIYAD: Cinq ans après que l’Arabie saoudite a fait part de son objectif de localiser 50% de ses industries militaires d’ici à 2030, les entreprises du Royaume sont désormais prêtes à exporter leurs capacités de chaîne d’approvisionnement.

Saudi Maintenance and Supply Chain Management Co., une entreprise basée à Riyad, œuvre à élargir son réseau avec des entreprises du monde entier.

Elle est actuellement en pourparlers avec les pays du Golfe pour discuter de «la portée du travail qu’ils peuvent fournir et signer des accords», déclare Ali Alshehri, responsable des relations publiques et de la communication chez SMSCMC, à Arab News.

Ali Alshehri (fournie)
Ali Alshehri (fournie)

«Nous avons fait de bons progrès avec certains des pays du Conseil de coopération du Golfe. Nous ne pouvons rien divulguer pour le moment, mais nous avons déjà établi des contacts et des relations. Espérons qu’à l'avenir, nous pourrons annoncer quelque chose de spécifique», dit-il à la lumière de la sensibilité des pourparlers et des restrictions gouvernementales.

Cette décision intervient après que l’entreprise publique Saudi Arabian Military Industries a révélé à Arab News qu’elle envisageait des possibilités avec des pays alliés pour exporter des capacités saoudiennes en dehors du Royaume.

SMSCMC gère la chaîne d’approvisionnement et la logistique de certaines des plates-formes de défense de BAE Systems dans le Royaume, notamment les avions Typhoon, Hawk et Tornado.

Outre la capitale, SMSCMC opère à Dhahran, Taïf et Tabuk avec les mêmes services aériens.

«Nous aimerions élargir nos activités pour prendre en charge toute technologie ou service terrestre avec de grandes entreprises en Arabie saoudite, au Royaume-Uni et en Europe en général», déclare M. Alshehri.

«Nous sommes actuellement en très bonne position pour soutenir l’initiative Vision 2030. SMSCMC a connu une croissance rapide et la saoudisation de notre personnel est maintenant de 72% qui travaillent dans la chaîne d’approvisionnement, secteur très critique mais relativement nouveau en Arabie saoudite», ajoute-t-il.

Partenariats stratégiques

M. Alshehri affirme avoir également travaillé en étroite collaboration avec des partenaires et des organismes nationaux spécialisés dans la mise en place de l’initiative Vision 2030 du Royaume pour augmenter les achats locaux, notamment l’Autorité générale des industries militaires – le régulateur de la défense du Royaume – et l’entreprise Sami.

M. Alshehri ajoute que SMSCMS, qui compte plus de 300 employés et traite plus de 12 000 demandes de chaîne d’approvisionnement par an, a acquis plusieurs normes de gouvernance élevées, notamment des licences de l’Organisation internationale de normalisation et de la Réglementation sur le trafic d’armes au niveau international.