Présidentielle au Kenya: Kenyatta soutient son ancien rival Raila Odinga

Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, se tient sur un podium à côté de son ancien ennemi politique, Raila Odinga, qu'il a approuvé comme candidat approprié à la présidence à Nairobi le 12 mars 2021 (Photo, AFP).
Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, se tient sur un podium à côté de son ancien ennemi politique, Raila Odinga, qu'il a approuvé comme candidat approprié à la présidence à Nairobi le 12 mars 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 13 mars 2022

Présidentielle au Kenya: Kenyatta soutient son ancien rival Raila Odinga

  • Le rapprochement des deux anciens adversaires est l'évènement politique «le plus inattendu de l'histoire de notre pays»
  • En 2018, Uhuru Kenyatta et Raila Odinga avaient sidéré le pays en se serrant la main

NAIROBI : Le président kenyan Uhuru Kenyatta a officiellement annoncé samedi qu'il soutenait son ancien rival Raila Odinga pour la présidentielle d'août prochain. 

"Nous avons choisi Raila Odinga pour être le 5e président du Kenya", a lancé le président Kenyatta à plusieurs milliers de ses partisans rassemblés à Nairobi.

Le soutien de M. Kenyatta à M. Odinga scelle le rapprochement de deux des grandes dynasties politiques qui se sont historiquement combattues dans les urnes pour diriger le Kenya. 

En 2018, Uhuru Kenyatta et Raila Odinga avaient sidéré le pays en se serrant la main et en déclarant une trêve après les violences post-électorales de 2017 qui avaient fait des dizaines de morts.

En 2007-2008, une autre vague de violences post-électorales avait déjà fait plus de 1.100 morts. 

Le mois dernier, le parti Jubilee de M. Kenyatta avait annoncé rejoindre la coalition Azimio la Umoja (Quête d'unité) de Raila Odinga en vue des élections présidentielle et législatives de l'été.

"Nous n'avons aucun doute, nous avons un capitaine d'équipe qui s'appelle Raila Odinga", a affirmé samedi Uhuru Kenyatta, 60 ans, qui achève un second mandat et ne peut pas se représenter, selon la constitution kenyane. 

A 77 ans, Raila Odinga qui va se présenter à une 5e élection présidentielle, a assuré accepter "cette nomination avec absolue gratitude et dévouement pour notre peuple".

Le rapprochement des deux anciens adversaires est l'évènement politique "le plus inattendu de l'histoire de notre pays", a-t-il ajouté. 

Cette alliance entre les deux hommes laisse de côté le vice-président William Ruto, initialement destiné à succéder à M. Kenyatta, qui a néanmoins prévu de se présenter également à la présidentielle d'août.

William Ruto, 54 ans, a été exclu de Jubilee fin février. En rupture publique avec le président depuis plusieurs mois, M. Ruto ne s'est pas officiellement déclaré candidat mais s'affiche comme tel, multipliant les meetings.

Jeune et charismatique, M. Ruto a mené ces dernières années un opiniâtre travail de terrain, se voulant le représentant des "débrouillards" du petit peuple face aux dynasties politiques qu'incarnent MM. Kenyatta et Odinga, dont les pères furent respectivement président et vice-président du Kenya. 

Building Bridges

"La plus grande préoccupation liée au scrutin est la démocratie dans notre pays et le fait de savoir si nous avons vraiment la possibilité de faire des choix libres sans chantage, menaces ni intimidation", a déclaré la semaine dernière, M. Ruto, en visite aux États-Unis.

"Pour de nombreux Kényans, la seule inquiétude est l'intrusion d'agences pour essayer de manipuler la décision du peuple à différents niveaux." 

MM. Kenyatta et Ruto avaient tous deux été inculpés par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l'humanité pour leur rôle présumé dans les violences postélectorales de 2007. 

Ces affaires ont ensuite été abandonnées, l'ancienne procureure de la CPI, Fatou Bensouda, ayant estimé qu'une campagne d'intimidation des victimes et des témoins rendait tout procès impossible. 

La possible élection de Raila Odinga à la présidence marquerait également une rupture au niveau ethnique. Depuis l'indépendance en 1963, seuls des présidents des ethnies kikuyu, celle de Kenyatta, et kalenjin, celle de Ruto, ont en effet dirigé le Kenya.

L'élection d'un Luo en la personne de Raila Odinga marquerait donc une rupture significative dans plus d'un demi-siècle de la vie politique kenyane. 

Ancien prisonnier politique et ancien Premier ministre, Raila Odinga bénéficie désormais du soutien de 26 partis politiques réunis au sein de la coalition Azimio la Umoja. Mais son image d'adversaire irréductible de l'establishment a souffert de son rapprochement avec le président Kenyatta.

Les deux hommes ont tenté en vain de réformer le régime avec un projet de révision constitutionnelle qui s'est heurté à une forte résistance.

Baptisée Building Bridges Initiative (BBI), cette révision prévoyait notamment de créer de nouveaux postes dans l'exécutif (un Premier ministre, deux vice-Premiers ministres, un leader de l'opposition) et d'augmenter le nombre de parlementaires de 290 à 360.

Selon le président Kenyatta, à l'origine de ce projet, cette ouverture du pouvoir aurait permis de diluer la règle du "vainqueur rafle tout", qu'il considère comme la cause des conflits post-électoraux qu'a connus le Kenya.

Pour ses détracteurs, il s'agissait surtout d'une manoeuvre du chef de l'Etat pour se maintenir au pouvoir en tant que Premier ministre. 

Attaquée de toutes parts, l'initiative s'est embourbée dans un imbroglio juridique, jusqu'à remonter à la Cour suprême du pays dont le verdict est en suspens. 


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.