Al-Sissi à Riyad: la sécurité dans le Golfe est essentielle à celle de l’Egypte

Mardi, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, s’est entretenu avec le roi Salmane à Riyad. (Photo, SPA)
Mardi, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, s’est entretenu avec le roi Salmane à Riyad. (Photo, SPA)
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Publié le Mardi 08 mars 2022

Al-Sissi à Riyad: la sécurité dans le Golfe est essentielle à celle de l’Egypte

Mardi, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, s’est entretenu avec le roi Salmane à Riyad. (Photo, SPA)
  • Le roi Salmane a salué les relations bilatérales entre les deux pays et le rôle clé de l’Égypte dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans le monde arabe
  • Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer les relations bilatérales et sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun

LE CAIRE: Mardi, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, s’est entretenu avec le roi Salmane à Riyad. 

Le porte-parole de la présidence égyptienne, Bassam Radi, a précisé que la rencontre individuelle a été suivie de pourparlers auxquels ont participé des délégations des deux pays. Le roi Salmane a salué les relations bilatérales entre les deux pays et le rôle clé de l’Égypte dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans le monde arabe et les efforts inlassables qu’elle déployait pour soutenir les pays arabes du Golfe, notamment l’Arabie saoudite. 

Il a également exprimé sa reconnaissance à l’Égypte pour ses contributions au développement du Royaume, et a fait part de sa volonté de renforcer les relations bilatérales à tous les niveaux de manière à réaliser les intérêts communs des deux pays et des deux peuples. 

Selon M. Radi, le président égyptien a remercié le roi Salmane pour son accueil chaleureux et a souligné que les peuples égyptien et saoudien partageaient une histoire commune et un même destin. 

Le président a par ailleurs manifesté le désir de l’Égypte de renforcer la coopération avec l’Arabie saoudite dans tous les domaines, et a insisté sur l’importance de continuer à œuvrer pour unifier les rangs arabes face aux défis régionaux. 

Il a assuré que Le Caire ne tolérerait pas que la sécurité et la stabilité des pays du Golfe arabe soient compromises, leur sécurité étant essentielle à celle de l’Égypte. M. Radi a précisé que les discussions portaient sur les moyens de renforcer les relations bilatérales et sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. 

Les deux pays ont décidé de renforcer les efforts conjoints de lutte contre le terrorisme, et ont rappelé la nécessité pour la communauté internationale de déployer des efforts concertés pour trouver des solutions politiques aux crises régionales pour préserver l’intégrité territoriale des pays. 

L’ambassadeur saoudien en Égypte, Oussama Nougali, a déclaré que la visite de M. Al-Sissi s’inscrivait dans le cadre des consultations continues et de la croissance des relations entre les deux pays frères. M. Nougali a ajouté que le grand nombre d’accords, de protocoles et de mémorandums d’entente signés entre les deux pays conférait à leurs relations une dimension stratégique, en plus des dimensions historiques, religieuses et arabes. 

Il a noté que l’Arabie saoudite était le deuxième plus grand investisseur étranger en Égypte, et que cette dernière était arrivée en deuxième position parmi les pays pour lesquels des licences d’investissement ont été délivrées dans le Royaume en 2020. 

Le président égyptien était accompagné du ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, du général de division Ahmed Mohammed Ali, chef d’état-major du président, du chef des services de renseignement, Abbas Kamel, du général de division Mohsen Abdel-Nabi, directeur du bureau du président et du général de division Moustafa Chawkat, chef de la Garde républicaine. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.