Devant le siège de Carrefour, des producteurs d'œufs réclament une « revalorisation des prix »

Une photo montre des œufs jetés sur le logo de l'entreprise au siège du détaillant français Carrefour lors d'une manifestation de producteurs d'œufs pour exiger une augmentation du prix de leur produit, à Massy, ​​au sud de Paris, le 11 février 2022.(AFP)
Une photo montre des œufs jetés sur le logo de l'entreprise au siège du détaillant français Carrefour lors d'une manifestation de producteurs d'œufs pour exiger une augmentation du prix de leur produit, à Massy, ​​au sud de Paris, le 11 février 2022.(AFP)
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Publié le Vendredi 11 février 2022

Devant le siège de Carrefour, des producteurs d'œufs réclament une « revalorisation des prix »

  • Peu avant 11H00, des centaines d’œufs ont été lancés sur les vitres du bâtiment par ces producteurs, venus majoritairement de l'Ouest de la France
  • Les producteurs demandent une revalorisation de deux centimes d'euros par œuf et cinq centimes pour le bio

MASSY, France : Une centaine de producteurs d’œufs ont manifesté vendredi matin devant le siège de Carrefour à Massy (Essonne) pour demander à la grande distribution "une revalorisation des prix" et une "prise en compte des coûts de production" en hausse, a constaté une journaliste de l'AFP.

Peu avant 11H00, des centaines d’œufs ont été lancés sur les vitres du bâtiment par ces producteurs, venus majoritairement de l'Ouest de la France.

Comme Romain et Thomas, producteurs dans une exploitation familiale à Somloire, dans le Maine-et-Loire. "On est venu réclamer à Carrefour une revalorisation du prix, on connaît une baisse des revenus depuis qu'on a commencé en 2010", expliquent les deux frères, qui ont notamment 80.000 poules pondeuses et produisent 550.000 œufs par semaine.

Selon les syndicats de la filière, les producteurs d’œufs sont confrontés à une "forte augmentation" des coûts de production causée notamment par "la hausse continue du prix des matières premières composant l'alimentation des poules pondeuses".

"Il y a une hausse (du prix) des matières premières depuis l'été dernier, sans compter les coûts de production de l'énergie", lance également Emmanuel, à la tête d'un élevage de 42.000 poules pondeuses dont 12.000 bios, dans les Deux-Sèvres.

Les producteurs demandent une revalorisation de deux centimes d'euros par œuf et cinq centimes pour le bio.

Ils dénoncent également "le non-respect total de la loi Egalim 2" par les distributeurs, expliquent la CFA, l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB) et la FRSEA Bretagne.

Et ils estiment que Carrefour est l’enseigne la plus réticente à intégrer ces hausses de charges, raison pour laquelle elle a été prise pour cible vendredi.

« Vital de rehausser les prix »

Carrefour a reçu vendredi une délégation de ces producteurs lors d'une réunion au "climat très cordial", selon le groupe. Le distributeur dit s'être "engagé sur une revalorisation de prix et sur l'indexation automatique trimestrielle de l'indice Itavi", reconnu par la filière et qui mesure le coût des matières premières nécessaires pour alimenter les volailles.

Nuance toutefois, les producteurs veulent prendre pour base de référence l'indice Itavi d'août 2020, quand le prix des matières premières a commencé à grimper, mais les représentants de Carrefour "ne nous disent pas quelle date est prise en compte pour mesurer l'augmentation", ont déclaré les producteurs à l'issue de la réunion.

En tout cas, la loi Egalim 2 "est appliquée strictement" par Carrefour, a affirmé le groupe à l'AFP.

Cette loi, adoptée en urgence par le gouvernement fin 2021, est censée notamment écarter du jeu des négociations entre grande distribution et industriels, la part revenant aux agriculteurs.

Depuis plusieurs semaines, les négociations commerciales sont très tendues entre l'agroalimentaire et les supermarchés. De grands groupes comme Danone, Fleury Michon ou McCain, des PME, tous sont en train de négocier avec les centrales d'achats des supermarchés les prix auxquels leur production sera achetée. La date butoir de ces négociations est le 1er mars.

"C'est vital de rehausser les prix car sans cette revalorisation, on ne pourra pas passer l'année 2022", estime Frédéric Chartier, président de la section œufs de l'UGPVB et producteur dans les Côtes-d'Armor. 


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.