L’UpM lance des projets pour promouvoir la reforestation au Liban et au Maroc

Une photo aérienne montre la réserve naturelle de la forêt de cèdres de Tannourine, dans les montagnes libanaises, couverte de neige, le 22 janvier 2021. (AFP).
Une photo aérienne montre la réserve naturelle de la forêt de cèdres de Tannourine, dans les montagnes libanaises, couverte de neige, le 22 janvier 2021. (AFP).
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Publié le Samedi 19 mars 2022

L’UpM lance des projets pour promouvoir la reforestation au Liban et au Maroc

  • La forêt de Maâmora, la plus grande forêt de chêne-liège au monde, souffre du surpâturage et de l'élevage intensif du bétail
  • Des études pilotes et des visites de terrain ont été effectuées dans les villes de Tannourine et de Manara, dans le Liban-Nord, afin d'évaluer la biodiversité et le potentiel productif des sites

BEYROUTH: À l’occasion de la Journée internationale des forêts qui se tient le 21 mars de chaque année, l'Union pour la Méditerranée (UPM) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont décidé d’agir.

En effet, ces deux acteurs promeuvent en Méditerranée le projet «Intensifier la restauration des forêts et des paysages pour rétablir la biodiversité et promouvoir des approches communes d’atténuation et d’adaptation», apprend-on dans un communiqué de l’UPM envoyé à Arab News en français.

Le projet dispose, comme le précise le communiqué, d'un budget de 1 850 000 euros qui s’étale sur une période de quatre ans. Il constitue la composante méditerranéenne d'un projet mondial lancé en 2018, intitulé «L'Accord de Paris en action: montée en puissance de la restauration des forêts et des paysages pour atteindre les contributions déterminées au niveau national ».

Depuis longtemps, le bassin méditerranéen est reconnu comme étant un point chaud de la biodiversité, avec sa flore exceptionnelle. Dans ce sens, l’UPM et la FAO visent à restaurer la biodiversité dans la région, notamment au Liban et au Maroc.

Au Maroc: sauver la forêt de Maâmora

La forêt de Maâmora est la plus grande forêt du Maroc. Avec une superficie de 1 320 kilomètres carrés, elle est également l'une des plus grandes forêts de chêne-liège du monde. Elle joue donc un rôle fondamental dans l'environnement social et politique au Maroc.

Cette forêt souffre du surpâturage et de l'élevage intensif du bétail, ainsi que d'autres problèmes liés au changement climatique et aux activités humaines non durables.

Bonne nouvelle: «le Département des eaux et forêts du Maroc a pu développer un plan de gestion des zones dégradées incluant des approches participatives de renforcement des capacités et un plan de développement socio-économique», annonce le communiqué.

Avec le soutien de la FAO, tout est effectué «de sorte que la population locale puisse jouer un rôle central dans les efforts de conservation pour réhabiliter la forêt de Maâmora».

Au Liban: gérer des pâturages et des terres de culture à Tannourine et Manara

Des études pilotes et des visites de terrain ont été effectuées dans les villes de Tannourine et de Manara, dans le nord du pays, afin d'évaluer la biodiversité et le potentiel productif des sites. Pendant des générations, ces terres ont été utilisées pour le pâturage et la culture. À la suite de ces études primaires, le ministère libanais de l'Agriculture a élaboré, en partenariat avec la FAO, une stratégie pour gérer les forêts, les terres agricoles et les pâturages.

Une superficie totale de 1 760 hectares sera traitée, précise le communiqué. Des données sociales et économiques pertinentes ont également été recueillies afin de pouvoir construire une stratégie holistique et rigoureuse de développement des pâturages.

Cependant, le Liban est notoirement connu pour ses lacunes en exécution de projets. Le communiqué assure ainsi que «deux outils techniques ont été développés pour le ministère libanais de l'Agriculture et le ministère de l'Environnement». «Ces outils permettront aux ministères d'enregistrer, de suivre et d'analyser la mise en œuvre du projet de reforestation», ajoute-t-on.

Compte tenu du dernier rapport catastrophique du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la planète est à deux pas de souffrir de modifications irréversibles dues au changement climatique. Dans la Méditerranée comme partout dans le monde, les forêts sont indispensables pour freiner le changement climatique. Il est plus que jamais temps de lancer de telles initiatives, avec le soutien d’acteurcomme l’UPM et la FAO, afin de préserver ce qui est peut-être de plus précieux au monde.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.