Ukraine: comment les cryptomonnaies ont pris un rôle inédit dans le conflit

Le co-fondateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, prend la parole à ETHDenver le 18 février 2022 à Denver, Colorado. ETHDenver est le plus grand et le plus ancien événement Ethereum Blockchain au monde avec plus de 15 000 passionnés de crypto-monnaie participant à la rencontre d'une semaine. (Michael Ciaglo/Getty Images/AFP)
Le co-fondateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, prend la parole à ETHDenver le 18 février 2022 à Denver, Colorado. ETHDenver est le plus grand et le plus ancien événement Ethereum Blockchain au monde avec plus de 15 000 passionnés de crypto-monnaie participant à la rencontre d'une semaine. (Michael Ciaglo/Getty Images/AFP)
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Publié le Samedi 19 mars 2022

Ukraine: comment les cryptomonnaies ont pris un rôle inédit dans le conflit

  • Dès les premières heures du conflit, le gouvernement ukrainien a ouvert des adresses et des portefeuilles de cryptomonnaies lui permettant de recevoir ces devises décentralisées directement
  • Encourager à l'utilisation de cryptomonnaies pourrait se retourner à long terme contre le gouvernement, incitant les Ukrainiens à utiliser un système monétaire parallèle

LONDRES : En Ukraine, les cryptomonnaies jouent un rôle jamais vu auparavant, permettant au gouvernement de récolter des millions de dollars pour financer sa réponse à l'invasion russe.

Pourquoi l'Ukraine s'est-elle tournée vers les cryptomonnaies, et comment ce secteur encore très jeune va en sortir changé ?

Combien de cryptomonnaies ont été récoltées ?

Dès les premières heures du conflit, le gouvernement ukrainien a ouvert des adresses et des portefeuilles de cryptomonnaies lui permettant de recevoir ces devises décentralisées directement.

Toute personne possédant des cryptomonnaies peut donc les envoyer vers ces adresses. Bitcoin, ethereum, mais également tether, ce «stablecoin» dont le cours est adossé au dollar: depuis le début de l'effort de guerre, les cryptomonnaies affluent.

Plus de 100 millions de dollars ont été récoltés en cryptomonnaies par le gouvernement ou par le «Fonds crypto pour l'Ukraine», créé par la principale plateforme ukrainienne du secteur Kuna et depuis fusionnée avec le fonds gouvernemental.

«Nous récoltons toujours des cryptomonnaies, et nous les dépensons pour acheter des rations» pour les soldats, «des gilets pare-balles ou des casques», explique Michael Chobanian.

A 37 ans, le créateur et patron de la plateforme Kuna s'occupe désormais exclusivement de la levée de fonds en cryptomonnaie pour son gouvernement.

Quels avantages aux dons en crypto?

Les montants récoltés en cryptomonnaies sont minimes par rapport aux milliards d'aides débloqués par les États-Unis, les pays de l'Union européenne ou les grandes organisations internationales, mais permettent à des particuliers de s'impliquer.

L'ONG américaine «The giving block» («Le bloc qui donne»), qui lève des cryptomonnaies à travers le monde pour les envoyer en Ukraine, estime que c'est «une option que les donneurs les plus jeunes utilisent de plus en plus pour soutenir de multiples causes».

Par ailleurs, les Ukrainiens s'étaient tournés vers ces devises décentralisées pour se protéger de la baisse de leur devise.

Si pour l'instant, la banque centrale ukrainienne est parvenue à stopper l'effondrement de son cours, les conséquences de l'invasion risquent de faire perdre de sa valeur au hryvnia local.

En utilisant des stablecoins, ces cryptomonnaies adossées au dollar, les donateurs évitent ainsi autant que possible les fluctuations du marché des changes.

Un autre avantage des dons en cryptomonnaies est la rapidité des transferts. Là où une transaction bancaire peut prendre jusqu'à 24 heures pour être validée entre deux pays, les envois en cryptomonnaies prennent généralement moins d'une heure.

Quels inconvénients ?

Dans un secteur encore en pleine construction, les dons en crypto ne se font pas sans accrocs.

Le ministre ukrainien de l'industrie numérique voulait récompenser les donateurs avec une cryptomonnaie symbolique créée pour l'occasion, mais y a renoncé.

Pire, des anonymes en ont profité pour émettre une fausse version de cette cryptomonnaie ukrainienne, cherchant à récolter une partie des fonds destinés à l'effort de guerre.

