Liban: Retour des files d'attentes devant les stations d'essence

File d'attente devant une station-service fermée dans le quartier de Hamra à Beyrouth, le 20 août 2021. (AFP)
File d'attente devant une station-service fermée dans le quartier de Hamra à Beyrouth, le 20 août 2021. (AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 06 mars 2022

Liban: Retour des files d'attentes devant les stations d'essence

  • Dans un pays dépourvu de transports publics, se déplacer continuellement devient un luxe
  • Même scènes à Beyrouth, ainsi que dans de nombreuses autres villes du pays, les interminables files d’attente devant les stations-service ont pu être observées dimanche matin

BEYROUTH: Augmentation des prix, dévaluation de la livre, interminables files d’attente, pénurie de produits hydrocarbures: les Libanais apprennent à se contenter d’un quotidien limité aux besoins les plus basiques.

Dans un pays dépourvu de transports publics, se déplacer continuellement devient un luxe.

Même scènes à Beyrouth, ainsi que dans de nombreuses autres villes du pays, les interminables files d’attente devant les stations-service ont pu être observées dimanche matin, pour le deuxième jour consécutif.

Depuis l'annonce de l'attaque de l'Ukraine par la Russie, les Libanais craignent une rupture des stocks d’essence. Malgré les propos du ministre de l’Énergie qui tente de rassurer les Libanais, de nombreuses stations sont fermées et les embouteillages monstres ne cessent d’augmenter.


La pression militaire sur le Hamas « fonctionne » selon Natanyahu

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien (Photo AFP)
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien (Photo AFP)
Short Url
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé  dimanche que la pression militaire accrue d'Israël sur le Hamas à Gaza « fonctionnait ».
  • « Le Hamas doit déposer les armes. Ses dirigeants seront alors autorisés à partir ».

JERUSALEM : Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé  dimanche que la pression militaire accrue d'Israël sur le Hamas à Gaza « fonctionnait », insistant sur le fait que le mouvement islamiste palestinien devait rendre ses armes.

« En ce qui concerne le Hamas à Gaza, la pression militaire fonctionne (...) Nous négocions sous le feu des projecteurs. Nous pouvons voir des brèches commencer à apparaître dans le cadre des négociations", a-t-il ajouté.

« Le Hamas doit déposer les armes. Ses dirigeants seront alors autorisés à partir ».

Alors que les médiateurs (l'Égypte, le Qatar et les États-Unis) tentent toujours de rétablir le cessez-le-feu et d'obtenir la libération des otages israéliens toujours détenus à Gaza, un haut responsable du Hamas a déclaré samedi que le groupe avait approuvé une nouvelle proposition de cessez-le-feu présentée par les médiateurs et a exhorté Israël à la soutenir.

Un haut responsable du Hamas a déclaré samedi que le groupe avait approuvé une nouvelle proposition de cessez-le-feu présentée par les médiateurs et a exhorté Israël à la soutenir.

Le bureau de M. Netanyahu a confirmé la réception de la proposition et a déclaré qu'Israël avait soumis une contre-proposition, sans autre précision. 

M. Netanyahu a indiqué dimanche qu'Israël assurerait la sécurité à Gaza et « permettrait la mise en œuvre du plan Trump - le plan de migration volontaire ».

« C'est le plan. Nous ne le cachons pas et sommes prêts à en discuter à tout moment », a-t-il conclu.

Quelques jours après son entrée en fonction, le président américain Donald Trump avait annoncé un plan visant à déplacer les plus de deux millions d'habitants de Gaza dans les pays voisins, l'Égypte et la Jordanie.

Ces derniers avaient rejeté cette idée et l'annonce américaine a été vivement critiquée par une grande partie de la communauté internationale.

Une trêve fragile qui avait permis des semaines de calme relatif dans la bande de Gaza s'est effondrée le 18 mars lorsque Israël a repris ses bombardements aériens et son offensive terrestre dans le territoire palestinien.

Dimanche, des frappes aériennes sur la zone de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, ont tué au moins 17 personnes, « pour la plupart des enfants et des femmes », selon l'hôpital Nasser.


L'armée israélienne affirme avoir intercepté un missile tiré depuis le Yémen

Des soldats de l'armée israélienne marchent dans une position le long de la frontière sud d'Israël (AFP)
Des soldats de l'armée israélienne marchent dans une position le long de la frontière sud d'Israël (AFP)
Short Url
  • « Suite aux sirènes qui ont retenti il y a peu dans plusieurs régions d'Israël, un missile lancé depuis le Yémen a été intercepté par l'IAF
  • Plus tard dans la journée, les rebelles houthis du Yémen ont annoncé le lancement d'un « missile balistique », de facture iranienne, vers l'aéroport Ben Gourion, a déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree.

JERUSALEM : L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile tiré depuis le Yémen après avoir déclenché des sirènes d'alerte aérienne dans plusieurs régions du pays, les Houthis déclarant de leur côté avoir visé l'aéroport Ben Gourion, proche de Tel-Aviv.

« Suite aux sirènes qui ont retenti il y a peu dans plusieurs régions d'Israël, un missile lancé depuis le Yémen a été intercepté par l'IAF (armée de l'air israélienne, NDLR) avant de pénétrer en territoire israélien », a indiqué l'armée dans un communiqué.

Plus tard dans la journée, les rebelles houthis du Yémen ont annoncé le lancement d'un « missile balistique », de facture iranienne, vers l'aéroport Ben Gourion, a déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree.

Rapidement après le début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran et affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens, ont mené des dizaines d'attaques de missiles contre Israël et, en mer Rouge, zone essentielle pour le commerce mondial  contre des navires auxquels ils reprochent divers liens avec Israël.

Ces attaques avaient cessé avec la trêve entrée en vigueur le 19 janvier, mais les Houthis, qui ont revendiqué la reprise de leurs tirs sur Israël, ont promis de les intensifier tant que ce pays continuerait ses frappes sur Gaza.

Les rebelles avaient suspendu leur campagne pendant la trêve de plusieurs semaines à Gaza, qui a pris fin le 18 mars lorsque Israël a repris ses bombardements sur le territoire palestinien.


L'Arabie saoudite salue la formation du nouveau gouvernement syrien

Le président intérimaire de la Syrie, Ahmed al-Sharaa, a annoncé la formation d'un nouveau gouvernement le 29 mars en fin de journée, réaffirmant son engagement à « construire un État fort et stable ». (AFP)
Le président intérimaire de la Syrie, Ahmed al-Sharaa, a annoncé la formation d'un nouveau gouvernement le 29 mars en fin de journée, réaffirmant son engagement à « construire un État fort et stable ». (AFP)
Short Url
  • Le président syrien Ahmed Al-Sharaa a annoncé samedi la formation d'un gouvernement de transition, nommant 23 ministres.


RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères s'est félicité de l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement syrien, exprimant l'espoir qu'il répondra aux aspirations du peuple syrien , selon l'agence de presse saoudienne.

Dans un communiqué, le ministère a souligné l'engagement du Royaume à coopérer avec le nouveau gouvernement syrien, à renforcer les liens historiques et fraternels entre les deux nations, et à améliorer les relations dans tous les secteurs.

Le ministère a également adressé ses meilleurs vœux au gouvernement syrien pour qu'il parvienne à la sécurité, à la stabilité et à la prospérité de la Syrie.

Le président syrien Ahmed Al-Sharaa a annoncé samedi la formation d'un gouvernement de transition, nommant 23 ministres dans un cabinet élargi considéré comme une étape clé dans la transition après des décennies de règne de la famille Assad et dans l'amélioration des relations de la Syrie avec l'Occident.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com