Les leaders de la COP26 investissent $19 milliards pour sauver les forêts de la planète

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et le Premier ministre indien, Narendra Modi, assistent à la session «Activer l'innovation et le déploiement des technologies propres» lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) à Glasgow. (Photo, Reuters)
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et le Premier ministre indien, Narendra Modi, assistent à la session «Activer l'innovation et le déploiement des technologies propres» lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) à Glasgow. (Photo, Reuters)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

Les leaders de la COP26 investissent $19 milliards pour sauver les forêts de la planète

  • Plus de 100 pays s'engagent à mettre un frein à la perte de forêts et la dégradation des terres d'ici 2030
  • Une stratégie lancée par l'Arabie saoudite dans le cadre de ses initiatives vertes

GLASGOW: Les leaders mondiaux présents à la COP26 ont pris conscience des avantages de l'arrêt de la déforestation et de la désertification, une stratégie lancée par l'Arabie saoudite dans le cadre de ses initiatives vertes pour lutter contre le changement climatique.

Plus de 100 pays, dont les États-Unis, la Chine et le Brésil, se sont engagés mardi à «arrêter et inverser collectivement la perte des forêts et la dégradation des terres d'ici 2030, tout en assurant un développement durable et en promouvant une transformation rurale inclusive». Ensemble, les signataires représentent 80% des zones forestières du monde.

L'engagement de planter plus d'arbres sera soutenu par un fonds de développement de 12 milliards de dollars (1 dollar américain = 0,86 euro) soutenu par 12 pays, dont 1,5 milliard de dollars ira au bassin du Congo, la deuxième plus grande zone boisée de la planète après l'Amazonie. Un montant supplémentaire de 7,2 milliards de dollars proviendra d'investisseurs du secteur privé, qui se sont également engagés à ne plus investir dans des activités liées à la déforestation, telles que l’élevage du bétail, la culture de l'huile de palme et du soja ainsi que la production de pâte à papier.

Les experts en environnement estiment que la plantation d'arbres peut contribuer de manière significative à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la diminution des températures ambiantes dans les zones urbaines. Les forêts de mangroves, qui sont répandues dans le golfe, sont considérées comme particulièrement efficaces pour la neutralisation du carbone.

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a lancé le mois dernier un plan visant à planter des centaines de millions d'arbres dans le royaume d'ici 2030, dans le but de réduire les niveaux de CO2 dans l'atmosphère et de contribuer au «verdissement» de la capitale, Riyad.

Un responsable saoudien au sommet de la COP26 a déclaré à Arab News: «Il est encourageant de voir que le monde suit l'exemple que nous avons donné. La reforestation, et la question connexe de l'utilisation efficace des ressources en eau, sont des domaines cruciaux pour le Royaume et le monde entier. En tant que plus grand producteur d'eau dessalée au monde, nous souhaitons développer des technologies qui traitent efficacement l'irrigation en même temps.»

Les leaders du sommet de la COP26 se sont engagés à «conserver les forêts et autres écosystèmes terrestres et à accélérer leur restauration», dans une déclaration sur les forêts et l'utilisation des terres.

Ils se sont également engagés à «travailler collectivement pour stopper et inverser la perte de forêts et la dégradation des terres d'ici 2030, tout en assurant un développement durable et en promouvant une transformation rurale inclusive».

L'accord a été considéré comme une avancée majeure pour le lobby environnemental lors de la COP26, et le premier grand pas franchi par le sommet de Glasgow. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, qui a également signé la déclaration, l'a qualifiée d'«accord historique».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.