«Il y a eu un manque de communication» au sein du gouvernement, balaye M. Chobanian qui travaille désormais étroitement avec le ministère.

«C'était le premier jour de la guerre», rappelle-t-il.

Par ailleurs, encourager à l'utilisation de cryptomonnaies pourrait se retourner à long terme contre le gouvernement, incitant les Ukrainiens à utiliser un système monétaire parallèle.

Selon le cabinet Chainalysis, les transactions en Europe de l'Est sont particulièrement élevées vers des adresses situées en dehors de la région, «ce qui pourrait indiquer des sorties illégales de fonds», par exemple pour de l'évitement fiscal, estiment-ils.

Quelles conséquences ?

M. Chobanian, malgré le conflit, se montre confiant. «Quand nous aurons gagné la guerre, nous allons reconstruire l'Ukraine en utilisant la technologie blockchain», à la base des échanges en cryptomonnaies, assure-t-il.

Une vision pour le moins ambitieuse. Mais le président Zelensky a pris le temps mercredi de légaliser les cryptomonnaies, donnant un cadre législatif aux plateformes et aux utilisateurs dans un pays où ils existaient pour l'instant uniquement dans l'économie parallèle.

Et au-delà des frontières ukrainiennes, le conflit «force les gouvernements à développer leur compréhension des cryptomonnaies et leur encadrement ».

Nous espérons que cela amènera des politiques de régulations proportionnées et efficaces», affirme Caroline Malcolm, de Chainalysis.

Aux États-Unis, le président Joe Biden a lancé par décret début mars les travaux en vue d'un «dollar numérique», et demande à plusieurs agences gouvernementales d'identifier et de combattre la multitude de risques liés aux cryptomonnaies.


Les Bourses mondiales voient rouge au lendemain de l'offensive commerciale américaine

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  • es indices boursiers sont en nette baisse jeudi, les investisseurs s'interrogeant sur les conséquences pour l'inflation et la croissance de l'économie mondiale.
  • Selon les économistes de Deutsche Bank, « le taux moyen des droits de douane sur les importations américaines pourrait désormais se situer entre 25 et 30 %, ce qui correspondrait aux niveaux du tout début du XXe siècle ». 

PARIS : Au lendemain d'une offensive commerciale de Donald Trump, à coups de droits de douane massifs, les indices boursiers sont en nette baisse jeudi, les investisseurs s'interrogeant sur les conséquences pour l'inflation et la croissance de l'économie mondiale.

Vers 7 h 30 GMT (9 h 30, heure de Paris), la Bourse de Paris reculait de 1,81 %, Francfort cédait 1,71 %, Milan 1,46 %, Madrid 1,19 %, Zurich 1,48 %, Amsterdam 1,41 % et Londres 1,19 %.

En Asie, la Bourse de Tokyo a fortement reculé, cédant 2,77 % à la clôture et Shenzhen 1,40 %. Dans les derniers échanges, Hong Kong a reculé de 1,69 %. Ailleurs, Shanghai a seulement cédé 0,24 % et Séoul 0,76 %.

Dans un long discours mercredi soir, le locataire de la Maison Blanche a annoncé une salve de droits de douane : les marchandises de l'Union européenne prendront 20 % de taxes, les chinoises 34 %. Les taux sont de 24 % pour les importations japonaises et de 31 % pour la Suisse. 

« Dans le cas de la Chine, des droits de douane réciproques de 34 % s'ajoutent à l'augmentation de 20 % des droits de douane annoncée plus tôt dans l'année », a précisé Jim Reid, économiste chez Deutsche Bank.

L'offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, prévoit aussi un droit de douane plancher supplémentaire de 10 % sur toutes les importations sur le territoire américain, ainsi que des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale par Donald Trump.

Selon les économistes de Deutsche Bank, « le taux moyen des droits de douane sur les importations américaines pourrait désormais se situer entre 25 et 30 %, ce qui correspondrait aux niveaux du tout début du XXe siècle ». 

Face à ce changement de paradigme inédit du commerce international depuis près d'un siècle, le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a conseillé mercredi « à tous les pays de ne pas riposter ». « Détendez-vous, encaissez le coup, et attendez de voir comment la situation évolue. Car si vous ripostez, il y aura une escalade », a-t-il déclaré.

« Nous devrons observer l'impact de ces tarifs sur les marges, la consommation, les taux et l'inflation pour juger de la profondeur de l'impact sur l'inflation et la croissance. Pour l'instant, une partie de l'incertitude demeure », commente Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM.

