Première femme déclarée guérie du VIH après une greffe de cellules souches

Cette image au microscope électronique fournie par les Instituts américains de la santé montre qu'une cellule T humaine (bleue) est attaquée par le VIH (jaune), le virus qui cause le sida. (AP).
Cette image au microscope électronique fournie par les Instituts américains de la santé montre qu'une cellule T humaine (bleue) est attaquée par le VIH (jaune), le virus qui cause le sida. (AP).
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Publié le Mercredi 16 février 2022

Première femme déclarée guérie du VIH après une greffe de cellules souches

  • «Cela constitue, jusqu’à présent, le troisième rapport d'une guérison dans ce contexte, et le premier chez une femme vivant avec le VIH»
  • L'étude suggère qu'un élément important de ce succès est la transplantation de cellules résistantes au VIH

CHICAGO: Une patiente américaine atteinte de leucémie est devenue la première femme et la troisième personne à ce jour à être guérie du VIH après avoir reçu une greffe de cellules souches provenant d’un donneur naturellement résistant au virus qui cause le sida, ont rapporté mardi des chercheurs.

Le cas d'une femme métisse de 64 ans, présenté à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes, à Denver, est également le premier impliquant du sang de cordon ombilical, une approche plus récente qui pourrait rendre le traitement accessible à davantage de personnes.

Depuis qu'elle a reçu le sang d’un cordon ombilical pour traiter sa leucémie myéloïde aiguë – un cancer qui prend naissance dans les cellules hématopoïétiques de la moelle osseuse – cette femme est en rémission et exempte du virus depuis quatorze mois, sans avoir besoin de puissants traitements contre le VIH (thérapie antirétrovirale).

Les deux cas précédents concernaient des hommes – un homme blanc et un homme hispanique – qui avaient reçu des cellules souches adultes, plus fréquemment utilisées dans les greffes de moelle osseuse.

«Cela constitue, jusqu’à présent, le troisième rapport d'un remède dans ce contexte, et le premier chez une femme vivant avec le VIH», déclare Sharon Lewin, présidente de la Société internationale du sida, dans un communiqué.

Ce cas fait partie d'une étude plus vaste soutenue par les États-Unis et menée par le Dr Yvonne Bryson de l'université de Californie à Los Angeles (Ucla) et le Dr Deborah Persaud de l'université Johns Hopkins à Baltimore. Elle a pour objectif de suivre vingt-cinq personnes vivant avec le VIH qui subissent une greffe de cellules souches prélevées dans le sang du cordon ombilical pour le traitement du cancer et d'autres maladies graves.

Les patients participant à cette expérience subissent d'abord une chimiothérapie pour tuer les cellules immunitaires cancéreuses. Les médecins greffent ensuite des cellules souches d'individus porteurs d'une mutation génétique spécifique faisant qu’ils manquent des récepteurs utilisés par le virus pour infecter les cellules.

Les scientifiques pensent que ces individus développent alors un système immunitaire résistant au VIH.

Selon Sharon Lewin, les greffes de moelle osseuse ne constituent pas une stratégie viable pour guérir la plupart des personnes vivant avec le VIH. Mais le rapport «confirme qu'un remède contre le VIH est possible et il conforte encore l'utilisation de la thérapie génique comme stratégie viable pour guérir du VIH», indique-t-elle.

L'étude suggère qu'un élément important de ce succès est la transplantation de cellules résistantes au VIH. Auparavant, les scientifiques pensaient qu'un effet secondaire courant de la greffe de cellules souches appelé «maladie du greffon contre l'hôte», dans laquelle le système immunitaire du donneur attaque le système immunitaire du receveur, jouait un rôle dans une éventuelle guérison.

«Pris ensemble, ces trois cas de guérison après une greffe de cellules souches permettent d'identifier les différents composants de la greffe qui ont été absolument essentiels à la guérison», souligne Mme Lewin.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.