Pour Qassim en Arabie saoudite les truffes blanches sont une aubaine économique

Le gouverneur de Qassim, le prince Faisal ben Mishaal, s’est dit fier de la diversité des festivals, affirmant que celui de la truffe répondait au désir des agriculteurs et d'autres car elle est cultivée de façon saisonnière. (SPA)
Le gouverneur de Qassim, le prince Faisal ben Mishaal, s’est dit fier de la diversité des festivals, affirmant que celui de la truffe répondait au désir des agriculteurs et d'autres car elle est cultivée de façon saisonnière. (SPA)
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Publié le Lundi 31 janvier 2022

Pour Qassim en Arabie saoudite les truffes blanches sont une aubaine économique

Le gouverneur de Qassim, le prince Faisal ben Mishaal, s’est dit fier de la diversité des festivals, affirmant que celui de la truffe répondait au désir des agriculteurs et d'autres car elle est cultivée de façon saisonnière. (SPA)
  • L'Arabie saoudite est célèbre pour ses truffes blanches cultivées dans le vaste désert de la région centrale du pays
  • Le bureau de l'administration municipale de Shari, à Qassim, a organisé un festival de la truffe de cinq jours du 25 au 30 janvier

DJEDDAH : Les truffes évoquent le luxe et la dépense. Rares et savoureuses, on les trouve dans les plats des restaurants gastronomiques, dans les magasins d'alimentation spécialisés ou nichées dans un coin du rayon produits exotiques de certains supermarchés. 

Les truffes sont présentées comme l'un des aliments les plus chers car elles sont saisonnières, se trouvent sous terre dans des régions éloignées pendant la saison hivernale humide et sont difficiles à cultiver car elles poussent naturellement sans aucun processus agricole. 

L'Arabie saoudite est célèbre pour ses truffes blanches cultivées dans le vaste désert de la région centrale du pays, en particulier à Qassim, à environ 400 km au nord-ouest de Riyad. 

EN BREF

Les truffes sont présentées comme l'un des aliments les plus chers car elles sont saisonnières, se trouvent sous terre dans des régions éloignées pendant la saison hivernale humide et sont difficiles à cultiver car elles poussent naturellement sans aucun processus agricole. 

Chaque année, pendant la saison hivernale, les chasseurs, collectionneurs et agriculteurs saoudiens de truffes de tout le pays affluent vers les déserts ou leurs fermes pour déterrer les grosses truffes blanches, connues localement sous le nom de zbaidi, pour les montrer, les cuisiner ou les vendre aux enchères locales.  

Chaque zbaidi pèse entre 10 et 400 grammes. Elle a une surface lisse ou poussiéreuse à mesure qu'elle pousse dans la boue et une consistance molle qui se brise facilement. C'est le type de truffe le plus populaire et le plus demandé en Arabie saoudite et dans la région élargie du Conseil de coopération du Golfe. 

Le bureau de l'administration municipale de Shari, à Qassim, a organisé un festival de la truffe de cinq jours du 25 au 30 janvier. 

L'objectif du festival était de rassembler les agriculteurs locaux et les ramasseurs de truffes sous un même toit pour promouvoir le lieu en tant que destination touristique et développer l'industrie de la truffe pour des opportunités économiques. 

12 stands de truffes et une zone de vente aux enchères pour les truffes cultivées dans plus de 15 fermes participantes, en plus d'autres produits qassimi tels que les dattes et le miel étaient proposés. 

Le gouverneur de Qassim, le prince Faisal bin Mishaal ben Saud bin Abdulaziz, a déclaré lors de sa visite sur place que la diversité des festivals et des produits agricoles était devenue une caractéristique de la région. 

« De tels festivals font la promotion de la région en tant que destination économique (à visiter) de toutes les régions du Royaume », a-t-il déclaré, selon un rapport de l'agence de presse saoudienne. 

Il s’est dit fier par ailleurs de la diversité des fêtes et des produits agricoles de la région, affirmant que la Fête de la truffe répondait au désir des agriculteurs et des personnes intéressées par ce produit car elle est cultivée de façon saisonnière. 

Qassim possède 25 fermes pour cultiver des truffes, chacune avec une moyenne de 1 000 hectares, et le produit vaut jusqu'à 50 millions de RS (12 millions d’euros), ce qui en fait une opportunité commerciale attrayante pour les investisseurs. 

Cette saison a été providentielle pour les agriculteurs, les prix de la truffe atteignant plus de 1 000 RS le kilo. Youssif Al-Mutlag, le propriétaire des plus grandes truffières du Royaume situées à Qassim, se décrit comme un grand fan, chasseur et collectionneur de truffes. Sa passion pour les truffes l'a conduit à devenir le premier, le meilleur et le plus grand propriétaire de truffières en Arabie saoudite et dans le CCG. 

Sa ferme est ouverte à tous en semaine en journée. Les visiteurs peuvent accéder à la ferme dans leur voiture en payant 266,50 $ (par véhicule) pour profiter de la météo, camper et récolter des truffes. 

« Ma ferme est ouverte aux visiteurs du Royaume et du monde entier pour profiter de la récolte de truffes, autant que possible », a-t-il déclaré à Arab News. « La chasse aux truffes est une activité amusante où il faut faire une longue marche sur un terrain spacieux, ce qui est vraiment bon pour le corps. C'est un sport, une tradition et une activité joyeuse. Tout ce dont vous avez besoin est de la patience, un bon œil pour (la) plante Raqrouq, un tournevis pour la sortir de la terre, et vous êtes prêt à partir. 

Il a également parlé des avantages pour la santé et de la valeur nutritionnelle des truffes. 

« Les anciens Arabes comptaient sur les truffes comme une excellente source de protéines, de graisses et de minéraux, et comme substitut de la viande. Ainsi, avec la saison des truffes, les prix de la viande descendaient plus bas que jamais. 

Les Saoudiens aiment les truffes zbaidi fraîches car ils les utilisent dans de nombreuses recettes hivernales traditionnelles. 

Les truffes appartiennent à la famille des champignons appelés Terfeziaceae et elles apparaissent après les pluies en hiver dans certaines régions. Elles ont des formes sphériques et des tons différents tels que brun clair ou foncé, noirâtre ou blanc. 

Al-Mutlag a déclaré : « La truffe pousse symétriquement avec la plante Raqrouq, son nom scientifique est Helianthemum Kahiricum à cause de ses racines. Il existe de nombreux types de truffes, y compris le khalasi qui a une couleur rouge foncé et une croûte dure, et l'autre genre est le zbaidi en blanc, qui a une odeur, un goût, une taille et une forme distinctifs. 

Il existe également un type rare de truffe, le jabba, qui a une couleur noire distinctive et est la truffe la plus chère car elle est séchée et utilisée dans les plats des restaurants gastronomiques. 

« Ces types sont déterminés par la terre et le sol, mais ils poussent plus probablement sur des terres pierreuses non cultivées », a-t-il déclaré, ajoutant qu'investir dans la culture de la truffe est avantageux. « L'industrie de la truffe est un commerce prospère car le taux de revenu peut atteindre 200%. » 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".