« Les estimations historiques indiquent une hausse de l'inflation de 3 % à court terme, mais aussi un impact négatif de - 1,5 % sur la croissance mondiale dans les 18 prochains mois », écrit l'économiste dans une note.

Face à ces incertitudes, les valeurs refuge sont recherchées par les investisseurs, comme l'or, par exemple, qui a touché un nouveau sommet historique jeudi, à 3 167,84 dollars l'once (31,1 grammes).

Sur le marché des changes, « le dollar américain a baissé pour atteindre son niveau le plus bas depuis l'entrée en fonction de Trump à la Maison Blanche », souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank. Il se retrouve au plus bas depuis octobre, vers 7 heures GMT, reculant de 0,85 % à 1,0986 dollar pour un euro.

Sur le marché du pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord reculait de 3,34 % à 72,45 dollars et celui de son équivalent américain, le WTI, de 3,57 % à 69,15 dollars.


Trump déclare la guerre commerciale et plonge l'économie mondiale dans l'inconnue

Les partenaires commerciaux des Etats-Unis menacent de riposter tout en privilégiant le dialogue jeudi, au lendemain de l'offensive commerciale massive lancée par Donald Trump qui faisait plonger les marchés mondiaux et craindre de lourdes conséquences sur l'économie mondiale. (AFP)
Les partenaires commerciaux des Etats-Unis menacent de riposter tout en privilégiant le dialogue jeudi, au lendemain de l'offensive commerciale massive lancée par Donald Trump qui faisait plonger les marchés mondiaux et craindre de lourdes conséquences sur l'économie mondiale. (AFP)
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  • L'offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations et par des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles
  • L'addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l'objet d'une nouvelle taxe à l'importation de 34% s'ajoutant aux 20% de droits de douane additionnels déjà en place par

PARIS: Les partenaires commerciaux des Etats-Unis menacent de riposter tout en privilégiant le dialogue jeudi, au lendemain de l'offensive commerciale massive lancée par Donald Trump qui faisait plonger les marchés mondiaux et craindre de lourdes conséquences sur l'économie mondiale.

Après les annonces du président américain présentées comme une "déclaration d'indépendance économique", la planète financière accuse le coup: en Asie, la Bourse de Tokyo a chuté de près de 3% en clôture pendant qu'en Europe Francfort perdait 2,45% à l'ouverture, Paris 2,15% et Londres 1,44%.

"Notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis", a asséné Donald Trump, avant d'exhiber une liste des partenaires commerciaux concernés.

L'offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations et par des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.

L'addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l'objet d'une nouvelle taxe à l'importation de 34% s'ajoutant aux 20% de droits de douane additionnels déjà en place par.

Les marchandises de l'UE prendront 20% de taxes. Les taux ont été fixés à 24% pour le Japon, 26% pour l'Inde ou 46% pour le Vietnam.

La taxe généralisée de 10% entrera en vigueur le 5 avril à 04H01 GMT et les droits de douane majorés le 9 avril.

"Solution négociée" 

Les réactions oscillent entre appels au dialogue et menaces de bras de fer, personne n'ayant pour le moment annoncé de riposte claire.

Berlin a déclaré jeudi soutenir l'Union européenne dans sa recherche d'une "solution négociée" avec Washington, Paris a dit prévoir dans l'éventuelle riposte européenne en cours de négociation "d'attaquer les services numériques", tout en planifiant de réunir jeudi les représentants ses filières les plus touchées.

Tendant la main aux Américains, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a assuré qu'il n'était "pas trop tard" pour négocier mais aussi que l'UE était "prête à réagir".

Si certains pays ont appelé à la retenue et au dialogue avec Washington pour éviter l'escalade, d'autres ont vertement critiqué la politique américaine.

Pékin a exhorté Washington à "annuler immédiatement" ces droits de douane, tout en appelant au "dialogue" face au risque de "péril (pour) le développement économique mondial", selon le ministère du Commerce.

Le gouvernement japonais a estimé que l'allié américain pourrait avoir enfreint les règles de l'OMC et leur accord bilatéral. L'Australie a dénoncé un "geste qui n'est pas celui d'un ami".

Pour Maurice Obstfeld, économiste du Peterson Institute for International Economics (PIIE), il s'agit d'une "déclaration de guerre à l'économie mondiale", d'autant plus que la fixation des niveaux de taxes pose question sur la méthode employée.

Ces surtaxes sont censées répondre aussi aux barrières dites "non tarifaires", par exemple des normes sanitaires ou environnementales.

La Maison Blanche a fait savoir mercredi soir que certaines catégories n'étaient pas concernées: lingots d'or, produits pharmaceutiques, semi-conducteurs, cuivre, bois de construction, produits énergétiques ou encore minéraux introuvables sur le sol américain

Pas trace en revanche de la Russie ni de la Corée du Nord au motif, selon un responsable américain, qu'elles ne sont plus des partenaires commerciaux significatifs.

Gare aux pays tentés par une surenchère: "Détendez-vous, encaissez le coup (...). Car si vous ripostez, il y aura une escalade", a déjà averti le ministre des Finances Scott Bessent.

Ni le Mexique ni le Canada n'apparaissent sur la nouvelle liste. Signataires d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, ils relèvent d'un autre régime.

Mais ils vont encaisser comme le reste du monde les 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l'étranger qui est entrée en vigueur jeudi matin.

Les nouveaux droits de douane "ne feront que des perdants", a d'ailleurs critiqué l'industrie automobile allemande.

"Garder la tête froide" 

Donald Trump a par ailleurs déclenché des taxes sur les importations d'acier et d'aluminium, ce qui entraînera "des contre-mesures", a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney.

Le Royaume-Uni, qui négocie un traité commercial bilatéral, sort relativement épargné, avec un taux plancher de 10%, mais ces sanctions américaines auront "un impact" sur l'économie britannique, a reconnu jeudi le Premier ministre Keir Starmer.

L'industrie chimique allemande, dont les Etats-Unis sont le premier marché d'exportation, a appelé l'UE à "garder la tête froide".

Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d'éponger le déficit budgétaire.

Le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer a assuré que l'offensive protectionniste allait "coûter plus de 6.000 dollars par an à un ménage américain moyen", sous forme de hausse du prix des produits importés.

 


Carrefour renouvelle son contrat de franchise avec le groupe emirati Majid Al Futtaim

Carrefour indique que dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2026, il se fixe l'objectif d’ouvrir 10 nouveaux marchés, principalement en Afrique, au Moyen-Orient, et en Asie. (AFP)
Carrefour indique que dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2026, il se fixe l'objectif d’ouvrir 10 nouveaux marchés, principalement en Afrique, au Moyen-Orient, et en Asie. (AFP)
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  • Le renouvellement de ce partenariat "historique, qui dure depuis plus de trente ans", s'opère via la filiale Carrefour Partenariat International
  • "Il représente un axe fort du développement de la franchise à l’international pour le groupe" et "concerne aujourd’hui plus de 400 magasins dans 20 pays"

PARIS: Le distributeur Carrefour a annoncé jeudi renouveler son contrat de franchise avec le groupe emirati Majid Al Futtaim, instauré il y a plus de trente ans, selon un communiqué.

Le renouvellement de ce partenariat "historique, qui dure depuis plus de trente ans", s'opère via la filiale Carrefour Partenariat International.

"Il représente un axe fort du développement de la franchise à l’international pour le groupe" et "concerne aujourd’hui plus de 400 magasins dans 20 pays, et couvre une large zone géographique, allant du Moyen Orient à l’Egypte, en passant par l’Afrique de l’Est et la Géorgie", est-il précisé.

"Ce partenariat a joué un rôle clé dans l’expansion de l’enseigne Carrefour avec tous ses formats dans la région, contribuant à sa forte croissance avec de nouveaux projets de développement dès 2026. Ce renouvellement stratégique vient renforcer l’engagement de Carrefour dans ces pays, en contribuant notamment à la création d’emplois et au développement des filières locales", poursuit le communiqué.

"Ce succès témoigne de la force de notre modèle de franchise et participe au fort développement de l'enseigne à l'international dans le cadre du Plan Carrefour 2026, avec nos partenaires historiques comme dans de nouvelles géographies", a estimé Patrick Lasfargues, directeur exécutif de Carrefour Partenariat International, cité dans le communiqué.

Carrefour indique que dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2026, il se fixe l'objectif d’ouvrir 10 nouveaux marchés, principalement en Afrique, au Moyen-Orient, et en Asie.

Le distributeur et son franchisé avaient diligenté des audits sur le sujet. Carrefour avait assuré que de "premières investigations n'ont pas confirmé les éléments désignés par l'alerte d'Amnesty mais ont révélé d'autres problèmes".